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21 mars 2009

Angola : le Saint Père n'encourage pas l'avortement thérapeutique

Le Pape Benoît XVI s'est déplacé en Angola et a abordé un autre sujet d'éthique sensible : l'avortement thérapeutique.
"Je dois également mentionner un autre grave sujet de préoccupation : les politiques de ceux qui, dans l'illusion de faire progresser l'édifice social, en menacent les fondements mêmes", a-t-il déclaré à la fin d'un discours au siège de la présidence angolaise. "Combien est amère l'ironie de ceux qui promeuvent l'avortement au rang des soins de la santé des 'mamans' ! Combien est déconcertante la thèse de ceux qui prétendent que la suppression de la vie serait une question de santé reproductive", a-t-il poursuivi, en faisant spécifiquement référence au protocole de Maputo.
Ce document adopté par l'Union africaine (UA) en 2003 est relatif aux droits des femmes en Afrique et complète la charte africaine. Son article 14 appelle les gouvernements à autoriser "l'avortement médicalisé, en cas d'agression sexuelle, de viol, d'inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus". L'Eglise catholique a toujours répété son opposition à l'avortement, mais c'est la première fois depuis son élection en 2005 que Benoît XVI s'oppose aussi spécifiquement à l'avortement thérapeutique.


Article extrait du Monde

10 mars 2009

Dans les coulisses de la loi sur l'IVG, ouverture des archives du Conseil Constitutionnel


Le Conseil constitutionnel vient d'ouvrir ses archives antérieures à 1984, rendant publiques certaines délibérations décisives.  Rassemblées sous la direction de Bertrand Mathieu, président de l'Association française de droit constitutionnel, "Les Grandes Délibérations du Conseil constitutionnel de 1958 à 1983"montrent comment s'est construite la jurisprudence constitutionnelle. Le Monde revient sur l'examen de la loi sur l'interruption de grossesse votée en 1974.

La loi une fois votée fût déférée au Conseil constitutionnel. La séance, présidée par Roger Frey, fut introduite à l'époque par François Goguel : "aucun des problèmes qui ont été soumis au Conseil constitutionnel depuis que j'en fais partie ne m'a paru aussi complexe et difficile que celui de la loi sur l'interruption volontaire de grossesse, parce qu'aucun ne comportait de données aussi diverses, d'ordre moral, d'ordre métaphysique, d'ordre social autant que d'ordre proprement juridique (...). Sans doute sont-ce seulement ces dernières qui doivent retenir notre attention. Mais comment pourrions-nous faire totalement abstraction des autres ?".

Les membres du Conseil étaient pour la plupart contre l'avortement, mais ils se sont efforcés de ne juger que l'aspect de la constitutionnalité du texte. Ils devaient étudier l'objection des 81 députés qui avaient saisi le Conseil et qui invoquaient le préambule de la Constitution : la Nation garantit à tous, notamment à l'enfant, la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé".

Selon François Goguel, le Conseil devait donc trancher pour dire si ces mots désignaient ou non "un embryon, un fœtus, c'est-à-dire un être qui est potentiellement un être humain, c'est incontestable, mais qui n'est pas encore un être humain au sens plein du terme".

Pour François Goguel, à la lumière des textes, il n'était pas possible de "conclure que la consécration de l'existence et des droits de l'embryon humain dès sa conception a une valeur constitutionnelle". Il proposa donc au Conseil de décider que la loi était conforme à la Constitution. A partir de là, François Goguel formula des remarques personnelles, fondées notamment sur ses convictions religieuses, et déplora qu'"un des traits les plus inquiétants de notre époque consiste dans la généralisation de la tendance à refuser d'assumer la responsabilité des actes qu'on a accomplis".

A l'issue de cette séance qui dura deux jours, le président demanda au Conseil, de manière exceptionnelle, si un vote devait intervenir sur cette question. Les membres ne souhaitaient pas se sentir personnellement liés à ce texte et l'ont adopté sans vote.

Lu sur gènethique.fr

17 févr. 2009

Angleterre: père à 13 ans, un adolescent lance un débat sur la sexualité.


