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1 avr. 2009

Monaco : le comité de bioéthique diocésain attaque le projet


Selon le comité de bioéthique, le projet de loi proposant la création d'un centre de coordination prénatale et de soutien familial n'est qu'un «paravent» pour faire passer une loi sur la «dépénalisation partielle de l'avortement».

Après la publication dans notre édition d'hier des propos de Mgr Bernard Barsi, archevêque de Monaco, sur le projet de loi concernant l'avortement thérapeutique qui devrait être soumis ce soir au vote du conseil national, le comité diocésain de bioéthique de Monaco, entre dans le débat.

Ce comité, composé d'éminents juristes français et monégasques, de professeurs de médecine, de pharmaciens, de philosophes et de prêtres, précise qu'il a également consulté les autorités pontificales du Vatican avant de s'exprimer.

« La dépénalisation présentée comme partielle de l'avortement est bien la finalité exclusive de ce projet de loi à l'intitulé plus large... », estime ce comité de bioéthique.

Risque de « certification complaisante »

« Il ne faut pas se laisser abuser par la technique législative qui a fait ses preuves ailleurs : on commence par afficher le principe de prohibition de l'avortement, mais on lui adjoint aussitôt un second paragraphe, en apparence limité à trois exceptions qui, en réalité, ruinent tout l'édifice juridique en vigueur. Dans les trois cas prévus, seul le troisième, relatif au viol, est affecté d'un délai. Dans les deux autres (risque pour la santé ou la vie de la mère, et affection ou malformation de l'enfant), l'avortement pourra être pratiqué à tout moment et en toute impunité ».

« Pour la mère, le texte évoque uniquement un risque pour sa vie ou sa « santé physique » mais déjà, avant même le vote, cette restriction est outrepassée dans l'exposé des motifs où on annonce que l'avortement est envisageable si des troubles « psychologiques » mettent en danger sa vie ou sa santé, argument qu'il serait facile d'invoquer pour faciliter l'intervention souhaitée pour peu qu'il se trouve quelque certification complaisante... » « Pour l'enfant, c'est un arrêt de mort par anticipation s'il n'est pas conforme aux critères actuels (et donc évolutifs) de la normalité. Ce qu'on a médicalement traduit depuis peu en « interruption médicale de grossesse » est un avortement dit thérapeutique mais en vérité eugénique (de surcroît tardif !), car la thérapie suppose le traitement d'une maladie ; or ici on traite la maladie en faisant disparaître le malade. L'absence de délai autorise même une telle éventualité juste avant la naissance... Paradoxalement, ceci peut être aussi perçu comme une défiance vis-à-vis de la médecine et de la recherche car on met en jeu la vie d'un être humain uniquement sur « une grande probabilité » de troubles graves et nullement sur une certitude ; en outre, des troubles « irréversibles » ou une affection « incurable » peuvent ne plus l'être quelque temps après grâce aux progrès des sciences et aux découvertes de nouvelles techniques ou de nouveaux médicaments, ainsi que les dernières décennies nous l'ont déjà prouvé. Par ailleurs, n'est-il pas envisageable de proposer à la mère en détresse et la famille une autre alternative que celle unique de la suppression de la vie ?

« Le viol ? L'enfant n'en est pas le coupable...»

Quant au viol, acte criminel et infamant, force est de rappeler que le coupable n'en est nullement l'enfant. Or c'est pourtant à lui qu'on va interdire de vivre.

C'est principalement sur des données subjectives, et aucunement scientifiques et incontestables, que repose cette décision abortive selon le projet où on ne parle que de « risques », « probabilité », « menaces », ou « présomptions », ce qui pour un acte aussi grave et irréversible, n'offre aucune garantie. De plus, l'entretien préalable à l'intervention n'est pas obligatoire, alors qu'il faudrait informer la mère de tous les avantages qu'elle aurait de garder son enfant, et de toutes les aides susceptibles de l'y encourager. A vrai dire, cette optique n'est nullement envisagée dans ces dispositions qui ne visent qu'à faciliter l'avortement dès l'instant que c'est vers cette issue que l'intéressée souhaite s'orienter. C'est pourtant à ce moment-là que le Centre de « coordination prénatale » prévu par le texte pourrait se révéler le plus utile. Or, on découvre que le responsable de ce centre de soutien à la maternité fera partie des trois médecins chargés de permettre l'avortement !... ».

Lu sur Nicematin

31 mars 2009

Des spots publicitaires pour l'IVG en prime time à la télévision anglaise


La Grande-Bretagne envisage d'autoriser en 2010 la diffusion à la télévision de clips d'information sur l'avortement et le préservatif. Des spots pourront ainsi indiquer l'emplacement de la clinique la plus proche pratiquant l'avortement. Autant de clips qui pourraient constituer à partir de 2010 le quotidien de la soirée télé des téléspectateurs anglais. La Grande Bretagne, qui détient le record européen des grossesses adolescentes, envisage de légaliser les spots publicitaires sur la l'avortement. Le Comité des pratiques publicitaires télévisées (BCAP) va lancer une consultation de 12 semaines sur le sujet.
Le prime time sera ainsi autorisé pour toucher directement les jeunes. Seule limite, les publicités ne pourraient pas être diffusées autour des programmes pour les enfants de moins de 10 ans.
Les associations anti-IVG sont montées au créneau. John Smeaton, directeur pour la Grande-Bretagne de la Société pour la protection des enfants à naître (SPUC), a dénoncé des publicités qui «négligeront l'effet néfaste des avortements sur la santé des femmes». De même, légaliser la pub sur les préservatif à une heure de grande écoute «ne servira qu'à sexualiser les jeunes, et la promiscuité sexuelle qui en résultera débouchera sur davantage d'avortements, plus de grossesses précoces et plus d'infections de maladies sexuelles».
Le Comité des pratiques publicitaires télévisées bouclera ses consultations en juin prochain. Les nouvelles régulations pourraient entrer en vigueur dès 2010.

