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12 juin 2009

Scandale : prescription de la pilule, plus besoin de médecin !

Le Sénat vient d’adopter une disposition, dans le cadre du projet de loi sur l’hôpital, autorisant pharmaciens et infirmiers à prescrire sous conditions la pilule contraceptive à la place des généralistes et gynécologues. Cette mini-révolution, censée «éviter les grossesses indésirées», pourrait entraîner des dérives. Décryptage.

Qui peut prescrire la pilule ?

Aujourd’hui, seuls les médecins généralistes et les gynécologues sont habilités à prescrire la pilule et autres formes de contraception (patch, l’implant, le stérilet…)

Avec ce nouveau texte: pour la première prescription, seuls les médecins restent compétents.
En revanche, infirmiers et pharmaciens seront autorisés à renouveler les prescriptions pour les seules pilules remboursées par la sécurité sociale.

Limite: En réalité, ce texte ne concerne donc que les pilules dites de deuxième génération (les plus anciennes), les seules prises en charge par la Sécu. Les nouvelles (les mini-dosées) ne sont pas concernées par cette nouvelle loi. Pourquoi? «Certainement pour éviter que les pharmaciens soient tentés de prescrire et donc de vendre les pilules les plus chères (jusqu’à 45 euros les 3 plaquettes). Les sénateurs ne veulent pas encourager le lobbying pharmaceutique, cela paraît assez clair», selon Elisabeth Paganelli, gynécologue libérale à Tours et membre du Syngof, le syndicat des gynécologues et obstétriciens de France.

Quel est le délai maximal de prescription?

Aujourd’hui, médecins et gynécologues prescrivent la pilule pour six mois ou un an maximum. Ils ne peuvent pas dépasser.

Avec ce nouveau texte, les infirmiers et pharmaciens pourront renouveler les prescriptions pour «une durée maximum de six mois, non renouvelable».

Limite: «Sauf que la disposition de loi telle que rédigée n’empêche pas en pratique une femme de changer tous les six mois d’infirmier ou de pharmacien pour se faire à nouveau prolonger l’ordonnance. Cela ouvre la voie à de graves dérives», s’inquiète le docteur Michel Chassang, président du CSMF, le principal syndicat des médecins libéraux. Et de rappeler, au passage: «la pilule n’est pas un bonbon. C’est un médicament avec ses contre-indications et ses effets secondaires redoutables (accident cardio-vasculaire, troubles métaboliques majeurs…).»

Pourquoi un tel assouplissement de la loi ?

- D’abord, parce qu’il y a un décalage entre la loi et la réalité.
Aujourd’hui, les professionnels le reconnaissent: dans les faits, les pharmaciens délivrent déjà la pilule. «Pour dépanner», que la cliente ait oublié son ordonnance ou qu’elle jure être en attente de rendez-vous… «Tiens, encore cet après-midi, une jeune patiente d’une vingtaine d’années m’a avoué qu’elle prenait la pilule depuis quatre ans sans avoir consulté depuis», témoigne la gynécologue Elisabeth Paganelli.
- Ensuite, et c’est le combat des infirmières scolaires, cette mesure doit permettre de lutter contre les IVG, en progression chez les mineures.

«Le nombre de grossesses non désirées, en particulier chez les jeunes femmes, est un problème de santé publique. Cette mesure a donc pour objectif de faire baisser le nombre d'interruption volontaire de grossesse (IVG)», rappelle Béatrice Gaultier, secrétaire générale adjointe du syndicat des infirmières scolaires, le SNIC-FSU.

«Souvent, chez les plus jeunes, il y a des ruptures de prescriptions. Parce qu’elles oublient de prendre rendez-vous chez le docteur ou parce que c’est pas forcément évident de parler de ces sujets avec ses parents. Et puis il y a aussi celles qui se disent “j’ai plus de petit copain, j’en ai pas besoin”», raconte l'infirmière scolaire.

Et d’insister: «Le but, ce n’est pas de remplacer les médecins. Mais plutôt de collaborer pour assurer une meilleur suivi des jeunes filles.» En face, la représentante du syndicat de gynécologues répond: «Cette mesure est bénéfique pour tout le monde. Elle permettra d’éviter les pilules délivrées sous le manteau et de réorienter les patientes en cas de problème vers un spécialiste. Soyons clair, aujourd’hui on manque de spécialistes, donc nous, gynéco, on est plus utile à traiter les cas pathologiques que les cas normaux...»

