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4 juin 2009

Madrid : Une majorité d'Espagnols est opposée à l'avortement libre pour les mineures

Une majorité d'Espagnols est opposée au droit à l'avortement sans consentement parental dès l'âge de 16 ans tel que voulu par le gouvernement, selon trois sondages publiés lundi.

Selon un sondage réalisé pour le journal El Pais auprès de 1.000 personnes par Metroscopia les 27 et 28 mai, 64% des Espagnols y sont apposés. Ils sont 56% parmi les votants socialistes.

Selon un autre sondage effectué auprès de 1.040 personnes du 25 au 28 mai réalisé par l'institut DYM et publié dans ABC, 57% des Espagnols sont soit totalement ou relativement en désaccord avec ce projet.

Selon un troisième sondage réalisé auprès de 1.000 personnes par Noxa entre les 25 et 28 mai et publié dans le journal catalan La Vanguardia, 71% des sondés sont plutôt en désaccord avec ce projet.

L'avortement sans consentement parental entre 16 et 18 ans est une des dispositions les plus controversées du projet du gouvernement socialiste de réforme de la loi sur l'avortement.

Le chef du gouvernement socialiste José Luis Rodriguez Zapatero est récemment monté au créneau pour la défendre en affirmant qu'il ne fallait pas "intervenir dans la décision libre et intime d'une femme".

"Nous parlerons de tout cela" lors du parcours parlementaire du projet de loi, a commenté lundi la ministre de la Défense Carme Chacon sur la radio Cadena Ser. "Le but est d'éviter que des parents obligent leur fille de 17 ans, de 16 ans à rester enceinte alors qu'elle ne le souhaite pas (...), et malheureusement cela arrive. Mais dans tous les cas, ce sera bon d'en débattre", a ajouté la ministre.

Le gouvernement espagnol souhaite libéraliser totalement l'avortement jusqu'à la 14e semaine de grossesse, à la colère des milieux conservateurs et catholiques. Le Parti Populaire (PP, droite), a annoncé vendredi son intention de présenter un recours devant le Tribunal constitutionnel.

L'avant-projet de loi doit être étudié par les hautes instances judiciaires avant d'être formellement approuvé par le gouvernement et envoyé au Parlement.

Actuellement, l'avortement n'est autorisé en Espagne qu'en cas de viol dans un délai maximum de 12 semaines de grossesse, de malformations du foetus (22 semaines) ou en cas de "danger pour la santé physique ou psychique de la mère" (sans limitation de temps).

L'écrasante majorité des interruptions volontaires de grossesse sont pratiquées pour "risque psychologique" pour la mère, ce qui peut paradoxalement donner lieu à des avortements très tardifs, à plus de six mois de grossesse.

Selon le sondage publié dans ABC, 61% des Espagnols pensent que cette réforme est au moins un peu souhaitée par la population. Selon le sondage de La Vanguardia 47% sont plutôt d'accord avec la réforme et 46% un peu en désaccord.

Lu sur La Croix

15 mai 2009

L'Espagne va ouvrir l'autoroute de la mort

Lu sur le Salon Beige

Le gouvernement espagnol a présenté aujourd'hui en Conseil des ministres son projet de libéralisation de l'avortement. Il paraît que cette loi rapprochera l'Espagne de l'Europe, selon Mme Aido, ministre de l'Egalité (sic). Le projet prévoit de rendre l'avortement totalement libre jusqu'à la 14e semaine de grossesse et sous conditions jusqu'à la 22e semaine (risques pour la santé de la mère, malformation du foetus).
Et comme l'avortement appelle l'eugénisme, les femmes pourront aussi avorter si des anomalies sont détectées sur le foetus après la 22e semaine. Effectivement : bienvenue en Europe, le continent qui tue ses enfants.
Le texte va être étudié par les hautes instances du pouvoir judiciaire avant d'être approuvé formellement en Conseil des ministres puis renvoyé au Parlement.