22 mars 2009

Etats-Unis : nouvelle vidéo à charge contre le planning familial

C'est la quatrième vidéo à charge sur le planning familial américain. Après une vidéo particulièrement choquant dans laquelle une conseillère de l'organisation avoue que certains enfants naissent vivant après des avortements et que les cliniques les laissent mourir, c'est une nouvelle vidéo qui accuse le planning familial américain de ne pas respecter la loi américaine en couvrant les abus sexuels sur mineurs.
Dans cette vidéo en caméra cachée, une mineure de 15 ans déclare que le père en a 27. La conseillère du planning familial la rassure. Cependant, la loi américaine oblige à prévenir les autorités en cas de relation adulte-enfant, qui peut s'avérer être un abus sexuel grave, voire un viol. Le fait que la jeune fille soit enceinte et demande un avortement est un des moyens de détection de ces crimes graves.
Après les précédentes vidéos, des personnes ont été démises de leur fonction, ou suspendues.

17 mars 2009

France info : analyse des mouvements pro-IVG

IVG espérance : groupe d'écoute et d'accueil en urgence

Tel est le nom du groupe de chrétiennes qui a pour objet l’écoute et l’accueil, en urgence, des femmes ou des couples qui se posent la question de l’IVG. Le groupe est également destiné à des personnes qui ont vécu une IVG et souhaitent en reparler à un titre ou à un autre.
IVG Espérance se fonde sur la grâce de la paroisse et son réseau humain pour atteindre et toucher quelques unes des 200 000 femmes qui avortent chaque année. Le groupe est basé à la paroisse St Leu-St Gilles (75001 Paris) avec vocation à rayonner plus large, au gré des paroisses et des communautés qui voudront bien se faire l’écho de son action.
IVG Espérance est en lien avec les associations AGAPA et Mère de Miséricorde ainsi qu’avec SOS-bébé, SOS-post IVG et les Petites Sœurs des Maternités Catholiques. Il est connu de la Conférence des évêques de France.
IVG Espérance fonctionne avec une ligne téléphonique, le 06 46 33 40 48, ouverte tous les jours, sauf le dimanche, de 10 à 18 h, à partir de laquelle sont proposés des rendez-vous rapides.
Principes d’action : Le raccourcissement des délais de prise en charge, l’IVG « à domicile » et l’allégement des procédures, laissent les femmes de plus en plus seules et démunies. Les syndromes dépressifs post-IVG sont, par ailleurs, de plus en plus fréquents.
Le but d’IVG Espérance est de tendre la main à ces femmes et d’ouvrir un espace d’écoute, libre et respectueux, en pré et post-IVG. Sa mission est également d’informer sur les aides sociales, services et centres maternels ainsi que sur les modalités d’accouchement sous X et d’adoption.
L’écoute d’IVG Espérance est confidentielle et gratuite. Elle s’adresse à des hommes et à des femmes concernés par les débuts de la vie, au-delà de leurs convictions religieuses ou philosophiques.
Les écoutantes d’IVG Espérance sont toutes formées à l’écoute. Deux d’entre elles sont conseillères conjugales et familiales.
Plus d'information sur le site

16 mars 2009

« Ne vous laissez pas aller au découragement et ne renoncez pas à l'espérance » (Jean-Paul II)


« Je voudrais adresser une pensée spéciale à vous, femmes qui avez eu recours à l'avortement. L'Eglise sait combien de conditionnements ont pu peser sur votre décision, et elle ne doute pas que, dans bien des cas, cette décision a été douloureuse, et même dramatique. Il est probable que la blessure de votre âme n'est pas encore refermée. En réalité, ce qui s'est produit a été et demeure profondément injuste. Mais ne vous laissez pas aller au découragement et ne renoncez pas à l'espérance. Sachez plutôt comprendre ce qui s'est passé et interprétez-le en vérité. Si vous ne l'avez pas encore fait, ouvrez-vous avec humilité et avec confiance au repentir : le Père de toute Miséricorde vous attend pour vous offrir son pardon et sa paix dans le sacrement de la réconciliation. Vous vous rendrez compte que rien n'est perdu et vous pourrez aussi demander pardon à votre enfant qui vit désormais dans le Seigneur. Avec l'aide des conseils et de la présence de personnes amies compétentes, vous pourrez faire partie des défenseurs les plus convaincants du droit de tous à la vie par votre témoignage douloureux. Dans votre engagement pour la vie, éventuellement couronné par la naissance de nouvelles créatures et exercé par l'accueil et l'attention envers ceux qui ont le plus besoin d'une présence chaleureuse, vous travaillerez à instaurer une nouvelle manière de considérer la vie de l'homme »

