Le Point : Concernant la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires, le Conseil d'Etat, "préconise de créer "un régime permanent d'autorisation", "enserré dans des conditions strictes, précisant que la possibilité d'autoriser serait une simple faculté et ne créerait donc pas un droit à autorisation", précise-t-il. La loi de bioéthique du 6 août 2004 a posé le principe de l'interdiction des recherches sur l'embryon humain, tout en ouvrant une période de cinq ans pendant laquelle de telles recherches pourraient être autorisées sous conditions."6 mai 2009
Le Conseil d'Etat et le réexamen de la loi bioéthique
Le Point : Concernant la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires, le Conseil d'Etat, "préconise de créer "un régime permanent d'autorisation", "enserré dans des conditions strictes, précisant que la possibilité d'autoriser serait une simple faculté et ne créerait donc pas un droit à autorisation", précise-t-il. La loi de bioéthique du 6 août 2004 a posé le principe de l'interdiction des recherches sur l'embryon humain, tout en ouvrant une période de cinq ans pendant laquelle de telles recherches pourraient être autorisées sous conditions."21 avr. 2009
L'exposition "Our Body" interdite par la justice
La société Encore Events, qui organise l'exposition à Paris, a décidé de faire appel. "Ça me paraît aberrant comme jugement", s'est indigné Pascal Bernardin, gérant de cette société, rappelant : "Il y a 18 à 20 expositions anatomiques du même type qui tournent en ce moment à travers le monde, aux États-Unis ou en Europe, et qui n'ont jamais été interdites."
Déjà présentée en France, à Lyon et à Marseille, la manifestation, en place depuis le 12 février à Paris, devait s'achever le 10 mai à l'Espace 12, boulevard de la Madeleine, avant de migrer au Parc floral, du 22 mai au 23 août. Au prix de 15,50 euros l'entrée, Encore Events propose au public de découvrir 17 cadavres de Chinois, hommes et femmes, entiers ou disséqués.
Les corps sont préservés par plastination, une technique qui consiste à remplacer les liquides organiques par du silicone. Dans son ordonnance, le juge des référés Louis-Marie Raingeard a estimé que l'exposition Our Body représentait "une atteinte illicite au corps humain" et que les "découpages" des corps qui sont exposés, ainsi que "les colorations arbitraires" et "les mises en scène déréalisantes" manquaient de "décence". "L'espace assigné par la loi au cadavre est celui du cimetière", a rappelé le magistrat dans sa décision, considérant que "l'objectif commercial" poursuivi portait "une atteinte manifeste au respect qui est dû" aux corps. Deux associations de lutte pour les droits humains ont assigné la société Encore Events, organisatrice de l'événement, pour en obtenir l'interdiction. Lors de l'audience, le 1er avril, cette dernière a souligné le caractère pédagogique et scientifique de la manifestation, tandis que les associations ont argué qu'elle portait atteinte aux droits humains.
4 mars 2009
Christine Boutin n'accepte "pas que l'on reconnaisse l'homoparentalité"
Des voix hostiles se sont déjà élevées au sein de la majorité. La ministre du Logement Christine Boutin (photo ci-dessous), qui s'est toujours vivement opposée au statut du beau-parent, justifie sa position : "Je n'accepterai pas que l'on reconnaisse l'homoparentalité et l'adoption par les couples homosexuels de façon détournée, en le glissant dans une loi sur le statut du beau-parent. Les enjeux, pour les enfants comme pour les parents, sont suffisamment conséquents pour qu'ils soient abordés de façon franche et débattue."
"Je ne veux pas débattre avec Mme Boutin" (Morano)
Pour la présidente du Forum des républicains sociaux, "reconnaître le statut du beau-parent risque de mener à la reconnaissance objective de l'homoparentalité et de l'adoption par les couples homosexuels". "Mais je n'accepterai pas qu'on le fasse au détour d'un projet de loi censé améliorer les relations avec les beaux-parents dans le cadre des familles recomposées (...). L'altérité sexuelle est un des fondements de notre société. La personnalité et l'identité de l'enfant se construisent dans le rapport au sexe opposé : l'enfant, pour se structurer, a besoin d'un papa et d'une maman."
17 janv. 2009
L'impunité du racisme chromosomique
Or cette différence peut être liée au handicap, mais aussi à l'origine ethnique, sociale, génétique, à la laideur... Pourra-t-on ainsi tuer des enfants laids ? Parce que leur vie est prédisposée au malheur ? Relisons, pour redevenir humains, cette citation du professeur Jérôme Lejeune, découvreur de l'anomalie chromosomique à l'origine du syndrome de Down :
"…Après avoir fait un diagnostic de trisomie 21 au microscope, décider que ce sujet doit être éliminé parce qu’il est trisomique 21, c’est du racisme chromosomique. C’est oublier une chose fondamentale : c’est qu’on voit d’une part trois chromosomes 21, mais on voit aussi les 46 autres qui sont tout à fait normaux. Donc c’est un membre de notre espèce. Alors je voudrais préciser une chose : c’est qu’il n’y a pas de loi à faire. La loi existe, elle date de plus de 2000 ans. C’est une loi romaine et qui disait simplement que lorsqu’il s’agit de son intérêt, "infans conceptus pro nato habetur", c’est à dire chaque fois que son intérêt est en jeu, l’enfant conçu doit être considéré comme né. Si nous entourons des mêmes soins l’enfant précoce comme nous le faisons pour l’enfant nouveau-né, tous les problèmes qui ont été soulevés sont résolus. C’est la vraie médecine, celle de toujours."
8 déc. 2008
Une campagne d'information sur la fin de vie
Par ailleurs, le comité de suivi du développement des soins palliatifs devrait rapidement évoluer en "observatoire des pratiques médicales". Roselyne Bachelot devrait aussi faire le point sur le programme de développement des soins palliatifs annoncé par le Président de la République en juin dernier (cf. Synthèse de presse du 13/06/08).
Dans Le Figaro, Martine Perez ajoute que "les partisans de l'euthanasie ne désarmeront pas" : "conduits par l'Association pour le droit de mourir dans la dignité, ils réclament à cor et à cri, en s'appuyant sur des cas particuliers tragiques qu'ils médiatisent, une reconnaissance "du droit à la mort"".