31 mars 2009

Espagne : 100.000 manifestants anti-IVG attendues dans les rues

Une "première grande" manifestation contre un projet du gouvernement espagnol d'autoriser pleinement l'avortement sera organisée dimanche, a-t-on appris mercredi auprès des organisateurs qui espèrent la venue d'au moins 100.000 participants.
"Nous attendons plus de 100.000 personnes, avec un objectif situé entre 150.000 et 200.000 personnes" a indiqué Victor Gago, porte-parole d'HazteOir ("Fais-toi entendre"), l'association organisatrice qui insiste sur son caractère laïque, bien que proche des idées de l'Eglise catholique.
La manifestation avec distribution de casquettes et tee-shirts, se déroulera dimanche à la mi-journée dans le centre de Madrid. Le coût de son organisation, de 100.000 euros, a été assuré par des dons privés, selon M. Gago.
L'organisation demande la suppression d'un projet du gouvernement socialiste pour instaurer l'interruption volontaire de grossesse (IVG) que l'association qualifie "d'aberration morale".
Actuellement, l'avortement n'est autorisé en Espagne qu'en cas de viol dans un délais maximum de 12 semaines de grossesse, de malformations du foetus (22 semaines) ou en cas de "danger pour la santé physique ou psychique de la mère" (sans limitation de temps).
Ce projet a suscité la réaction négative des milieux catholiques avec la mise en place d'une campagne publicitaire choc des évêques espagnols suggérant que les animaux en voie de disparition comme les lynx sont mieux protégés que les embryons humains (image ci-dessus).
Les patronages qui organisent les imposantes processions de la Semaine sainte en Espagne (début avril), ont un temps envisagé de signaler leur opposition au projet.
Mais l'idée de faire porter aux pénitents en costumes et porteurs de statues et reliques, des rubans blancs de protestation durant ces défilés très touristiques, a été au final abandonnée.

6 mars 2009

Espagne : risque de dépénalisation de l'IVG à 14 semaines

Un collège d'experts sur l'avortement désigné par le gouvernement espagnol a recommandé jeudi d'autoriser l'interruption volontaire de grossesse (IVG) à la demande de la femme jusqu'à la 14e semaine, dans le cadre d'un projet de réforme de la loi qui devrait être présenté avant l'été.
La législation espagnole actuelle, révisée en 1985, n'autorise l'avortement qu'en cas de grossesse consécutive à un viol, jusqu'à la 12e semaine, de malformation fétale, jusqu'à la 22e semaine, ou de risque physique ou psychique pour la femme, jusqu'à la fin.
Les experts proposent de légaliser l'IVG sans obligation de justification médicale jusqu'à 14 semaines, et jusqu'à 22 si un médecin attteste d'un risque sérieux pour la santé de la femme ou d'une malformation du foetus. Au-delà de la 22e semaine, les médecins devront certifier que le foetus présente une malformation qu'ils jugent incompatible avec la vie. AP
Lu sur Challenge

1 févr. 2009

2009 : année "pour la vie" pour le clergé espagnol

La Conférence épiscopale espagnole (CEE) a déclaré 2009 "Année de prière pour la vie" sur le thème "Béni soit le fruit de tes entrailles", expression tirée du Je vous salue Marie, une des prières catholiques les plus importantes.. Cette initiative sera lancée dans tous les diocèses d'Espagne à partir du 2 février prochain, annonce l'Agence vaticane Fides.Selon Mgr Juan Antonio Reig Pla, évêque de Carthagène et président de la sous-commission épiscopale pour la famille et la défense de la vie, à l'origine du projet, cette initiative est « urgente dans le contexte des nouvelles lois qui veulent encourager l'avortement et l'euthanasie en Espagne ». En effet, un débat sur l'avortement secoue actuellement la péninsule ibérique, alors que la sous-commission parlementaire espagnole sur l'avortement a été chargée d'étudier une nouvelle loi prévoyant la possibilité d'élargir le recours à l'avortement.