La France construit une politique de santé qui flirte avec l'eugénisme

Lu sur avortementivg :
« Osons le dire, disait-il au Monde : la France construit pas à pas une politique de santé qui flirte de plus en plus avec l’eugénisme [...]. Je suis persuadé que si la France avait été confrontée, à l’occasion d’un régime nazi, à des pratiques eugénistes similaires, elle répugnerait aujourd’hui à s’engager sur une pente particulièrement dangereuse. La vérité centrale est que l’essentiel de l’activité de dépistage prénatal vise à la suppression et non pas au traitement. Ainsi, ce dépistage renvoie à une perspective terrifiante : celle de l’éradication. » Une éradication par l'avortement.
En France, les propos de Sicard n’en finissent pas de susciter des remous, s’invitant même dans les débats bioéthiques à l’Assemblée nationale. En témoigne la question courageuse la semaine dernière du député Jean-Sébastien Vialatte lors de l’audition du docteur Julie Steffann, généticienne à l’hôpital Necker [2]. Le député du Var, vice-président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), y a en effet évoqué le risque de dérive eugéniste du dépistage – « il s’agit bien de trier les fœtus avant la naissance » a-t-il dit – en s’appuyant sur l’autorité des propos du professeur Sicard.

L'article complet sur LibertéPolitique

13 mars 2009

L'IVG en Russie, une situation terrible et dégradante. Attention vidéo au contenu difficile


Avortements russie
envoyé par avortement_ivg



Documentaire sur l'avortement tardif en Russie : témoignages des femmes qui avortent, ainsi que des "avorteuses". Ces dernières, qui savent très bien ce qu'elle font, et tentent de se persuader que c'est un moindre mal.
Ce n'est bien sûr pas uniquement un phénomène russe. Les avortements tardifs (au dessus de 20 semaines) se font à chaque jour au Canada, aux Etats Unis, en Grande Bretagne etc. L'avortement par prostaglandines est très commun (tout comme la dilation et evacuation, où le foetus est démembré).
Extrait du documentaire russe Killing Girls de David Kinsella, un nom donné car toutes les femmes filmées ont finalement appris qu'elles portaient une petite fille. Sous-titrage français par Avortementivg.com à partir des sous-titres anglais.
On estime que 80% des femmes russes ont eu au moins un avortement, même si la tendance semble s'inverser. Il est pointé le risque démographique et économique, et le risque de stérilité.

Interview de David Kinsella

Le documentaire Killing Girls sort aux Etats-Unis : Interview

Le documentaire très difficile intitulé Killing Girls car toutes les femmes filmées ont finalement appris qu'elles portaient une fille sort aux Etats-Unis. Une seule décida de garder son enfant. Ce documentaire sur les avortements en Russie, très difficile, montre la situation tragique des femmes avortant tardivement (photo ci-contre : un avortement est réalisé au fond à gauche, dans le dortoire même). Une situation très commune : selon le film, 80% des femmes russes ont déjà eu au moins un avortement. Alors que l'avortement, utilisé comme simple méthode de contraception, se fait très souvent tardivement, le débat n'est même pas soulevé en Russie.La vidéo teaser sous-titrée en anglais a déjà fait un tabac : des centaines de milliers de vues, sans doute bien au-dessus du million. Grâce au sous-titrage français de Avortementivg.com, ce sont aussi des milliers de francophones qui ont aussi pu voir ces extraits.
Le producteur-directeur, David Kinsella admet avoir eu beaucoup de difficultés à produire le film : "Killing Girls a aussi été mon film le plus difficile à produire, principalement parce qu'il était à peu près impossible de trouver des financements. Tout le monde me disait que je ne pouvais pas montrer ci, ou çà ! [...] J'étais scandalisé par toutes les critiques négatives envers notre film. Donc j'ai décidé de faire un film venant directement de mon coeur et de mon âme et d'oublier tout de ces réactions négatives."
Il livre aussi ses réactions durant le documentaire : "A certains moments, je me sentait complètement impuissant durant le tournage, les cris dans l'hôpital sont tatoués à mon âme, les sons d'un bébé criant pendant l'avortement", raconte-t-il, "j'étais totalement sous le choc". Cependant, il dit ne pas se placer sur une ligne idéologique : "Je vous montre les faits ! Vous décidez ce qui est bien ou mal."Admettant avoir coupé les scènes d'avortement, il justifie : "Je pense... J'aurais un bien meilleur taux de succès avec le public normal en ne montrant pas ces images affreuses. Les gens, en particulier les femmes, ne feraient qu'éteindre le poste".
Kinsella a aussi révélé que "de nombreux pays" ont demandé à pouvoir utiliser le documentaire pour l'éducation sexuelle des jeunes filles.Anna Sirota, qui a écrit le sript du film, et en est la narratrice, s'est déclarée elle aussi choquée, "pas seulement parce que tout ceci était si plein de souffrances et si cruel, mais parce que je ne pouvais pas comprendre comment il était aussi facile de donner et de prendre des vies, quel point tout le processus d'avortement est si mécanique." Sirota a donné naissance à une fille, et a eu quatre avortements.

12 mars 2009

L'avortement en France

Selon l’Insee, 209 699 avortements ont été pratiqués en France en 2006 (pour environ 800 000 naissances), dont 13 230 sur des mineures (6,3 %). Par ailleurs, 33 % des jeunes femmes de 15 à 24 ans disent avoir déjà eu recours à la pilule du lendemain.

