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18 avr. 2009

Condamnation du Parlement belge : la réponse du Vatican

ci-dessus : Alors que la polémique se déchaîne, le magazine belge "Le Vif-L'express" revient sur l'histoire d'une manipulation médiatique.


Le Vatican a critiqué vendredi la
résolution du Parlement belge qualifiant d'"inacceptables" les propos du pape sur le préservatif, en estimant qu'elle est fondée sur "un extrait d'interview tronqué et isolé de son contexte" et utilisé dans un but d'intimidation.

La secrétairerie d'Etat "déplore qu'une Assemblée parlementaire ait cru bon de critiquer le Saint-Père à partir d'un extrait d'interview tronqué et isolé de son contexte", dit-elle dans un communiqué.

Elle souligne que cette phrase a été utilisée "par certains groupes avec une intention intimidatrice manifeste, comme pour dissuader le Pape de s'exprimer sur certains thèmes, dont les implications morales sont pourtant évidentes, et d'enseigner la doctrine de l'Eglise".

La Chambre des représentants belge avait adopté début avril une résolution qualifiant d'"inacceptables" les propos du pape sur l'utilisation du préservatif. Cette résolution, qui demandait au gouvernement belge de protester "par la voie officielle et diplomatique" auprès du Vatican, faisait de la Belgique le premier pays à protester officiellement aux propos de Benoît XVI.

Au premier jour de sa visite en Afrique, le pape avait déclaré que l'on ne pouvait "pas résoudre le problème du sida (...) avec la distribution de préservatifs" et que, "au contraire", leur "utilisation (aggravait) le problème".

Dépêche AFP


25 mars 2009

Entretien avec Dominique Morin, malade du sida : "Le préservatif est un leurre"

Famille Chrétienne transmet :

Malade du sida, Dominique Morin remercie le Pape d’avoir brisé un tabou. Pour famillechretienne.fr, il réagit à la polémique et explique pourquoi le préservatif répond à une logique de peur.

Avez-vous jugé scandaleux les propos récents de Benoît XVI ?
Ce que je trouve scandaleux, ce sont ces choeurs de vierges effarouchées. Qu’a dit Benoît XVI ? L’homme ne peut se résigner à vivre des comportements sexuels à risque (vagabondage sexuel ou homosexualité), ni la société fonder une prévention du sida sur l’échec. Il a rappelé que l’homme est doté d’une raison, d’une liberté, et qu’il est capable de poser des actes. La réponse à donner au sida est dans ses moyens de propagation. Le seul moyen sûr d’endiguer le risque est d’éviter les comportements à risque. C’est du simple bon sens, mais ce n’est pas le mieux partagé à l’heure actuelle ! Alors je dis merci au Pape d’avoir brisé un tabou.
Benoît VXI ne nous transmet pas une théorie qu’il vient d’inventer. Il ne fait que rappeler ce que prône l’Eglise, basée sur la Révélation. Dans l’Ancien Testament déjà est écrit "je te montrerai le chemin de la vie et de la mort. Tu choisiras la vie". Comme Dieu, l’Eglise croit en nous. Elle croit l’homme capable de poser des choix. Ces choix font sortir d’une logique fataliste qui fait de l’homme l’esclave de ses pulsions.

N’est-ce pas rendre service aux jeunes que de leur recommander le port d’un préservatif ?
Je témoigne dans les écoles depuis quinze ans. Aujourd’hui, les jeunes pensent qu’une sexualité pulsionnelle, instinctive, est leur seul horizon. Or, derrière leur demande "Dis-moi comment avoir une partie de jambes en l’air tranquille" se cache une aspiration profonde, le désir d’aimer sans savoir comment s’y prendre. Dire qu’un jeune est obligé d’avoir des relations sexuelles pour se découvrir et apprendre à aimer correspond à la logique freudienne, qui est fausse. Pour des catholiques, faire de Freud un docteur de l’Eglise en dit long sur leur vision de l’homme !
Il existe une autre voie que celle de la pornographie, la masturbation, les relations instables. Oublier de leur dire cette vérité revient à leur mentir. Celui qui leur dit d’utiliser un préservatif se lave les mains et s’offre une bonne conscience à peu de frais. Le jeune se retrouve face aux limites du moyen et de relations sans confiance. Le préservatif est un leurre et une escroquerie !

