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12 mars 2009

Mères porteuses : l'Académie de Médecine est contre

Alors que les Etats généraux de bioéthique viennent de s'ouvrir, l'Académie nationale de médecine a rendu mardi un avis hostile à la gestation pour autrui.L’Académie nationale de médecine a donné mardi un avis défavorable à la gestation pour autrui (GPA), «au titre de sa mission médicale».

«Par la nature des problèmes qu’elle soulève, la GPA interpelle avant tout la société et relève de la décision du législateur», souligne la société savante dans les recommandations adoptées à l’issue de sa séance hebdomadaire.

L’Académie estime néanmoins que, «tout à fait consciente de sa responsabilité médicale, il lui appartient d’apporter tous les éléments concernant les complications que pourrait entraîner une éventuelle reconnaissance législative, complications et situations complexes contre lesquelles elle met en garde».

Le problème du tourisme procréatif

Roger Henrion, le rapporteur du groupe de travail,  a exposé les arguments pour et contre la légalisation. 
Parmi les arguments en faveur de la levée de l’interdiction, le groupe de travail a retenu l’absence d’alternative thérapeutique au type d’infertilité en cause dans cette démarche (absence de l’utérus ou anomalies utérines). «Ce sont des femmes qui ressentent une véritable souffrance», a souligné le Pr Henrion. La solution de l’adoption implique des démarches parfois difficiles.

Par ailleurs, le recours actuel à des mères porteuses à l’étranger – «le tourisme procréatif» – pose des problèmes de sécurité, est onéreux (de l’ordre de 50.000 à 150.000 euros) et laisse l’enfant dans une situation juridique très difficile à son retour en France.

Des risques de dérives

En ce qui concerne les arguments contre la légalisation, le Pr Henrion a relevé des arguments «moraux et éthiques»(commercialisation du corps humain, asservissement de la femme, atteinte à la valeur symbolique de la maternité). Mais aussi des«arguments médicaux», notamment des risques pour la gestatrice (hémorragie, poussée de tension, césarienne, dépression…).

Le groupe de travail mentionne aussi des risques pour l’enfant. Qui décidera dans des situations cruciales (grande prématurité, souffrance foetale aiguë, malformation…), a interrogé le Pr Henrion.

Le groupe de travail a également retenu des risques de dérives:«commercialisation» ou «demandes de pure convenance». La question implique des médecins (gynécologues, pédiatres…) mais«dépasse le cadre de la médecine» a souligné le Pr Henrion.

La ministre, elle aussi réservée

La ministre Roselyne Bachelot, qui sera chargée de rédiger le projet de loi révisant les lois de bioéthique, s'était dit jeudi dernier «défavorable» à ce que la pratique des mères porteuses puisse être mise sur le même plan que les autres modes d’assistance à la procréation.

Le «droit à l’enfant est un terme qui me choque profondément, a-t-elle déclaré. Cela n’existe pas. Il n’existe qu’un droit de l’enfant. Le “désir d’enfant”, en revanche, me paraît légitime, on peut le comprendre, quelle que soit la situation des personnes qui l’expriment. Maintenant, est-ce à la société d’y répondre ? Là est toute la question».

Lu sur Libération.fr

1 juil. 2008

Une pétition contre la gestation pour autrui

"Après la présentation, mercredi, du rapport du Sénat sur la "gestation pour autrui", favorable à une légalisation de cette pratique (cf. Synthèse de presse du 26/06/08) et les déclarations de Nadine Morano (voir photo), secrétaire d'état à la Famille (cf. Synthèse de presse du 27/06/08), Christine Boutin a réagi. Elle a annoncé le lancement d'une pétition "afin d'alerter l'opinion sur les conséquences d'une légalisation des mères porteuses".
Vendredi, Nadine Morano déclarait que la gestation pour autrui était "un acte d'amour". "Je le ferais pour ma fille, si elle avait une malformation", avait-elle affirmé. Christine Boutin s'est dit "stupéfaite" de tels propos. "Je ne peux imaginer que Mme Morano n'ait pas envisagé les conséquences familiales, psychologiques et éthiques de son acceptation du principe de pouvoir être la mère de ses propres petits-enfants".Au sein de l'UMP, d'autres membres ont pris leur distance avec Nadine Morano. Olivier Jardé, député du nouveau centre s'est dit "réticent" sur la proposition du groupe de travail du Sénat. Jean-Marc Nesme, député UMP de Saône et Loire s'est inquiété des "déclarations intempestives" de Nadine Morano et a appelé le premier ministre à donner la position du gouvernement.
Les avis du Comité consultatif national d'éthique, de l'Académie de médecine et du Conseil d'Etat sont encore attendus."
Lu sur Gène Ethique

26 juin 2008

Le FRS s'oppose à la législation des mères porteuses

Jean-Frédéric Poisson, députés des Yvelines et porte-parole du FRS (Forum des Républicains Sociaux), déclare :
"La loi actuelle refuse la maternité pour autrui au nom du respect du corps humain. En effet, cette évolution est contraire au respect du corps de la femme, instrumentalisé, comme de celui de l’enfant à naître. D’autre part, cela va totalement à l’encontre des dernières études scientifiques mettant en avant l’importance du lien mère-enfant pendant la grossesse.
Franchir un nouveau palier en ce sens serait donc largement préjudiciable pour notre société et c’est pourquoi le FRS ne peut qu’exprimer son vif désaccord avec de telles propositions."
+ d'infos sur le Salon Beige et FRS

19 mai 2008

Légalisation des mères porteuses?

Michèle André, sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme, membre du groupe de travail du Sénat sur la gestation pour autrui, déclare :
"Nous avons encore quelques réunions de travail devant nous, mais le groupe s’oriente vers l’idée qu’il faut légiférer pour autoriser les mères porteuses et encadrer cette pratique. Ce n’est pas un point de vue unanime mais majoritaire, qui rassemble des élus de droite et de gauche. Nous rendrons à la fin du mois de juin notre rapport qui, je l’espère, donnera lieu à une proposition de loi."
+ d'infos sur le Salon Beige et sur Gène Ethique