Ce que dit l’Église

Le Catéchisme de l’Église catholique : « La coopération formelle à un avortement constitue une faute grave. L’Église sanctionne d’une peine canonique d’excommunication ce délit contre la vie humaine. “Qui procure un avortement, si l’effet s’en suit, encourt l’excommunication latæ sententiæ” (canon 1398) (…). L’Église n’entend pas ainsi restreindre le champ de la miséricorde. Elle manifeste la gravité du crime commis, le dommage irréparable causé à l’innocent mis à mort, à ses parents et à toute la société. » (n° 2271-2272).

Evangelium vitae (Jean-Paul II) : « Je voudrais adresser une pensée spéciale à vous, femmes qui avez eu recours à l’avortement. L’Église sait combien de conditionnements ont pu peser sur votre décision, et elle ne doute pas que, dans bien des cas, cette décision a été douloureuse, et même dramatique. Il est probable que la blessure de votre âme n’est pas encore refermée. En réalité, ce qui s’est produit a été et demeure profondément injuste. Mais ne vous laissez pas aller au découragement et ne renoncez pas à l’espérance. (…) : le Père de toute miséricorde vous attend pour vous offrir son pardon et sa paix dans le sacrement de la réconciliation. » (n° 99).

Catéchisme des évêques de France : « Le scandale de l’avortement exige de chacun les plus grands efforts pour changer les causes sociales et culturelles qui le provoquent. C’est un grave devoir d’aider les femmes en difficulté et de soutenir ceux qui donnent aux familles les moyens d’assumer leurs responsabilités devant une vie humaine commencée. C’est aussi un grave devoir d’accueillir avec charité les femmes qui ont connu l’avortement, afin de leur manifester la miséricorde de Dieu et de leur permettre un nouveau départ. » (n° 579)
Lu dans La Croix.com

Des catholiques à l'écoute face à l'avortement


Alors que l’excommunication au Brésil de la mère d’une fillette de 9 ans, violée et ayant avorté, suscite de vives réactions, des prêtres et laïcs catholiques expliquent comment ils recherchent la meilleure façon d’agir.

Quelle conduite tenir ? Quelle parole délivrer ?

Dans leur vie professionnelle, leur activité pastorale ou associative, de nombreux catholiques sont confrontés quotidiennement à l’avortement. Et à ces questions délicates : quelle conduite tenir face à des femmes qui demandent éventuellement conseil ou soutien ? quelle parole délivrer ? comment articuler enseignement magistériel et écoute de la souffrance ? 

L’exercice est toujours difficile, les situations toujours différentes. Ancien prêtre en paroisse et animateur en pastorale de la santé, le P. Louis Rubin se souvient : « Comme tout prêtre, j’ai reçu des femmes à ce sujet : quelquefois, mais très rarement, elles sont venues avant de prendre leur décision, plus souvent après. » 

Aux premières, il s’est bien gardé de dire quelle décision prendre, il essayait plutôt de les aider à « poser un acte en vérité », leur rappelant pourquoi l’Église « ne peut accepter ce geste », mais aussi que, quelle que soit leur décision, « une porte est ouverte, et qu’elles resteront toujours aimées par le Père ». 

Quant à celles qui sont venues déposer plus tard une blessure qu’elles ont parfois longtemps tue, ce prêtre, aujourd’hui à la retraite, n’a cessé de leur dire « qu’elles ont encore un avenir de partage, de don », et « qu’elles ont leur place dans cette Église de pécheurs ». 

"A temps et à contretemps, le respect de la vie humaine"

« Je crois que l’Église catholique assume sa responsabilité sociale en insistant, à temps et contretemps, sur le respect de la vie humaine », affirme également Mgr Francis Deniau, évêque de Nevers, dans un texte diffusé ces jours-ci à tous les animateurs pastoraux de son diocèse. 

« Après, il s’agit d’accompagner des personnes dans des situations où je ne voudrais pas être, et où chacun essaie de faire au mieux de ce qu’il ou elle peut. (…) J’attends des hommes d’Église, mes frères, qu’ils n’utilisent pas son nom pour condamner des personnes ou les enfermer dans la culpabilité. » 

L’excommunication prévue par le droit canonique ? Pour sa part, le P. Louis Rubin n’en a jamais parlé. « Je crois que j’aurais exclu encore une autre vie alors qu’une avait déjà été tuée, résume-t-il sobrement. Je pense qu’il faut toujours être ferme sur la position de l’Église, ne pas marchander. Mais je n’ai jamais eu le sentiment que manier cette arme aurait amené à une réflexion plus saine. »

Agapa, « un visage de la tendresse de Dieu »

En plus des prêtres, aumôniers ou aumônières, généralement sollicités pour donner une parole d’Église, des catholiques proposent une aide, un accompagnement, souvent animés par leur foi, mais pas toujours explicitement chrétiens. C’est par exemple le projet d’Agapa, une association fondée en 1994 à Paris par le service diocésain de la pastorale familiale pour écouter les femmes (et les hommes) ayant vécu une interruption de grossesse. 