Vous êtes vous même porteur du HIV. Quel a été votre parcours ?
Dans les années 80, je vivais dans la délinquance, la drogue, le sexe, et la violence politique. En 1986, j’ai commencé à me convertir. Je n’en pouvais plus de toute cette violence. Par la pratique religieuse, j’ai découvert une joie que je ne connaissais pas. J’ai décidé de me confesser, persuadé de me faire jeter ! Or j’ai rencontré la miséricorde de Dieu, à travers le sourire bienveillant du prêtre et son absolution. Puis j’ai découvert en 1993 que j’étais infecté du sida, en phase 4. J’étais fichu.

Vous parlez de politique de prévention, comme le Saint-Père. Ce discours peut-il tenir face à un séropositif ?
Il existe bien sûr des cas d’exception, mais une morale ne se détermine pas en fonction d’un échec ni d’un mal. Jamais l’Eglise n’a dit d’aller s’infecter sans préservatif. Certaines pulsions sont parfois si fortes, notamment chez les homosexuels, que la personne n’est pas toujours capable, malgré ses efforts, d’y résister. Dans ce cas-là, bien sûr, le prêtre invite à ne pas en plus propager la mort.

Comment avez-vous tenu ce pari de la chasteté ?
Je n’ai pas eu de relations sexuelles depuis 29 ans et c’est pour moi le seul moyen complètement sûr de ne pas transmettre le virus. Je ne suis pas meilleur que les autres malades. Ma conversion m’a fait changer de perspective sur moi, mon corps, ma relation aux autres. La prière et les sacrements m’ont donné les grâces nécessaires pour déraciner en moi des habitudes et combattre ma faiblesse. J’ai appris à me "domestiquer". J’ai aussi découvert des relations chastes avec des filles. L’abstinence sexuelle est parfois difficile, mais le plaisir dont cela me prive ne me manque pas tellement, au regard de la vie apaisée que je connais aujourd’hui.

Vous êtes-vous senti condamné par l’Eglise ?
Jamais je ne me suis senti rejeté par l’Eglise, au contraire. Elle m’a ouvert ses portes, elle m’a accueilli comme j’étais, là où j’en étais. Je me suis senti aimé. Car l’Eglise distingue la personne de ses actes. Avant ma conversion, je me sentais condamné par les propos de l’Eglise, parce que je croyais faire corps avec mes actes. Je croyais que lorsque l’Eglise condamnait tel acte, elle condamnait l’homme. Or, "la vengeance de Dieu, c’est de pardonner", comme disait Pagnol. Dieu ne sait qu’aimer. Il couvre d’un amour de prédilection les malades du sida.

Beaucoup accusent l’Eglise aujourd’hui...
C’est oublier que l’Eglise fut la première à se soucier des sidéens. Dès les années 80, aux Etats-Unis, le Cardinal O’Connor a ouvert un service spécial pour les accueillir, alors qu’on ignorait encore les risques de contamination. Mère Teresa est venue créer le premier centre "The gift of love" à New-York, dédié aux malades du sida. Il en existe plusieurs aujourd’hui, à travers le monde.
L’Eglise veut le bonheur de l’homme. Le Pape tient son rôle de père, de pédagogue, lorsqu’il rappelle que l’homme est destiné à aimer en vérité, et non dans le mensonge, dans la peur et le risque de la mort. Il nous montre un chemin exigeant, sans chercher à plaire ni à séduire. Le sida se propage par le multi partenariat. Le seul moyen de l’endiguer est de revenir à la racine de l’amour. Chacun aspire à l’amour vrai, fondé sur la confiance. Voilà le véritable enfer : non pas être puni des conséquences de son péché, mais avoir peur d’aimer.
Stéphanie Combe

20 mars 2009

Afrique : Le Cardinal Sarr : "Je demande aux occidentaux de ne pas imposer leur façon de voir"

Le Cardinal Sarr, Archevêque de Dakar, réagit fortement à la polémique occidentale sur la question du préservatif : "Je demande aux occidentaux de ne pas imposer leur façon de voir".



