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7 mai 2009

Le Conseil d'Etat contre les mères porteuses

PARIS - Le Conseil d'Etat s'est prononcé pour l'autorisation des recherches sur les cellules souches embryonnaires en France mais contre la légalisation des mères porteuses, la gestation pour autrui (GPA). De même, l'autorité administrative préconise de ne pas étendre l'assistance médicale à la procréation (AMP) aux mères célibataires et aux homosexuelles.
"La prise en considération de l'intérêt de l'enfant et de la mère porteuse, principes fondamentaux qui sous-tendent l'interdiction actuelle, conduisent à recommander de ne pas légaliser la gestation pour autrui", dit-elle dans son rapport. Le Conseil d'Etat fait valoir que le don d'un enfant à un autre couple "présente une forte probabilité d'être vécu par cet enfant comme un abandon."
Il met également en avant les éventuelles conséquences médicales pour la mère porteuse et le risque d'exploitation de cette dernière. "La notion 'd'indemnité raisonnable' qui serait versée à la mère-porteuse est ambiguë", avance-t-il. Il propose cependant "des solutions ponctuelles" pour pallier les difficultés des familles souhaitant faire reconnaître des enfants nés d'une gestation pour autrui illégale. "On pourrait ainsi permettre la transcription de la seule filiation paternelle", indique-t-il.
Ce rapport avait été commandé par le Premier ministre, François Fillon, pour permettre une réévaluation de la loi bioéthique de 2004. Le groupe de travail présidé par Philippe Bas, ancien ministre de la Santé, a procédé à l'audition de plus de 60 personnalités. Dans le domaine de la recherche sur l'embryon et les cellules souches, le Conseil d'Etat propose de créer "un régime permanent d'autorisation" mais en "l'enserrant dans des conditions strictes. Il propose donc de substituer au régime de 2004 d'interdiction assorti de dérogations pendant une période de cinq ans un régime d'autorisation assorti de conditions afin de ne pas faire obstacle à de possibles découvertes scientifiques. Un moratoire "n'offre pas aux équipes de recherche la visibilité nécessaire", explique-t-il.
Il se prononce par ailleurs pour la levée, toujours sous certaines conditions, de l'anonymat du don de gamètes, pour permettre de répondre à la demande d'accès à leurs origines des enfants nés d'un tel don. Plus largement, le Conseil d'Etat estime que la législation française constitue un "point d'équilibre" par rapport à des législations étrangères plus libérales. Il recommande en conséquence de supprimer l'obligation de réexamen des lois bioéthiques tous les cinq ans.
Vu sur France 2, lu sur l'Express

15 avr. 2009

Dépénalisation de l'avortement à l'île Maurice : le débat s'amplifie

Le débat autour de la dépénalisation de l’avortement s’amplifie. Les pros et les anti engagent des actions pour sensibiliser les autorités sur leurs positions respectives.
Le Comité Interculturel pour le Respect de la Vie qui milite contre la légalisation de l’avortement fait parvenir son «Plaidoyer pour la vie » aux députés. Le Muvman Liberasyon Fam qui est en faveur de l’interruption volontaire de la grossesse écrit au Premier ministre.
Le Comité Interculturel pour le Respect de la Vie a adressé son «Plaidoyer pour la vie» aux membres de l’Assemblée nationale. Ce comité compte dans ses rangs des personnalités comme Cassam Uteem, ancien président de la République, Homa Mungapen, coordinatrice au Conseil des Religions, des membres du Mouvement d’Aide à la Maternité et ceux de l’Action Familiale.
«Depuis un certain nombre d’années, des activistes mènent campagne pour la légalisation de l’avortement. Ils n’ont pas réussi et ne sont pas près de réussir car, pour la grande majorité des Mauriciens, toutes cultures et religions confondues, la vie est sacrée», peut-on lire dans la lettre émanant du Comité Interculturel pour le Respect de la Vie.
Ceux qui militent contre la dépénalisation de l’avortement contestent l’argument de ceux qui veulent protéger les victimes de viol et d’inceste.
«On prétend qu’il ne faut pas rajouter à la détresse des victimes de viol et d’inceste en les trainant devant le tribunal. Sur le chiffre avancé de 20 000 avortements annuels, combien concernent les victimes de viol et d’inceste ? Mettons 5 ou 10 ou même 20. Doit-on être complice de 19 980 assassinats à cause de ces 20 ? », s’interroge le Comité Interculturel pour le Respect de la Vie.
Selon le comité, la loi doit être maintenue pour permettre « des poursuites méritées contre les mercenaires criminels qui assassinent pour de l’argent et contre les irresponsables qui tuent pour leur convenance égoïste ».
De son côté, le Muvman Liberasyon Fam (MLF) a constitué un front en faveur de la dépénalisation de l’avortement. Ce front a soumis une lettre au Premier Ministre, Navin Ramgoolam, le 14 avril, pour lui demander de suspendre la loi concernant l’avortement qui date de 1838.

9 mars 2009

Obama lance la recherche sur les cellules souches embryonnaires.


Le président américain Barack Obama devait autoriser lundi le financement par l'Etat de la recherche sur les cellules souches embryonnaires, interdit par George W. Bush pendant huit ans, un revirement qui réjouit les chercheurs mais inquiète les conservateurs.
Conformément à ses promesses électorales, M. Obama signera lors d'une cérémonie à la Maison Blanche un décret qui revient sur la politique de son prédécesseur en matière bioéthique, a indiqué l'administration.
Or ces cellules souches ont un potentiel énorme pour guérir ou traiter des maladies. Etant à l'origine de toutes les autres cellules, les scientifiques pensent pouvoir les transformer en n'importe quelle cellule du corps, pour remplacer des cellules endommagées ou malades et permettre la reconstitution de tissus ou d'organes.