Ses bénévoles ont bâti un parcours prévu pour se dérouler sur une quinzaine de rencontres hebdomadaires. « Les gens qui viennent nous voir savent que nous sommes un lieu d’écoute d’inspiration chrétienne : nous ne le cachons jamais, explique l’une de ses responsables, Guillemette Porta. Mais n’importe qui peut être accompagné, quelle que soit sa foi ou sa non-foi. Notre objectif est d’aider les personnes à se remettre debout, à retrouver la paix et la vérité en elles, en respectant ce qu’elles sont. » 

Agapa, « un visage de la tendresse de Dieu », donc – un Dieu « compatissant, qui ne juge pas mais permet toujours à l’homme de se relever » –, mais qui se dispense de « pancartes »… 

"Un impact limité, mais nous laissons une chance à la vie"

Délégué général de l’Alliance pour les droits de la vie, Tugdual Derville insiste lui aussi sur l’ouverture de son association à « toutes les femmes » et sur son choix de les aider « à se libérer, avec leurs mots à elles, sans intrusion, de toutes leurs pressions et leurs angoisses ». Par téléphone, par courriel ou en face-à-face, les bénévoles de l’ADV dialoguent avec des femmes qui s’interrogent encore sur la conduite à tenir – pour faire en sorte que « leur désir profond soit écouté » – ou ayant déjà avorté, les aidant à « revisiter leur histoire », à ne pas « se laisser écraser » par elle. « Nous sommes très conscients que notre intervention a un impact limité, mais nous laissons une chance à la vie », résume son délégué général.

Aujourd’hui engagée dans l’aumônerie et le dialogue œcuménique au sein du diocèse d’Évry, Marie-Odile Vouilloux, en est tout aussi convaincue : c’est « en écoutant les femmes qu’on fera reculer l’avortement, et non pas en leur assénant un discours ». 

De 1972 à 1984, cette ancienne conseillère familiale a fait le choix de travailler dans des centres de planification et d’éducation familiale dépendant de PMI (Protection maternelle et infantile), d’hôpitaux ou de dispensaires. Pendant ces douze années, elle s’est attachée avant tout à aider ces femmes à comprendre « ce qui s’était passé », leur « ambivalence » entre désir et refus d’enfant…

"Eduquer à la liberté"

Entre les militants convaincus qu’elle a côtoyés et pour « qui il suffit de dire que la vie commence à quelques mois, voire à la naissance », et ceux qui « culpabilisent » les femmes, elle a tenté une voie médiane, aidant celles qu’elle recevait à évoquer la question de la mort, pour « mieux prendre leurs responsabilités ». Selon elle, face à ces situations toujours complexes, « il faut être humble ». « Notre responsabilité de chrétiens, c’est d’éduquer à la liberté. »

L’humilité de l’Église, l’expression revient souvent… Au cours de sa carrière de gynécologue obstétricien au CHU d’Angers, Roger Le Lirzin était celui vers lequel « on dirigeait toutes les misères du monde » : femmes violées et frappées, jeunes filles enceintes des suites d’un inceste… 

Tiraillé entre « ce que dit l’Église » et ces souffrances qu’il côtoyait chaque jour, il a payé de sa personne, « par sa santé », son engagement. Aujourd’hui encore, il « bouillonne » à l’évocation de ces souvenirs. « L’Église a quelque chose à dire sur ces sujets : elle doit porter une parole que je qualifierais de “prophétique”. Elle doit redire aux personnes : “Vous touchez à la dignité de l’homme.” Mais surtout, qu’on ne me jette pas la pierre. Si j’ai accepté de pratiquer des IVG, c’était dans des situations humainement sans issue. »
Anne-Bénédicte HOFFNER pour La Croix.fr


11 mars 2009

Brésil : Avortement d'une petite fille de 9 ans / Mère excommuniée

A la neuvième page du 20minutes ce matin, sur le web également :