Lutte contre le Sida
par KTOTV

Le Vatican précise les propos du pape sur le sida

Le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège a critiqué une forme d’« idéologie de la confiance absolue dans le préservatif » qui dispenserait de s’attaquer aux causes plus profondes de l’épidémie

Benoît XVI lors de la conférence de presse organisée durant son vol pour Yaoundé, au Cameroun, mardi 17 mars (Photo Giuliani/CPP/Ciric).

Mercredi midi, à Yaoundé, le P. Federico Lombardi, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, est venu devant les journalistes préciser la position de Benoît XVI sur le sida, exprimée mardi durant son voyage vers l’Afrique : « Le pape s’est exprimé dans l’avion d’une manière très brève, qu’il faut replacer dans son contexte. On ne peut attendre, durant ce voyage, de changement de la position du pape sur les questions de sexualité et du préservatif. Il se situe dans la continuité de son prédécesseur », a-t-il déclaré.

Le P. Lombardi a rappelé que la question posée au pape était celle de l’efficacité de l’action de l’Église contre le sida. Or, l’Église est très présente sur ce front et, a-t-il précisé, « ce mercredi matin, Benoît XVI s’est entretenu avec une soixantaine de jeunes laïcs africains, engagés avec la communauté de Sant’Egidio, dans un programme de lutte contre le sida basé sur l’éducation et les soins ».
"Il est totalement faux de dire que le pape est indifférent"

En réalité, a expliqué le jésuite, Benoît XVI voulait signifier que, « en ne mettant en avant que le préservatif comme moyen de lutter contre l’épidémie, on risquait d’oublier les autres aspects, qui sont essentiels ». L’Église a confiance « dans la responsabilité des Africains, la possibilité de faire un travail d’éducation du comportement, l’affirmation des valeurs du mariage, de la fidélité, et de la famille ». Pour le pape, a poursuivi le P. Lombardi, l’essentiel passe par cette éducation. Le porte-parole a critiqué cette forme d’« idéologie de la confiance absolue dans le préservatif », qui dispenserait de s’attaquer aux causes plus profondes : « L’Église, elle, met l’accent sur la responsabilité et le comportement des personnes. »

Le P. Lombardi a ajouté que ce qui est ressorti mercredi de l’échange du pape avec les membres de Sant’Egidio en Afrique, c’est qu’« il est aujourd’hui possible de soigner le sida », que les Africains sont, « contrairement à ce que l’on dit en Europe, tout à fait capables d’assurer une bonne pratique sanitaire garantissant le succès des soins », mais que « le problème numéro un restait le coût de ces soins ».

C’est pourquoi le pape a dit, dès son discours d’arrivée, qu’il fallait parvenir à diminuer ce coût pour le continent, et parvenir à la gratuité des médicaments. Mais, a conclu le P. Lombardi, « il est totalement faux de dire que le pape est indifférent à la souffrance des malades du sida. Au contraire, il a lui-même souligné toute la tradition de l’Église, depuis des années, dans la lutte contre le sida . » Simplement, « si on ne donne comme unique réponse que la distribution du préservatif, on ne fait que diminuer le sens des responsabilités des personnes ».
Isabelle DE GAULMYN, à Yaoundé

Lu sur La Croix

18 mars 2009

Benoît XVI : le préservatif n'est pas la solution aux mots de l'Afrique


Hier, le Pape a lancé un pavé dans la mare, comme il sait si bien le faire. Rappelons ses propos :

"On ne peut pas régler le problème du sida avec la distribution de préservatifs. Au contraire (leur) utilisation aggrave le problème".

Il y a deux choses :

  • d'une part, l'Eglise défend la famille et la fidélité, l'abstinence hors mariage, bien plus efficace que tout préservatif
  • d'autre part, et c'est quelque part une nouveauté dans la bouche d'un pape, le préservatif n'est pas fiable

Les médias étaient habitués à la première affirmation : l'Eglise défend sa morale, elle en a le droit, mais pour les gens qui n'y arrivent pas (n'y aurait-il pas là une négation de la liberté et de la responsabilité humaine, voire un préjugé raciste à l'égard des Africains, considérés souvent comme incapables de s'abstenir ?) il faut mettre le préservatif... Or non seulement le Pape indique que le problème ne se règle pas par la distribution de préservatifs (sous-entendu, la morale règlerait ce problème), mais il appuie : le préservatif aggrave le problème.