Mais la recherche est controversée, car il faut détruire des embryons humains viables aux tous premiers jours de leurs développement pour en extraire ces cellules pluripotentes. Les conservateurs religieux considèrent cela comme un meurtre.

Les embryons utilisés sont des blastocystes surnuméraires laissés par des couples dans des cliniques pratiquant la fécondation in vitro. 

dépêche AFP

Obama n'établira pas lui-même les règles éthiques et juridiques entourant ces recherches, mais chargera l'Institut national de la santé (NIH) de les fixer dans un délai de quatre mois, a précisé dimanche son conseiller scientifique, le Dr Harold Varmus. L'Institut national de la santé devra notamment définir précisément dans quels cas des études portant sur des embryons humains pourront bénéficier des fonds publics. 

Arguments religieux:                                                                                                                             Les cellules souches sont une forme primitive de cellules capables d'évoluer en toutes sortes de composants de l'organisme: neurones, fibres musculaires, globules rouges...Les défenseurs de cette voie de recherche pensent qu'elle ouvre la porte à de nombreuses thérapies pour des maladies dégénératives ou des traumatismes handicapants. Ses détracteurs s'y opposent en général pour des motifs religieux, et refusent la destruction d'embryons nécessaire pour produire une lignée de cellules. 

"Le président Obama tient absolument à tuer des embryons humains pour faire des expériences aux frais du contribuable", a déclaré dans un communiqué le représentant républicain du New Jersey Chris Smith, membre du comité "pro-vie" à la Chambre.                         "L'argent des contribuables ne doit pas servir à détruire des vies humaines innocentes", a renchéri John Boehner, chef de file de la minorité républicaine à la Chambre des représentants.

Lu dans l'Express



17 janv. 2009

L'impunité du racisme chromosomique

Nouvel exemple de l'impunité du racisme chromosomique qui dénie tout avenir aux enfant atteints de trisomie 21, ou syndrome de Down (chromosome surnuméraire pour la 21 paire), les médecins ne feraient pas assez comprendre aux femmes que le dépistage de la trisomie 21 les mènera à faire le choix ou non de l'avortement eugénique, possible pendant toute la durée de la grossesse (mais rarement pratiquée après le 9ème mois, c'est déjà ça...). Le Point, l'Express ou encore Libération se font l'écho de cette crise. Cela est significatif de l'indifférence générale vis-à-vis de cette formidable discrimination ! Et s'il y avait un dépistage pour les couleurs de peau ? En prédisant le malheur des enfants trisomique, ne prédit-on pas tout simplement celui des enfants "différents" ?

Or cette différence peut être liée au handicap, mais aussi à l'origine ethnique, sociale, génétique, à la laideur... Pourra-t-on ainsi tuer des enfants laids ? Parce que leur vie est prédisposée au malheur ? Relisons, pour redevenir humains, cette citation du professeur Jérôme Lejeune, découvreur de l'anomalie chromosomique à l'origine du syndrome de Down :

"…Après avoir fait un diagnostic de trisomie 21 au microscope, décider que ce sujet doit être éliminé parce qu’il est trisomique 21, c’est du racisme chromosomique. C’est oublier une chose fondamentale : c’est qu’on voit d’une part trois chromosomes 21, mais on voit aussi les 46 autres qui sont tout à fait normaux. Donc c’est un membre de notre espèce. Alors je voudrais préciser une chose : c’est qu’il n’y a pas de loi à faire. La loi existe, elle date de plus de 2000 ans. C’est une loi romaine et qui disait simplement que lorsqu’il s’agit de son intérêt, "infans conceptus pro nato habetur", c’est à dire chaque fois que son intérêt est en jeu, l’enfant conçu doit être considéré comme né. Si nous entourons des mêmes soins l’enfant précoce comme nous le faisons pour l’enfant nouveau-né, tous les problèmes qui ont été soulevés sont résolus. C’est la vraie médecine, celle de toujours."

29 mai 2008

Un meurtre acquitté...

Le 9 avril dernier, le jury populaire de la Cour d’assises du Val-d’Oise acquittait Lydie Debaine, poursuivie pour avoir tué le 14 mai 2005 sa fille de 26 ans, handicapée motrice cérébrale, en lui administrant plusieurs cachets d’anxiolytiques avant de la noyer dans une baignoire.
Cette décision a suscité de nombreuses réactions, à lire sur Gène Ethique

+ d'infos sur L'Express, TF1 et Notariat 2000

16 avr. 2008

Benoît XVI à Washington

Notre Très Saint Père le Pape Benoît XVI est actuellement à Washington. Arrivé mardi, il a été accueilli par le Président Georges Bush. Ce voyage est très important, notamment car cette année, l'ONU célèbre le 60e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Le discours de Benoît XVI est donc "centré sur ce thème et surtout sur l'unité et l'indivisibilité des droits humains fondamentaux", a indiqué le secrétaire d'Etat du Vatican, Tarcisio Bertone.
Défendre les droits des plus faibles n'est-il pas le combat de chacun ?
Benoît XVI est déterminé et montre sa confiance en la Nation américaine :
"Alors que la nation fait face à des questions politiques et éthiques de plus en plus complexes, je suis sûr que le peuple américain trouvera dans ses croyances religieuses une source précieuse de discernement et une inspiration à poursuivre un dialogue raisonné, responsable et respectueux pour construire une société plus humaine et plus libre."
Extrait du Discours de Benoît XVI à la Maison Blanche, le 16 avril 2008