"La mère d’une fillette de neuf ans a découvert la semaine dernière, en l’accompagnant à l’hôpital pour des douleurs au ventre, qu’elle était enceinte de jumeaux depuis quatre mois. Son beau-père de 23 ans abusait d’elle depuis deux ans, ainsi que de sa sœur aînée handicapée de 14 ans. Avouant les faits, ce dernier a été emprisonné. L’affaire a vite dépassé les frontières de la petite région d’Alagoinha, dans l’état du Pernambuc et a choqué tout le Brésil. Mais c’est l’avortement de cette petite fille qui a déclenché une véritable polémique.
La loi Brésilienne interdit l’interruption volontaire de grossesse sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. «Nous avons agi légalement», explique l’un des médecins «la patiente (qui pèse à peine 33 kilos et mesure 1m35) a été violée et sa vie était en danger. En tant que docteur, je n’avais pas le droit de lui faire courir le risque de perdre sa vie.» Fátima Maia, responsable de l’hopital ajoute: «Cette enfant n’était pas du tout en condition de mener cette grossesse à terme, elle en serait restée stérile ou n’aurait pas survécu.»
Il n'empêche, Mgr José Cardoso Sobrinho, archevêque de Recife (nord-est du Brésil) a décidé d’excommunier la mère et l’équipe médicale qui a pratiqué l’avortement. Quant au beau-père, «certes, ce qu’il a fait est horrible, mais il y a tant de péchés graves, et le plus grave est l’élimination de deux vies innocentes.»
Lula contre le Vatican
Un point de vue aussitôt critiqué par le président Lula: «En tant que chrétien et catholique, je déplore sincèrement que l’église catholique ait un comportement aussi conservateur. (…)
Je ne vois pas comment il est possible de 
permettre à une fille de neuf ans, violée, d’avoir ces bébés, surtout si ça met sa vie en danger. Je pense que dans ce cas les lois de la médecine sont au dessus des lois de l’Eglise», a-t-il déclaré vendredi. De son côté, le ministre de la Santé, José Gomes Temporão, également choqué par toute l’affaire, a estimé que du point de vue de la santé publique, «la conduite des médecins a été absolument correcte». Ce week-end, le Vatican a donné raison au Mgr José Cardoso Sobrinho par la voie du Cardinal Giovanni Battista Re, responsable de l’Eglise d’Amérique latine, dans le quotidien italien La Stampa: «L’Église a toujours défendu la vie et doit continuer à le faire, sans s’adapter aux humeurs de l’époque ou à l’opportunité politique. C’est un triste cas, mais le vrai problème est que les jumeaux conçus étaient deux personnes innocentes, qui avaient le droit de vivre et qui ne pouvaient pas être supprimées.» Aux propos de Lula, Mgr José Cardoso Sobrinho a rétorqué que «le Président devrait s’entourer de spécialistes en Théologie avant de s’exprimer sur ce thème.»
Manifestations pour l'IVG
Conséquence: la journée de la femme a été marquée dimanche par de nombreuses manifestations en faveur de la légalisation de l’avortement au Brésil. Les spécialistes estiment que les hôpitaux pratiquent près d’un millions d’avortements par an. Seuls 3000 sont «légaux», (viol et de danger pour la vie de la mère) et 42% concernent des petites filles. Sur les banderoles des associations féministes, on pouvait lire dans les rues de São Paulo ou le long des plages de Rio: «Cette hypocrisie mène à l’hémorragie, les riches payent et les pauvres meurent» ou encore «Si le pape était une femme, l’avortement serait légal». Les hôpitaux reçoivent en effet 240.000 Brésiliennes en urgence à la suite d’avortements précaires: hémorragies, infections…Et ne sont souvent pas reçues de gaîté de cœur par les infirmières et les médecins, qui refusent même parfois de les soigner. Lobby prolife en actionAlors que le ministère de la Santé souhaite traiter le problème comme une vraie question de Santé publique, la Chambre des députés prend, elle, exactement le chemin inverse. Le lobby du «front parlementaire pour la vie» -également mobilisé contre la recherche sur les cellules troncs- souhaite ouvrir une CPI (Commission d’enquête parlementaire) pour apurer les dénonciations contre les cliniques qui pratiquent l’avortement clandestinement et la vente irrégulière de médicaments abortifs. Des femmes ayant subi des IVG seraient appelées à témoigner, ce qui horrifie les associations féministes du pays qui dénoncent déjà la criminalisation de ces femmes. La demande est en suspend, car la Chambre des députés est en train de changer de président.
Charlotte Valade"

Notre-Dame, Sainte patronne de la Vie, veille sur nous

Musiques de tout horizon, traditionnelles ou monastique, de pieuses images, et des explications. Ces huit minutes vous présentent brièvement la présence constante de notre Douce Mère sur cette terre. ND de Guadalupe, ND de la Salette, ND de la médaille miraculeuse (avec Sainte Catherine Labouré), ND de Lourdes, ND de Pontmain.

10 mars 2009

"18 ans respect les filles"


À l'occasion de la journée de la femme,  Brice Hortefeux et Valérie Létard (secrétaire d'État à la Solidarité) ont reçu une centaine de jeunes filles et leur ont remis un livre : "18 ans respect les filles" destiné à leur apprendre leurs droits fondamentaux notamment en matière de contraception et d'avortement. Cet ouvrage devrait être diffusé prochainement à toutes les jeunes filles de 18 ans, c'est-à-dire à environ 400 000 exemplaires.
Le chapitre consacré à la sexualité intitulé : "Vie personnelle, sachez dire oui, dire non", se donne comme objectif d'informer pour responsabiliser. Dès l'introduction, le ton est donné: "où, quand, comment, avec qui,  à vous de décider!"... 
Le parti-pris est clairement explicite : c'est la religion (qui oppresse la femme) vs la République (qui la libère), constatez par vous-même: "Depuis des siècles, le sexe est un enjeu social et moral. Certaines religions prônent l'abstinence jusqu'au mariage, les médias exploitent le sexe dans les annonces publicitaires : le corps des femmes fait l'objet de tous les abus et de tous les interdits. Mais dans notre République, la règle, c'est que votre corps vous appartient."
Une seule phrase leur suffit pour dénoncer les deux extrêmes les plus nocifs pour la femme : les médias et religion! Trop fort! Comment ne pas voir la caricature?
L'abstinence n'est jamais envisagée comme un choix possible et responsable! Elle n'est considérée que comme un interdit subit. Du coup naît l'oxymore: "n'acceptez pas un rapport non protégé, choisissez la vie!"
Pour finir, à deux reprises est faite la pub pour le planning familial spécifiant qu'il s'agit d'un "recours unique pour toutes les femmes".
Apprécions cependant la nuance apportée concernant le "droit" à l'avortement : "un recours légal mais pas idéal", pas idéal en effet...



7 mars 2009

La pilule contraceptive est un abortif


« Humanæ vitæ : une prophétie scientifique. » Ainsi s’intitule l’article paru dans l’Osservatore romano du 4 janvier et signé par José Maria Simon Castellvi, président de la Fédération internationale des associations de médecins catholiques (FIAMC). Si le texte est passé inaperçu en France, il a suscité un vif intérêt en Italie : il lamine la vulgate contraceptive en s’appuyant sur des faits totalement inédits.

