Affichage des articles dont le libellé est sages-femmes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sages-femmes. Afficher tous les articles

28 juin 2009

Choisir la Vie informe

Paris le 24 juin 2009

Communiqué de Presse

Vote de l'extension de la pratique de l'avortement aux sages-femmes: une saisie du Conseil Constitutionnel s'impose !


Lors de l'examen du projet de loi sur l'hôpital devant l'Assemblée nationale, Madame Poletti, député UMP des Ardennes, avait été l'instigatrice d'un amendement visant à étendre la pratique de l'IVG médicamenteuse aux sages-femmes.

Devant la forte mobilisation associative, Madame Poletti avait finalement retiré son amendement au mois de mars et déclaré alors qu'« elles (les sages-femmes) n'étaient pas encore prêtes" et qu'il fallait les "consulter" davantage.

Or, quelques mois plus tard seulement, le projet de loi revenait au Sénat et l'article 22bis autorisant la prescription et la diffusion de l'avortement médicamenteux par les sages- femmes était voté.
Après son examen et son vote au sein de la commission mixte paritaire le 16 juin dernier, les députés, puis les sénateurs ont entériné les 23 et 24 juin définitivement ce texte.

Choisir la Vie dénonce une fois de plus l'incohérence des pouvoirs publics qui, s'ils semblent déplorer le nombre croissant des recours à l'avortement, ne s'attachent nullement à endiguer le fléau qu'il constitue tant pour l'enfant à naître que pour l'équilibre psychologique des femmes mais, au contraire, en étendent et facilitent toujours davantage l'accès.
Choisir la Vie attire ainsi l'attention sur l’irresponsabilité du vote de cet article 22bis (devenu l’art 86) et sur l’urgence d’intervenir pour dénoncer cette dérive. Elle appelle de ses vœux une procédure de saisine du Conseil constitutionnel:

1)La prescription d’une IVG médicamenteuse est contraire à l’essence du métier de sage-femme dont la formation et les compétences sont orientées vers l’accompagnement et l’accueil de l’enfant à naître. Les obliger à devenir des auxiliaires de la médecine pour la pratique de l’avortement, met en péril le sens et les motivations attachés à la qualité de leur savoir-faire qui doit être préservé.

2)La pratique d’une IVG par voie médicamenteuse n’a rien d’anodin. Elle comporte de nombreux risques et couvre un champ de compétences médicales plus large que celles des sages-femmes. Par exemple, une sage-femme est-elle compétente pour vérifier la présence d’une insuffisance surrénale chronique chez la patiente, contre-indiquée dans la prescription du RU 486 ?

3)Le risque est grand d’une rupture avec le conseil de l’ordre de la profession d’un certain nombre de sages-femmes refusant cette pratique, en totale opposition avec l’identité de leur métier.

Contact presse: 06 72 01 53 31

AOCPA Choisir la Vie
6, square du Trocadéro
75116 PARIS
01 47 51 60 04
choisirlavie@choisirlavie.org
www.choisirlavie.fr

12 juin 2009

France : les sages-femmes participeront aussi aux avortements

Nous relayons ici le message d'Olivia Déchelette, Porte-parole du Collectif Sages-femmes de demain, à la tête du combat contre un amendement visant à faire prescrire l'avortement médicamenteux par les sages-femmes. Proposée dans le rapport Poletti (photo ci-contre), l'amendement avait été retiré, puis est revenu en douce.

J’apprends à l’instant que, malgré la forte mobilisation de certains sénateurs (tous avaient reçu une lettre urgente que je leur avais adressée), l’article 22bis de la loi sur l’hôpital a été voté avec la modification que nous combattons.

Nombre de sénateurs ont peut-être été abusés par quelques articles de presse prétendant que les sages-femmes étaient d’accord avec cette pratique de l’avortement médicamenteux. C’est un échec, mais notre action n’est pas achevée. Le texte va être discuté en commission mixte paritaire et nous avons encore de quoi nous mobiliser.

Nous ne pouvons laisser croire celles qui, en notre nom, se sont engouffrées dans une revendication qui n’est pas la nôtre et qui n’est pas – j’en suis persuadée – celle de la plupart de nos collègues. C’est pourquoi, sans tabler sur les arguments « rassurants » de la prétendue clause de conscience ou de l’expérimentation régionale, nous devons nous mobiliser à nouveau. Pour le moment, en continuant de faire grandir notre Collectif, qui prendra de nouvelles initiatives sans baisser les bras. Soyez assurées de ma détermination.