L'histoire d'un Anglais, supposé être père à l'âge de 13 ans, a lancé outre-Manche un débat sur la sexualité des adolescents. Un article du tabloïd britannique The Sun, publié le 13 février, qui raconte la naissance d'une petite fille issue de la liaison de Chantelle Steadam, 15 ans, et d'Alfie Patten, a provoqué une émotion populaire et fait réagir toute la presse et la classe politique anglaises.

"Je veux que nous fassions tout ce qui est en notre pouvoir pour réduire le nombre de grossesses d'adolescentes", a assuré Ed Balls, actuel ministre de l'éducation (travailliste). David Cameron, chef de l'opposition, s'est exprimé dans The Sun : "Nous devons revaloriser le sens des responsabilités chez les jeunes, ne pas nous limiter à leur apprendre l'éducation sexuelle, mais aussi leur parler de relations de couple." Au Royaume-Uni, le taux élevé de grossesses chez les adolescentes est considéré comme un problème de société : sept mille huit cent vingt-six jeunes filles de moins de 16 ans y étaient enceintes en 2006.

En dehors de la sphère politique, le débat se porte sur la sexualité des adolescents, comme le relate le quotidien The Times. Linda Blair, psychologue de l'enfance, y estime que "nous avons progressé beaucoup plus rapidement techniquement que moralement, et nous avons besoin de ralentir". Norman Wells, directeur de l'association caritative Family and Youth Concern, considère que l'origine du problème se trouve dans la vision du sexe dans nos sociétés : "Nous devons changer la perception du sexe comme activité récréative, pour le présenter comme l'expression d'un don de soi total dans le cadre du mariage."

Les photos et vidéos du couple après l'accouchement ont choqué l'Angleterre. Le père fait beaucoup plus jeune que son âge : à 13 ans, il mesure 1,22 mètre et sa voix n'a pas encore mué. Son inexpérience s'affiche dans une vidéo en ligne sur le site du Sun : quand on lui a demandé comment il prendrait en charge financièrement son enfant, il a répondu : "C'est quoi 'financièrement' ?"

Lu dans LeMonde.fr

6 juin 2008

Des cellules foetales humaines pour guérir des souris...

Selon une étude publiée dans la revue Cell Stem Cell, l'équipe du Dr Steven A. Goldman (université du centre médical de Rochester, état de New York) aurait permis à des souris atteintes d'une maladie neurologique de recouvrer une activité cérébrale quasi normale en leur injectant des cellules souches issues de fœtus humains.

5 juin 2008

Nicolas Sarkozy et les soins palliatifs

D'après l'hedomadaire La Vie, Nicolas Sarkozy devrait dévoiler le 13 juin prochain, le plan gouvernemental pour le développement des soins palliatifs. Ce plan dont le coût est estimé à 215 millions d'euros et qui devrait être financé par les franchises médicales, a pour objectif de "doubler en quatre ans la capacité de l'offre des soins palliatifs, renforcer la formation des médecins et l'information du public".

29 mai 2008

L'association suisse Dignitas

Le Journal le Monde a interviewé le 25 mai Ludwig A.Minelli, directeur et fondateur de Dignitas, une association suisse d'aide au suicide créée il y a 10 ans.
"A la suite de la publication "Suisse, rendez-vous avec la mort", Ludwig A. Minelli précise qu'il ne dispose pas de chiffres sur le nombre total de demandes d'assistance au suicide adressées à Dignitas depuis 1998. Par ailleurs, l'association a utilisé la méthode de suicide à l'hélium, non au moyen de sacs en plastiques, mais de masques. Enfin, M. Minelli, évoquant les Etats-Unis, parlait uniquement de l'Etat de l'Oregon."
Lu sur Le Monde

20 avr. 2008

Le Cardinal Trujillo est mort

Le Cardinal colombien Alfonso Lopez Trujilo, président du Conseil pontifical pour la famille, est décédé dans la nuit du 19 au 20 avril 2008 à Rome, des suites d'une infection respiratoire.
"L'Eglise défend la vie, un point c'est tout !"
Garant du respect des droits inaliénables de la vie, "ferme sur la doctrine et sur l'enseignement de l'Église, il était connu pour sa défense du mariage, union d'un homme et d'une femme, son opposition à toute forme de contraception et d'avortement et pour la protection de la famille."