Aujourd'hui les médias s'indignent, et ils n'ont pas fini de s'indigner puisque le week-end prochain aura lieu le traditionnel matraquage médiatique qu'est le Sidaction. Alors rappelons quelques réalités :

  • En Ougandal’épidémie du sida a reculé grâce à l'abstinence et non par l'usage du préservatif.
  • Au Nigéria, le cardinal Okogie, archevêque de Lagos, avait condamné la construction d’une usine de fabrication de préservatifs, dont il estimait être illusoire la protection contre le virus.
  • Différentes études sur l’efficacité du condom dans la protection contre le papillomavirus humain (HPV) a démontré un taux d’échec critique, parfois jusqu'à 30% ! Peut-on considérer ce chiffre comme un taux d'échec acceptable ? Plus de préservatifs, c'est encourager la promiscuité, donc le Sida, donc plus de morts.
  • En Afriqueles pays les moins touchés par la maladie sont ceux où le catholicisme est le plus important.
  • Dans le monde26% des services pour les malades du sida viennent de congrégations religieuses.
  • Le préservatif est d'autant moins une solution que l'argent consacré à sa distribution n'est pas utilisé pour la recherche contre la maladie. C'est en ce sens aussi que sa distribution aggrave la situation.

    Lu sur le Salon Beige

11 déc. 2008

Benoît XVI accuse

Le pape Benoît XVI accuse les pays riches d'exercer un "chantage" sur les pays pauvres en conditionnant leur aide économique à l'adoption de politiques "contraires à la vie", dans son "message pour la paix" annuel publié jeudi.
Dans ce document destiné à la réflexion dans la perspective du 1er janvier célébré dans l'Eglise catholique comme la "journée mondiale de la paix", le pape invite à affronter la mondialisation par une plus grande solidarité entre riches et pauvres.
Il dénonce avec vigueur les explications de la pauvreté par des causes démographiques et s'en prend aux "campagnes de réduction des naissances, conduites au niveau international" ne respectant pas "la dignité de la femme" et "le droit des époux".
Il condamne aussi la pratique répandue de l'avortement qu'il considère comme "l'élimination de millions d'enfants non-nés au nom de la lutte contre la pauvreté" constituant "en réalité la disparition des plus pauvres parmi les êtres humains".
Le pape déplore aussi que les pays victimes de pandémies comme le sida "doivent subir pour y faire face le chantage de ceux qui conditionnent les aides économiques à la mise en oeuvre de politiques contraires à la vie".
Selon le chef de l'Eglise catholique, "la population est une richesse et non un facteur de pauvreté".
La lutte pour une mondialisation harmonieuse doit plutôt passer par "une plus forte solidarité globale entre pays riches et pays pauvres, de même qu'au sein de chaque pays", estime-t-il.

3 déc. 2008

Lectures proposées suite à la rencontre de Dominique Morin

Comme annoncé le 20 novembre, voici deux livres que nous vous conseillons de lire. Le plus récent : "De l'amour libre à la liberté pour aimer"
Résumé du livre, l'histoire d'un témoin :
"Dominique Morin expérimente à l'adolescence la drogue, le vagabondage sexuel et la violence anarchiste. Au bout de quatre années de dérives, il revient à l'ordre naturel, puis à la foi catholique. Treize ans plus tard, il apprend qu'il a contracté le sida durant ces années difficiles. Loin de se laisser abattre, il va dès lors témoigner de son expérience de la culture de mort et de sa foi. Par des milliers de rencontres et d'échanges, Dominique va transmettre à d'autres ce qu'il a appris car il refuse la fatalité. Il ne croit qu'à la liberté des enfants de Dieu, guidée par la vérité et nourrie par la charité. Pour approfondir les thèmes de son premier livre Le Sida a fait de moi un témoin, il propose ici une réflexion vécue sur la liberté et l'amour, à travers les illusions et les pièges auxquels les jeunes vont se retrouver confrontés. Sans concession à la langue de bois ni idéologie, il parle sans détour avec humour et respect. La force du témoignage, c'est justement de ne rien prétendre d'autre que d'avoir expérimenté la réalité, en avoir tiré profit pour avancer et grandir et vouloir, à son tour, le transmettre aux autres.
Bon voyage à vous sur le chemin de la vérité, du bon sens et de l'espérance."