En ce début d’année 2009, le professeur Castellvi prépare une bombe. Dans les colonnes du journal du Vatican, il présente les grandes lignes d’une étude parrainée par la FIAMC sur les dernières données médicales relatives à la contraception chimique. Plus de cent pages, quelque trois cents citations issues de prestigieuses revues médicales internationales, ce travail sans équivalent est l’œuvre du docteur suisse Rudolf Ehmann, une des grandes sommités en matière de gynécologie, bien connu par ailleurs pour son objection de conscience exemplaire pendant sa carrière à toute prescription de contraceptifs. En portant à la connaissance du grand public les conclusions de ce document révolutionnaire, Castellvi a créé une onde de choc dans les milieux médicaux transalpins.

Un avortement précoce

Les données examinées dans la littérature scientifique prouvent en effet, à l’encontre du prêt-à-penser dominant, que la pilule classique composée d’hormones oestrogènes et progestatives agit fréquemment comme un abortif. Comme la pilule du lendemain ou le stérilet, les contraceptifs hormonaux les plus usités dans le monde industrialisé présentent, outre les mécanismes habituels de blocage de l’ovulation, une action d’interception du jeune embryon. La fonction anti-nidatoire de la contraception hormonale n’est donc qu’un avortement précoce réalisé à travers des moyens chimiques entre la fécondation et le moment – environ au septième jour de son développement – où l’enfant à peine conçu vient se nicher dans l’utérus. Occulté méthodiquement depuis de nombreuses années, ce fait est complètement ignoré du grand public

Le professeur Castellvi rappelle également ce que nous avions déjà relaté : un département de l’Organisation mondiale de la santé, l’Agence internationale de recherche sur le cancer, a classé le 29 juillet 2005 la pilule dans le groupe I des agents cancérigènes. En outre, le déversement de tonnes d’hormones dans l’environnement pollue substantiellement les nappes phréatiques ; leur dispersion pourrait expliquer l’augmentation de la stérilité masculine. Ce n’est pas tout. Dérivée de la cortisone, les molécules employées favorisent les infections sexuelles au premier rang desquelles les maladies à chlamydiae, redoutable bactérie qui entraîne nombre de stérilités féminines. Si l’on suit le raisonnement de la FIAMC, la pilule jouerait donc un rôle loin d’être négligeable dans le recours exponentiel aux fécondations in vitro que l’on observe dans nos pays occidentaux. 

La pilule est une atteinte aux droits de l’homme

Pour le docteur Castellvi, le réquisitoire est sans appel : la pilule viole massivement les droits de l’homme sur cinq points primordiaux. En premier lieu, le droit à la vie en éliminant des embryons par son effet anti-nidatoire. Le droit à la santé ensuite parce que non seulement la pilule ne soigne rien mais de surcroît est dangereuse pour les femmes obligées de l’ingérer quotidiennement. Le droit à l’égalité entre les sexes puisque les hommes font porter entièrement le poids de ces contraintes sur les femmes. Le droit à l’éducation car les méthodes naturelles, respectueuses de l’anthropologie humaine, ne sont pas enseignées. Le droit à l’information enfin car la société civile est tenue dans l’ignorance sur tous ces points. 

Castellvi n’est pas naïf, il sait que cet argumentaire, bien que qualifié au plus haut point, sera âprement combattu tant il remet en cause les courants idéologiques qui régentent aujourd’hui la procréation humaine. L’argent règne en maître, les intérêts économiques sous-jacents à la vente de la pilule sont faramineux. Quant aux lobbies de la « santé reproductive », ils ont besoin de la pilule pour établir un contrôle démographique impitoyable à l’échelon international. Le professeur Castellvi n’est cependant pas homme à se laisser abattre. Insistant sur le caractère plus que jamais prophétique du magistère en ce domaine, il demande solennellement « à l’Église de créer une commission spéciale Humanæ vitæ ». Pour faire bouger des lignes que l’on croyait immuables et reconquérir les esprits de nos contemporains.

Article de Pierre-Olivier Arduin : responsable de la Commission bioéthique et vie humaine du diocèse de Fréjus-Toulon, directeur des études du troisième cycle Fondation Jérôme-Lejeune, et chroniqueur "société" du mensuel La Nef. Dernier ouvrage paru : La Bioéthique et l'Embryon, Editions de l'Emmanuel, 2007.

Lu sur Libertépolitique.com

6 mars 2009

Espagne : risque de dépénalisation de l'IVG à 14 semaines

Un collège d'experts sur l'avortement désigné par le gouvernement espagnol a recommandé jeudi d'autoriser l'interruption volontaire de grossesse (IVG) à la demande de la femme jusqu'à la 14e semaine, dans le cadre d'un projet de réforme de la loi qui devrait être présenté avant l'été.
La législation espagnole actuelle, révisée en 1985, n'autorise l'avortement qu'en cas de grossesse consécutive à un viol, jusqu'à la 12e semaine, de malformation fétale, jusqu'à la 22e semaine, ou de risque physique ou psychique pour la femme, jusqu'à la fin.
Les experts proposent de légaliser l'IVG sans obligation de justification médicale jusqu'à 14 semaines, et jusqu'à 22 si un médecin attteste d'un risque sérieux pour la santé de la femme ou d'une malformation du foetus. Au-delà de la 22e semaine, les médecins devront certifier que le foetus présente une malformation qu'ils jugent incompatible avec la vie. AP
Lu sur Challenge

1 mars 2009

Barack Obama contre l'objection de conscience ?

