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6 mai 2009

Le Conseil d'Etat et le réexamen de la loi bioéthique

Le Point : Concernant la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires, le Conseil d'Etat, "préconise de créer "un régime permanent d'autorisation", "enserré dans des conditions strictes, précisant que la possibilité d'autoriser serait une simple faculté et ne créerait donc pas un droit à autorisation", précise-t-il. La loi de bioéthique du 6 août 2004 a posé le principe de l'interdiction des recherches sur l'embryon humain, tout en ouvrant une période de cinq ans pendant laquelle de telles recherches pourraient être autorisées sous conditions."

Ainsi, le Conseil d'Etat veut aller plus loin que la législation actuelle, dont la logique est déjà schizophrène ! Pour avoir une meilleure idée sur les problématiques liées à l'embryon, lire l'article du Docteur Henri Bléhaut sur le très bon blog bioéthique de la conférence des évêques de France (et qu'ils soient une nouvelle fois salués pour cette belle initiative). Quoi qu'il en soit, il est temps de faire entendre la voix de la raison au coeur du débat bioéthique qui réveille surtout les imaginations délirantes d'une majorité bernée, qui "sent" plutôt qu'elle ne réfléchit. Pour participer aux Etats Généraux de la Bioéthique, voir ici, sur le site internet qui leur est consacré.
dessin : ti'hamo

21 avr. 2009

L'exposition "Our Body" interdite par la justice


Un juge des référés du tribunal de grande instance de Paris a interdit, mardi, l'exposition anatomique "Our Body, à corps ouvert", laissant 24 heures aux organisateurs pour la suspendre.
La société Encore Events, qui organise l'exposition à Paris, a décidé de faire appel. "Ça me paraît aberrant comme jugement", s'est indigné Pascal Bernardin, gérant de cette société, rappelant : "Il y a 18 à 20 expositions anatomiques du même type qui tournent en ce moment à travers le monde, aux États-Unis ou en Europe, et qui n'ont jamais été interdites."

Déjà présentée en France, à Lyon et à Marseille, la manifestation, en place depuis le 12 février à Paris, devait s'achever le 10 mai à l'Espace 12, boulevard de la Madeleine, avant de migrer au Parc floral, du 22 mai au 23 août. Au prix de 15,50 euros l'entrée, Encore Events propose au public de découvrir 17 cadavres de Chinois, hommes et femmes, entiers ou disséqués.

Les corps sont préservés par plastination, une technique qui consiste à remplacer les liquides organiques par du silicone.
Dans son ordonnance, le juge des référés Louis-Marie Raingeard a estimé que l'exposition Our Body représentait "une atteinte illicite au corps humain" et que les "découpages" des corps qui sont exposés, ainsi que "les colorations arbitraires" et "les mises en scène déréalisantes" manquaient de "décence". "L'espace assigné par la loi au cadavre est celui du cimetière", a rappelé le magistrat dans sa décision, considérant que "l'objectif commercial" poursuivi portait "une atteinte manifeste au respect qui est dû" aux corps. Deux associations de lutte pour les droits humains ont assigné la société Encore Events, organisatrice de l'événement, pour en obtenir l'interdiction. Lors de l'audience, le 1er avril, cette dernière a souligné le caractère pédagogique et scientifique de la manifestation, tandis que les associations ont argué qu'elle portait atteinte aux droits humains.

Lu sur LePoint

4 mars 2009

Christine Boutin n'accepte "pas que l'on reconnaisse l'homoparentalité"

C'est une première. L'avant-projet de loi destiné à créer un statut du beau-parent concerne aussi les familles homoparentales. La confirmation a été apportée lundi par la secrétaire d'État à la famille Nadine Morano (photo ci-dessous). L'avant-projet de loi "relatif à l'autorité parentale et aux droits des tiers" cite dans son exposé les 1,6 million de familles recomposées, les 2,7 millions de foyers monoparentaux, mais aussi les "30.000 enfants qui vivraient, d'après les estimations de l'Institut national d'études démographiques, dans un foyer composé de deux adultes de même sexe".


Des voix hostiles se sont déjà élevées au sein de la majorité. La ministre du Logement Christine Boutin (photo ci-dessous), qui s'est toujours vivement opposée au statut du beau-parent, justifie sa position : "Je n'accepterai pas que l'on reconnaisse l'homoparentalité et l'adoption par les couples homosexuels de façon détournée, en le glissant dans une loi sur le statut du beau-parent. Les enjeux, pour les enfants comme pour les parents, sont suffisamment conséquents pour qu'ils soient abordés de façon franche et débattue."

