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31 mars 2009

Italie : fallait-il qu'Eluana Englaro meurt pour que l'euthanasie soit légiférée ??


Un mois et demi après la mort d'Eluana Englaro, l'Italie a commencé à légiférer sur l'euthanasie. Jeudi dernier, le Sénat a adopté une loi interdisant aux malades en fin de vie de demander l'arrêt de leur alimentation. Le texte interdit aux malades de demander dans un "testament biologique" que leurs médecins arrêtent leur alimentation et leur hydratation quand ils seront en fin de vie.
Les médecins qui violeraient cette disposition encourraient des peines allant de cinq à quinze ans de prison.
Le texte doit maintenant être examiné par la Chambre des députés.

Lu sur Gènéthique

2 mars 2009

Le père d'Eluana visé par une enquête pour homicide involontaire

Une association baptisée «Comité vérité et vie» a porté plainte contre le père de cette Italienne décédée après 17 ans passés dans le coma. Treize autres personnes sont concernées.
[...]
Le parquet d'Udine, la ville où elle est morte, n'avait d'autre choix que d'ouvrir une telle enquête après la plainte du «Comité vérité et vie», une association qui se présente comme «non-confessionnelle» tout en défendant les thèses du Vatican. En Italie, «le dépôt de plainte entraîne en effet obligatoirement l'action pénale», a expliqué l'avocat de la famille d'Eluana, Vittorio Angiolini. «L'ouverture de cette enquête ne signifie nullement la mise en cause des personnes visées. Elle pourrait tout à fait se terminer par un non-lieu», a-t-il ajouté.
Parmi les treize personnes concernées par cette enquête, le père d'Eluana, Beppino Englaro, est le principal visé. Mais à en croire son avocat, il n'est «pas inquiet» par cette procédure.
Plus de détails sur Le Figaro

10 févr. 2009

Mort d'Eluana Englaro : une fin tragique, l'euthanasie d'une innocente


Eluana Englaro, la jeune femme italienne en coma végétatif depuis 17 ans, est décédée lundi soir, peu après vingt heures. C'est ce qu'a annoncé le ministre de la Santé Maurizio Sacconi aux sénateurs italiens justement réunis pour examiner un projet de loi destiné à empêcher l'arrêt de son alimentation, autorisé par la justice. Car sa famille, après des années d'un long combat, avait finalement réussi à obtenir le droit de cesser de l'alimenter, par un arrêt définitif de la Cour de cassation le 13 novembre 2008. Vendredi dernier, Eluana Englaro était entrée dans une clinique privée qui avait acceptée de ne plus l'alimenter, au grand dam d'une partie de l'opinion publique et du Vatican. Les médecins estimaient alors qu'elle ne pourrait tenir qu'«entre 12 à 14 jours». Elle est finalement partie au bout d'un peu plus de trois jours. Les sénateurs ont observé une minute de silence en sa mémoire.
Depuis des mois, le cas d'Eluana divisait le pays. La jeune femme se trouvait dans un état végétatif irréversible suite à un accident de voiture, survenu en janvier 1992 alors qu'elle avait vingt ans. Son entourage, et plus particulièrement son père, luttait depuis dix ans pour qu'elle soit débranchée. Et même si la famille avait finit par obtenir gain de cause en novembre dernier, le ministre de la Santé italien avait adressé en décembre une mise en garde aux établissements qui accepteraient d'accueillir Eluana et promulgué une ordonnance interdisant aux hôpitaux publics de suspendre les soins.
Car pour Maurizio Sacconi, «Eluana n'est pas en état de mort cérébrale ni soumise à un acharnement thérapeutique, elle est seulement alimentée et hydratée par une sonde, condition dans laquelle se trouvent de nombreux handicapés». Malgré les pressions gouvernementales et religieuses, la clinique d'Udine, située au nord-est de l'Italie, avait accepté d'accueillir la jeune femme. Le cardinal Javier Lozano Barragon, président du conseil pontifical pour les opérateurs sanitaires du Vatican, avait alors parlé d'un «abominable assassinat», alors que le pape Benoît XVI évoquait un «acte indigne de l'homme». Lundi, le Vatican a toutefois réagi à l'annonce de la mort d'Eluana en expliquant que «Dieu» pardonne aux responsables de sa mort.