Bien fidèlement,

Olivia Déchelette
Porte-parole du Collectif Sages-femmes de demain

4 juin 2009

Timor oriental : le code pénal autorise l'avortement d'urgence

Une mention d’exception autorisant l’avortement dans les cas où la grossesse met la vie de la mère en danger a été ajoutée cette semaine dans le code pénal du Timor oriental. La nouvelle loi stipule qu’il est "légitime" de préférer la santé maternelle à la vie d’un enfant non-né. Outre cette condition d’urgence, les législateurs ont posé comme condition préalable l’accord de trois médecins et des parents. Cette clause restant irréalisable dans les régions rurales où les médecins sont rares, les sages-femmes seront habilitées à pratiquer les interruptions de grossesse.

L’Eglise catholique, prédominante au Timor oriental, a marqué dès le départ son opposition à une telle mesure. Le 15 avril, Monseigneur Alberto Ricardo da Silva et Monseigneur Basilio do Nascimento of Boucau avaient fait paraître une lettre pastorale réaffirmant fermement "la nature sacrée et inviolable de la vie humaine, de la conception à la mort". Elle rappelait que, si tel est l’enseignement de l’Eglise, il en est de même pour la culture du Timor oriental. Les deux évêques ont par ailleurs rencontré plusieurs membres du gouvernement dans le courant du mois de mars.

Le mois dernier, le Catholic Family and Human Rights Institute a rapporté que plusieurs organisations non-gouvernementales (ONG), soutenues par les Nations-Unies, faisaient pression en faveur de l’avortement depuis longtemps.


15 mai 2009

Appel aux Sages-femmes : confrontation avec l'IVG

Daté du 14/05/2009 Lu sur Sages-femmes info

Par un biais de procédure parlementaire, l’amendement Poletti que nous avions fait retirer, vient d’être réintroduit au beau milieu d’une réunion confidentielle de la Commission des affaires sociales du Sénat, par un sénateur centriste. Nous devons tout faire pour que cette disposition ne soit pas votée ou soit annulée dans la suite de la procédure parlementaire.

791 sages-femmes, qui en représentent tant d’autres, cela doit compter pour faire comprendre à nos élus qu’on ne se débarrasse pas sur notre dos d’un problème de société complexe. C’est notre profession et toute son orientation qui sont aujourd’hui à nouveau menacés. Continuez à faire signer notre appel. De mon côté, je vais écrire en votre nom à toutes (et tous) aux sénateurs. Merci de votre engagement.

Olivia Déchelette
Porte-parole du Collectif Sages-femmes de demain

19 févr. 2009

Une victoire pour la vie!


Suites aux actions menées contre le projet de loi visant à autoriser les sages-femmes à prescrire l'avortement médicamenteux, Olivia Déchelette, responsable du collectif sages-femmes de demain, a annoncé ce matin sur www.sages-femmes.info
"Je viens de recevoir un courrier de Bérengère Poletti m’assurant que son amendement prévoyant que les sages-femmes puissent prescrire l’IVG médicamenteuse était officiellement retiré. Nous avons été entendues. Les parlementaires ont pris conscience de notre appel et ont montré qu’il ne s’agissait pas d’une réforme demandée par la profession. A l’heure où je vous écris, 741 sages-femmes nous ont rejointes. 
Même si nous restons bouleversées par ce qui a failli advenir pour notre métier, je veux tout de suite partager avec vous cette joie de voir notre mobilisation rapide se traduire par une victoire. 
Nous devons rester très vigilantes, car la proposition n’est pas advenue par hasard et pourrait fort bien revenir sous une autre forme, c’est pourquoi je vous propose de rester reliées pour défendre ensemble l’avenir de notre profession."

12 févr. 2009

Urgent! Appel des sages-femmes!


Sages-femmes !  Signez de toute urgence l'appel contre la prescription de l'IVG par les  sages-femmes. Quelques députés veulent faire  voter sans débat dans les  tout prochains jours, une mesure ajoutant à  la mission des sages-femmes « la pratique de l'IVG médicamenteuse » (avortement par RU 486) ajoutée au dernier moment dans le projet de loi Hôpital. Ce projet couvait dans les cabinets ministériels depuis quelques mois… Pour essayer de rassurer on parle d'une « expérimentation régionale ». Mais, ne nous y trompons pas, c'est l'avenir de toute notre profession qui se joue. De toute urgence mobilisons les sages-femmes cette semaine. Et mobilisons tous ceux qui sont attachés au métier qui accompagne la naissance. Signez l'appel contre la prescription, de l'IVG par les  sages-femmes sur


Nous comptons sur vous!
Olivia Déchelette.
Lettre du Collectif Sages-femmes de demain