Lu sur Libération

31 mars 2009

Angleterre: opposition à la légalisation de l'euthanasie

Alors qu'un projet de loi est discuté au parlement britannique pour décriminaliser le suicide-assisté dans certains cas, une étude publiée le 25 mars dans Palliative Medecine, indique que deux tiers des médecins anglais seraient contre la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté au Royaume-Uni (82% contre l'euthanasie et 62% contre le suicide-assisté)
Un médecin généraliste a affirmé que "la plupart des médecins sont opposés à un changement de la loi. La confiance entre médecin et patient est cruciale. Cette étude devrait rassurer les gens sur le fait que les médecins sont à l'écoute des patients et agissent en adéquation avec la loi pour traiter leurs symptômes".
L'étude révèle que les personnes travaillant dans les unités de soins palliatifs sont proportionnellement moins favorables (moins de 1/10) à l'euthanasie que les médecins généralistes. D'ailleurs, "les cas d'euthanasie sont très rares au Royaume-Uni" déclare le Professeur Clive Seale du Centre des Sciences de la Santé à l'Université Queen Mary de Londres.
17,1% des médecins ayant répondu au sondage, avaient déjà, en accord avec les proches, administré des traitements en fin de vie destinés à soulager les patients, en sachant qu'ils pouvaient aussi entraîner une mort plus rapide. Il s'agissait de cas relevant du "double effet".
Des estimations communiquées par la Chambre des Lords indiqueraient que 300 000 personnes meurent chaque année en Angleterre en ayant besoin de soins palliatifs mais n'y ont pas accès. Aussi, "développer de bons traitements et soins en fin de vie pour tout ceux qui en ont besoin devrait être le point sur lequel concentrer nos énergies en tant que pays".

Italie : fallait-il qu'Eluana Englaro meurt pour que l'euthanasie soit légiférée ??


Un mois et demi après la mort d'Eluana Englaro, l'Italie a commencé à légiférer sur l'euthanasie. Jeudi dernier, le Sénat a adopté une loi interdisant aux malades en fin de vie de demander l'arrêt de leur alimentation. Le texte interdit aux malades de demander dans un "testament biologique" que leurs médecins arrêtent leur alimentation et leur hydratation quand ils seront en fin de vie.
Les médecins qui violeraient cette disposition encourraient des peines allant de cinq à quinze ans de prison.
Le texte doit maintenant être examiné par la Chambre des députés.

Lu sur Gènéthique

5 mars 2009

France : un amendement sur l'enseignement de l'IVG adopté contre l'avis du gouvernement et...

Mardi soir, les députés ont adopté un amendement au projet de loi sur l'hôpital qui instaure dans les études de médecine un volet spécifique sur la contraception et l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Cet amendement a été adopté contre l'avis du gouvernement et du rapporteur, Jean-Marie Rolland (UMP, Yonne, photo ci-contre).
La député Bérengère Poletti (UMP, Ardennes), a l'origine de cet amendement a expliqué que les femmes étaient mal conseillées en matière de contraception puisque deux femmes sur trois ayant recours à une IVG utilisent un mode de contraception.Elle craint également un manque de médecins pratiquant les IVG car ceux qui les pratiquent aujourd'hui sont âgés de plus de 55 ans. "Les jeunes médecins ne sont pas sensibilisés à la question et ils n'ont pas pris le relais", a-t-elle déclarée.
La ministre de la santé, Roselyne Bachelot et Jean-Marie Rolland ont estimé que cette disposition n'avait pas sa place dans un texte de loi et relevait du domaine réglementaire.
Par ailleurs, toujours dans le cadre de la loi sur l'hôpital, les députés devraient discuter aujourd'hui d'un amendement proposant que les pharmaciens puissent délivrer la pilule sans ordonnance.
Enfin, dans un rapport rendu le 3 mars, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a souligné que l'exercice du "droit" à l'IVG est "imparfait, faute d'une politique d'éducation sexuelle assortie de moyens budgétaires adaptés et d'une véritable prise en charge".

Washington : autorisation du SUICIDE assisté

Ce jeudi, l'État de Washington emboitera le pas de son voisin, l'Oregon, pour autoriser le suicide assisté.
Cette loi sur la mort dans la dignité va permettre que des doses létales de médicaments soient administrées à des patients qui ont moins de six mois à vivre.
Cela dit, les médecins et les pharmaciens qui ne sont pas d'accord avec la loi ne seront pas obligés d'acquiescer à la demande de leurs patients.
Cette loi a été approuvée par référendum en novembre et a été rendue possible parce que la Cour suprême a déclaré, en 2006, que les États pouvaient régir leurs propres pratiques médicales.
L'Oregon permet cette pratique depuis 1997. L'État du Montana a aussi jugé que les patients en phase terminale peuvent mourir avec les médecins.
Les patients majeurs, sains d'esprit et résidant dans l'État devront demander oralement à deux reprises et par écrit, avec deux témoins. Il faudra aussi des expertises médicales pour prouver que le patient est en phase terminale et qu'il a moins de six mois à vivre.(source: Radio-Canada)
Publié par Geneviève Allard

8 févr. 2009

Bébé avorté jeté vivant à la poubelle aux Etats-Unis : le médecin perd sa licence

L'affaire remontre à juillet 2006. A dix-huit ans, enceinte de 23 semaines, Sycloria Williams est allée se faire avorter dans une clinique près de Miami pour la coquette somme de 1200 dollars. Alors qu'elle était prête pour l'avortement, ayant pris ses médicaments, elle enfanta d'une petite fille bien vivante avant que le docteur Pierre Jean-Jacque Renelique n'arrive. Ce dernier était en effet en retard de plusieurs heures. L'une des propriétaire de la clinique, Belkis Gonzalez, n'ayant pourtant aucune licence médicale pour procéder à des avortements, a coupé le cordon ombilical et a mis le bébé vivant dans un sac poubelle. Le médecin a perdu aujourd'hui sa license.
Article complet sur avortementivg