"Je ne veux pas débattre avec Mme Boutin" (Morano)
Pour la présidente du Forum des républicains sociaux, "reconnaître le statut du beau-parent risque de mener à la reconnaissance objective de l'homoparentalité et de l'adoption par les couples homosexuels". "Mais je n'accepterai pas qu'on le fasse au détour d'un projet de loi censé améliorer les relations avec les beaux-parents dans le cadre des familles recomposées (...). L'altérité sexuelle est un des fondements de notre société. La personnalité et l'identité de l'enfant se construisent dans le rapport au sexe opposé : l'enfant, pour se structurer, a besoin d'un papa et d'une maman."

Lire la totalité de l'article sur Le Point

17 janv. 2009

L'impunité du racisme chromosomique

Nouvel exemple de l'impunité du racisme chromosomique qui dénie tout avenir aux enfant atteints de trisomie 21, ou syndrome de Down (chromosome surnuméraire pour la 21 paire), les médecins ne feraient pas assez comprendre aux femmes que le dépistage de la trisomie 21 les mènera à faire le choix ou non de l'avortement eugénique, possible pendant toute la durée de la grossesse (mais rarement pratiquée après le 9ème mois, c'est déjà ça...). Le Point, l'Express ou encore Libération se font l'écho de cette crise. Cela est significatif de l'indifférence générale vis-à-vis de cette formidable discrimination ! Et s'il y avait un dépistage pour les couleurs de peau ? En prédisant le malheur des enfants trisomique, ne prédit-on pas tout simplement celui des enfants "différents" ?

Or cette différence peut être liée au handicap, mais aussi à l'origine ethnique, sociale, génétique, à la laideur... Pourra-t-on ainsi tuer des enfants laids ? Parce que leur vie est prédisposée au malheur ? Relisons, pour redevenir humains, cette citation du professeur Jérôme Lejeune, découvreur de l'anomalie chromosomique à l'origine du syndrome de Down :

"…Après avoir fait un diagnostic de trisomie 21 au microscope, décider que ce sujet doit être éliminé parce qu’il est trisomique 21, c’est du racisme chromosomique. C’est oublier une chose fondamentale : c’est qu’on voit d’une part trois chromosomes 21, mais on voit aussi les 46 autres qui sont tout à fait normaux. Donc c’est un membre de notre espèce. Alors je voudrais préciser une chose : c’est qu’il n’y a pas de loi à faire. La loi existe, elle date de plus de 2000 ans. C’est une loi romaine et qui disait simplement que lorsqu’il s’agit de son intérêt, "infans conceptus pro nato habetur", c’est à dire chaque fois que son intérêt est en jeu, l’enfant conçu doit être considéré comme né. Si nous entourons des mêmes soins l’enfant précoce comme nous le faisons pour l’enfant nouveau-né, tous les problèmes qui ont été soulevés sont résolus. C’est la vraie médecine, celle de toujours."

8 déc. 2008

Une campagne d'information sur la fin de vie

A la suite du rapport Leonetti qui soulignait notamment la méconnaissance de la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie (cf. Synthèse de presse du 02/12/08), le ministère de la Santé a annoncé le lancement, début 2009, d'une campagne de communication et d'information sur la fin de vie et les soins palliatifs. Plus de 5 millions d'euros seront consacrés à cette campagne de grande envergure qui vise aussi bien les professionnels de santé que le grand public. Comme le Premier ministre, la ministre de la Santé a "souscrit à la très grande majorité des mesures préconisées".
Dans l'hebdomadaire La Vie, Jean Leonetti répète qu'"aucune loi ne peut résoudre tous les problèmes de la fin de vie et répondre au fantasme de maîtriser la mort". Après cinq années passées à travailler sur le sujet de la fin de vie, le député-médecin conclut : "j'ai compris une petite chose toute simple : ce qui fait demander la mort est bien pire que la mort, c'est la solitude et la souffrance, le sentiment d'abandon" ; "le sens de la vie est donné par ceux qui sont autour de vous et vous aiment".
Par ailleurs, le comité de suivi du développement des soins palliatifs devrait rapidement évoluer en "observatoire des pratiques médicales". Roselyne Bachelot devrait aussi faire le point sur le programme de développement des soins palliatifs annoncé par le Président de la République en juin dernier (cf. Synthèse de presse du 13/06/08).
Dans Le Figaro, Martine Perez ajoute que "les partisans de l'euthanasie ne désarmeront pas" : "conduits par l'Association pour le droit de mourir dans la dignité, ils réclament à cor et à cri, en s'appuyant sur des cas particuliers tragiques qu'ils médiatisent, une reconnaissance "du droit à la mort"".


5 juin 2008

Nicolas Sarkozy et les soins palliatifs

D'après l'hedomadaire La Vie, Nicolas Sarkozy devrait dévoiler le 13 juin prochain, le plan gouvernemental pour le développement des soins palliatifs. Ce plan dont le coût est estimé à 215 millions d'euros et qui devrait être financé par les franchises médicales, a pour objectif de "doubler en quatre ans la capacité de l'offre des soins palliatifs, renforcer la formation des médecins et l'information du public".