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1 avr. 2009

La polémique continue : "Our body, à corps ouvert" devant le tribunal de grande instance de Paris

Les associations, Ensemble contre la peine de mort (ECPM) et Solidarité Chine ont assigné l'organisateur de l'exposition "Our body, à corps ouvert" devant le tribunal de grande instance de Paris (cf. Synthèse de presse du 30/03/09) au motif que les cadavres pourraient être des prisonniers ou des condamnés à mort chinois. Ils estiment par ailleurs qu'une telle exposition va à l'encontre de l'article 16 du code civil qui "interdit toute atteinte à la dignité de la personne". Pour l'avocat des plaignants, Me Richard Sédillot, "l'exposition enfreint aussi le code de santé publique, qui précise que les corps et organes ne peuvent être utilisés qu'à des fins scientifique ou thérapeutique. Or dans le cas présent, ils sont détournés à des fins commerciales, puisque l'entrée du lieu est payante. Or cette visée-là n'est pas compatible avec le respect de la dignité humaine".

L'avocat de la partie adverse riposte que l'entrée n'a pas pour but d'enrichir quelqu'un mais n'est là que pour payer le loyer. Par ailleurs, il affirme qu'"il y a un intérêt pédagogique , et donc scientifique, à montrer l'anatomie humaine de manière aussi charnelle et aussi réaliste".

De son côté, le Comité nationale consultatif d'éthique (CCNE) a rendu l'année dernière un avis condamnant catégoriquement la tenue de cette exposition. Il estime que "le non-dit majeur" de l'exposition (était) "la prime au voyeurisme sous couvert de science". Il ajoutait que l'exposition introduisait "un regard techniciste" sur des corps "volontairement désingularisés" suivant "une approche qui n'est pas sans rappeler le traitement des cadavres dans les camps d'extermination lors de la dernière guerre".

13 janv. 2009

Diagnostic prénatal: naissance d'un bébé indemne du gène du cancer du sein

Le site Gènéthique rapporte la naissance en Angleterre du premier enfant sélectionné suite à un dépistage prénatal pour éviter la transmission du gène porteur du cancer du sein: "L'embryon a été sélectionné parmi d'autres parce qu'il était indemne du gène BRCA1. Les autres embryons porteurs de ce gène de prédisposition seront détruits. Les femmes porteuses de ce gène ont 80% "de chances" de développer un cancer du sein.
Pour beaucoup, comme Josephine Quintavalle, du groupe "Comment on reproductives Ethics", "on est allé trop loin". Elle espère que dans les 20 prochaines années, on aura éradiqué le cancer du sein et non pas les personnes porteuses du gène de prédisposition. Elle craint enfin que le dépistage soit de plus en plus utilisé pour des raisons de moins en moins importantes"
À cette occasion, Le Salon Beige rappelle les dérives eugéniques du diagnostic prénatal: "Ce diagnostic conduit purement et simplement à revendiquer le droit à l'enfant parfait. Pourtant, faire valoir un tel "droit" ne peut être qu'une "régression", parce qu'il n'y a pas de rapport entre la forme d'un enfant et sa richesse".
[Didier Sicard, président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE)]cite la trisomie 21, dépistée pour quasiment 100% des grossesses. S'il est normal de ne pas souhaiter la naissance d'un enfant trisomique, il y a bien une différence, et de taille, entre "ne pas souhaiter et accepter". L'acharnement que l'on montre à dépister ces enfants signifie qu'ils "doivent être éradiqués de l'humanité et qu'ils "n'ont pas le droit à la vie". Cette conviction est d'autant plus perverse que, non seulement les parents qui souhaitent garder leur enfant trisomique sont "considérés comme des asociaux", mais aussi que tout enfant rescapé est "assimilé à une faute médicale".

1 juil. 2008

Une pétition contre la gestation pour autrui

"Après la présentation, mercredi, du rapport du Sénat sur la "gestation pour autrui", favorable à une légalisation de cette pratique (cf. Synthèse de presse du 26/06/08) et les déclarations de Nadine Morano (voir photo), secrétaire d'état à la Famille (cf. Synthèse de presse du 27/06/08), Christine Boutin a réagi. Elle a annoncé le lancement d'une pétition "afin d'alerter l'opinion sur les conséquences d'une légalisation des mères porteuses".
Vendredi, Nadine Morano déclarait que la gestation pour autrui était "un acte d'amour". "Je le ferais pour ma fille, si elle avait une malformation", avait-elle affirmé. Christine Boutin s'est dit "stupéfaite" de tels propos. "Je ne peux imaginer que Mme Morano n'ait pas envisagé les conséquences familiales, psychologiques et éthiques de son acceptation du principe de pouvoir être la mère de ses propres petits-enfants".Au sein de l'UMP, d'autres membres ont pris leur distance avec Nadine Morano. Olivier Jardé, député du nouveau centre s'est dit "réticent" sur la proposition du groupe de travail du Sénat. Jean-Marc Nesme, député UMP de Saône et Loire s'est inquiété des "déclarations intempestives" de Nadine Morano et a appelé le premier ministre à donner la position du gouvernement.
Les avis du Comité consultatif national d'éthique, de l'Académie de médecine et du Conseil d'Etat sont encore attendus."
Lu sur Gène Ethique