L'administration Obama a franchi vendredi une première étape vers l'annulation d'un décret controversé du gouvernement Bush sur l'avortement. Le texte protège les employés du secteur médical refusant de pratiquer un avortement ou d'autres soins pour des raisons morales.
Le département de la Santé a adressé une proposition d'annulation de ce décret qui devrait être effective au bout d'une période de 30 jours de débat public.
Un responsable du ministère a expliqué que le nouveau décret entré en vigueur le 20 janvier, jour de la prestation de serment de Barack Obama, créait un déséquilibre entre la nécessité de protéger les médecins refusant de pratiquer l'avortement et la nécessité de protéger le droit des femmes à obtenir les soins dont elles ont besoin.
La loi actuelle protège les employés du secteur médical refusant de pratiquer une interruption volontaire de grossesse. Mais le nouveau décret élargissait cette disposition avec une formulation suffisamment vague pour permettre aux professionnels de la santé d'invoquer la clause de conscience pour tout cas relatif à la contraception, au planning familial, aux vaccins et aux transfusions sanguines, a ajouté ce responsable.

27 févr. 2009

Peut-on être pro-avortement et communier?


La messe célébrée ce Mercredi des Cendres à 19h30 en l’église Saint Germain l’Auxerrois selon la forme extraordinaire du rite romain (missel de Saint PieV) comptait dans l’assistance, un paroissien pas comme les autres: Valéry Giscard d’Estaing, qu’accompagnait son épouse Anne-Aymone. Si l’on ne peut que se réjouir de voir l’ancien chef d’Etat assister à la célébration de l’Eucharistie, on peut cependant se demander si le prêtre avait le droit de lui donner la Sainte Communion.

En effet selon une note du cardinal Ratzinger, alors Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, “un homme catholique favorable à l’avortement légal doit se voir rappeler l’enseignement de l’Eglise par un pasteur et, en cas de persistance dans sa position, refuser l’accès à la communion eucharistique” (La Croix du 12 octobre 2004).

Selon le code de droit canon, ceux qui se rendent coupables de fautes extrêmement graves à l’égard de la doctrine sont déclarés excommuniés automatiquement, latae sententiae, sans qu’il soit besoin d’une décision express de l’autorité compétente, car ils sont supposés savoir que leur comportement est délictueux.

C'est notamment le cas pour l'avortement.Or, la levée de ces excommunications sont traités directement par le Saint-Siège, par le pape ou par la Congrégation pour la doctrine de la foi, parfois par l’évêque titulaire. Le préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, Mgr Raymond L. Burke disait récemment :

"Nous devons éviter de donner aux gens l’impression qu’on peut être en état de péché mortel et recevoir l’Eucharistie [...] parce que cela peut provoquer une autre sorte de scandale qui consiste à amener les gens à penser que l’acte public que cette personne accomplit, et que jusqu’à présent tout le monde considérait comme un péché grave, n’est en fait pas si grave que ça puisque l’Église lui permet de recevoir la Communion (…) Si une personnalité publique, connue pour soutenir ouvertement et délibérément le droit à l’avortement, reçoit l’Eucharistie, que va penser une personne ordinaire ?

A notre connaissance, VGE n’a jamais publiquement regretté la loi Veil. Au contraire, il a plusieurs fois affirmé qu’il était en désaccord avec le Pape Jean-Paul II sur ce point. Comme s’il était possible pour un catholique d’être favorable à l’avortement ou l’artisan d’une loi qui en a dramatiquement augmenté le nombre !

lu sur e-deo

26 févr. 2009

Cycle de 4 soirées de formation : comprendre les enjeux de la Bioéthique

L'Université de la Vie propose un cycle de 4 soirées de formation pour comprendre les enjeux de la bioéthique et pour agir au service de la vie (avortement, techniques de procréation assistée, clonage, recherche sur embryon, dépendance et fin de vie...).
Cette formation, ouverte à tous publics, étudiants et adultes, donnera des éclairages sur les souffrances en jeu, les avancées de la science et aussi des clés pour communiquer au service de la vie.
RDV :
Les lundis 2, 9, 16 et 23 mars 2009
à 20h30 précises (fin à 22h30)
à PARIS

Asiem - 6 rue Albert de Lapparent - 75007 Parismétro Ségur [10]
Renseignements et inscriptions :
sur notre site ou au 01 45 23 08 29
Tarif pour le cycle des 4 soirées : 25 euros (10 euros étudiants)
Ce cycle est une première approche pour aborder les questions éthiques complexes que soulèvent les progrès scientifiques et médicaux quand ils touchent à la vie elle-même : recherche sur embryons, procréation artificielle, accueil de la vie et avortement, fin de vie et euthanasie... En partant des épreuves de l’humanité souffrante que la science tente de soulager (maladies ou handicaps, naissances jugées indésirables, drames de la stérilité ou interminables agonies), les réflexions montreront l’importance de prendre en compte les aspects médicaux, législatifs, sociaux et politiques des enjeux bioéthiques. Les participants sont également invités à une réflexion personnelle à partir de l’encyclique l’Evangile de la vie de Jean-Paul II. Etape essentielle pour ceux qui veulent mieux servir la vie et en témoigner autour d’eux.