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22 mars 2009

Le Vatican clarifie la pensée du pape sur l'avortement

Le Vatican a fait une mise au point samedi sur les propos controversés du pape Benoît XVI sur l'avortement, précisant qu'il "ne parlait pas d'avortement thérapeutique" mais déplorait "une large utilisation de l'avortement comme moyen de contrôle des naissances". L'Eglise catholique a "toujours admis l'avortement indirect", quand des soins prodigués à la femme enceinte pour lui sauver la vie "ont pour conséquence la mort du foetus", a précisé le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi.
"Ce que le pape a dit, c'est qu'on ne peut pas avancer le concept de santé maternelle pour justifier l'avortement comme moyen de régulation des naissances", a assuré le porte-parole. Dans un discours vendredi à la présidence de la République angolaise, Benoît XVI a déclaré que la promotion de l'avortement comme un soin de santé maternelle constituait pour lui "un grave sujet de préoccupation". (CYA)

21 mars 2009

Angola : le Saint Père n'encourage pas l'avortement thérapeutique

Le Pape Benoît XVI s'est déplacé en Angola et a abordé un autre sujet d'éthique sensible : l'avortement thérapeutique.
"Je dois également mentionner un autre grave sujet de préoccupation : les politiques de ceux qui, dans l'illusion de faire progresser l'édifice social, en menacent les fondements mêmes", a-t-il déclaré à la fin d'un discours au siège de la présidence angolaise. "Combien est amère l'ironie de ceux qui promeuvent l'avortement au rang des soins de la santé des 'mamans' ! Combien est déconcertante la thèse de ceux qui prétendent que la suppression de la vie serait une question de santé reproductive", a-t-il poursuivi, en faisant spécifiquement référence au protocole de Maputo.
Ce document adopté par l'Union africaine (UA) en 2003 est relatif aux droits des femmes en Afrique et complète la charte africaine. Son article 14 appelle les gouvernements à autoriser "l'avortement médicalisé, en cas d'agression sexuelle, de viol, d'inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus". L'Eglise catholique a toujours répété son opposition à l'avortement, mais c'est la première fois depuis son élection en 2005 que Benoît XVI s'oppose aussi spécifiquement à l'avortement thérapeutique.


Article extrait du Monde

17 janv. 2009

L'impunité du racisme chromosomique

Nouvel exemple de l'impunité du racisme chromosomique qui dénie tout avenir aux enfant atteints de trisomie 21, ou syndrome de Down (chromosome surnuméraire pour la 21 paire), les médecins ne feraient pas assez comprendre aux femmes que le dépistage de la trisomie 21 les mènera à faire le choix ou non de l'avortement eugénique, possible pendant toute la durée de la grossesse (mais rarement pratiquée après le 9ème mois, c'est déjà ça...). Le Point, l'Express ou encore Libération se font l'écho de cette crise. Cela est significatif de l'indifférence générale vis-à-vis de cette formidable discrimination ! Et s'il y avait un dépistage pour les couleurs de peau ? En prédisant le malheur des enfants trisomique, ne prédit-on pas tout simplement celui des enfants "différents" ?

Or cette différence peut être liée au handicap, mais aussi à l'origine ethnique, sociale, génétique, à la laideur... Pourra-t-on ainsi tuer des enfants laids ? Parce que leur vie est prédisposée au malheur ? Relisons, pour redevenir humains, cette citation du professeur Jérôme Lejeune, découvreur de l'anomalie chromosomique à l'origine du syndrome de Down :

"…Après avoir fait un diagnostic de trisomie 21 au microscope, décider que ce sujet doit être éliminé parce qu’il est trisomique 21, c’est du racisme chromosomique. C’est oublier une chose fondamentale : c’est qu’on voit d’une part trois chromosomes 21, mais on voit aussi les 46 autres qui sont tout à fait normaux. Donc c’est un membre de notre espèce. Alors je voudrais préciser une chose : c’est qu’il n’y a pas de loi à faire. La loi existe, elle date de plus de 2000 ans. C’est une loi romaine et qui disait simplement que lorsqu’il s’agit de son intérêt, "infans conceptus pro nato habetur", c’est à dire chaque fois que son intérêt est en jeu, l’enfant conçu doit être considéré comme né. Si nous entourons des mêmes soins l’enfant précoce comme nous le faisons pour l’enfant nouveau-né, tous les problèmes qui ont été soulevés sont résolus. C’est la vraie médecine, celle de toujours."