4 févr. 2009

Eluana Englaro bientôt privée d'alimentation

D'une affaire bien délicate, voici un article très explicite de la synthèse de presse de Généthique :
"Eluana Englaro, cette jeune italienne de 38 ans plongée dans le coma à la suite d'un accident de voiture il y a 17 ans, a été transférée, mardi matin, dans une clinique privée d'Udine, dans le nord du pays. Cet établissement s'est déclaré prêt à accueillir la jeune femme et une équipe médicale s'est constituée pour accéder, dans un délai de quelques jours, à la demande du père de la jeune femme de la "débrancher".
Ces derniers mois, la jeune fille s'est retrouvée au cœur d'un débat politique et judiciaire. Le 13 novembre dernier, la famille obtenait définitivement gain de cause auprès de la cour de Cassation (cf. Synthèse de presse du 14/11/08). Malgré cette décision de justice, le ministre des Affaires sociales, Maurizio Sacconi, avait adressé en décembre une mise en garde aux établissements qui accepteraient d'accueillir Eluana pour la débrancher et promulgué une ordonnance interdisant aux hôpitaux publics de suspendre les soins (cf. Synthèse de presse du 18/12/08).
L'Eglise, le Vatican et le gouvernement ont tout tenté pour sauver Eluana d'une mort certaine. Maurizio Sacconi, rappelle qu'"Eluana n'est pas en état de mort cérébral ni soumise à un acharnement thérapeutique, elle est seulement alimentée et hydratée par une sonde, condition dans laquelle se trouvent de nombreux handicapés". Le cardinal Lozano Barragan, président du Conseil pontifical pour les affaires sanitaires, a lancé un appel pour que soit arrêté "cet abominable assassinat".
De son côté, le président de l'Ordre des médecins de Milan a rappelé qu'une telle décision de justice autorisant le débranchement d'Eluana représentait une lourde interférence dans le code déontologique des médecins et qui va bien au delà de ses pouvoirs.
Le protocole mis en place par la clinique prévoit maintenant de réduire de moitié l'alimentation le deuxième jour et de la suspendre le quatrième. Des antiépileptiques et des antidouleurs lui seront administrés par voie musculaire. La mort devrait intervenir dans un délai de 15 à 20 jours."

1 févr. 2009

Italie : journée pour la vie

Lu sur le Salon Beige
Le premier dimanche de février est traditionnellement la Journée pour la Vie, en Italie. Cette 31ème Journée est l'occasion pour le Pape de rappeler la réalité sacrée de la vie, depuis sa conception jusqu'à son terme naturel. Une Messe a été célébrée ce matin au coeur de Rome. A l'issue s'est formé un cortège pour se rendre jusqu'à la Place Saint Pierre, prier l'Angelus avec le Pape. Les Evêques ont adressé un message aux catholiques sur le thème : "La force de la vie, à travers la souffrance". Le Pape a rappelé avec force au cours de l'Angelus, que "l'euthanasie n'est pas digne de l'homme".
Benoît XVI a souligné dimanche que :
"L'euthanasie est une fausse solution au drame de la souffrance, une solution indigne de l'homme. La vraie réponse ne peut pas être en effet de donner la mort, aussi douce qu'elle soit, mais de témoigner de l'amour afin d'aider à affronter la douleur et l'agonie. Jésus a souffert et il est mort sur la croix par amour. De cette façon, il a donné sens à notre souffrance, un sens que beaucoup d'hommes et de femmes (...) ont compris, en vivant dans une sérénité profonde (...) de dures épreuves physiques et morales".
Cette semaine, l'affaire Eluana a rebondit.

23 déc. 2008

Italie : Eluana Englaro sauvée de l'euthanasie

Sur le Salon Beige : ...la vie d'Eluana a été sauvée la semaine dernière par le ministre italien de la Santé, M. Maurizio Sacconi qui a déclaré le 17 décembre que "l'interruption" de l'hydratation et de l'alimentation des personnes qui se trouvent en état végétatif persistant serait "contre la loi"...

Quel monde de fous ! Voilà maintenant que l'on n'a plus le droit d'affamer quelqu'un tranquillement ! Souvenez vous...

Le récit de cette victoire de la vie chez nos confrères du Salon Beige.