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13 mai 2009

Mères porteuses : plaidoyer pour la défense des plus vulnérables

Dans la perspective de la révision des lois de bioéthique en juin, 82 personnalités du monde de la science ou de la culture lancent un manifeste contre la tentation de recourir à la «gestation pour autrui» et ses conséquences.

Prendre en compte la souffrance des couples infertiles ne peut justifier de transgresser des principes qui fondent notre vie collective et notamment le devoir de protection des plus vulnérables. La gestation pour autrui ouvre la voie à des pratiques hautement contestables : l'exploitation des femmes, la promotion du «tout génétique», la programmation d'enfants conçus pour être abandonnés par la femme qui les a portés.

Que la pratique soit légale ou non, la mère porteuse est dans la quasi-totalité des cas d'un milieu socio-économique et culturel défavorisé par rapport à celui du couple demandeur. Ce simple constat devrait nous arrêter, or ce n'est pas le cas. Les mères porteuses seraient sélectionnées en fonction de leur capacité à consacrer, par altruisme, neuf mois (plutôt douze) de leur existence à porter l'enfant d'un couple en s'interdisant de se fantasmer comme mère, ce qui s'apparente à un déni de maternité, tout en gardant la possibilité de se rétracter après la naissance. Pour soulager notre conscience ? Quel professionnel peut s'autoriser à déclarer telle femme «bonne pour le service» ? La loi doit-elle permettre des conventions permettant à une femme de consentir à sa propre aliénation organique et à s'exposer à des risques corporels (ceux communs à toute grossesse) et psychiques ?

Les conséquences sur son couple et sur ses propres enfants qui verraient leur mère donner le bébé qu'elle porte ne sont pas envisagées… pas plus que la place de l'enfant «porté» si elle se rétractait. Faut-il encourager des femmes consentantes, imaginant le plus souvent réparer une blessure ancienne plus ou moins enfouie, à embarquer leur famille dans cette aventure ? On ne peut concevoir que ces femmes ne soient pas rémunérées - on appellerait ça une indemnisation - ce qui revient à leur demander de se vendre pour produire une marchandise : l'enfant.

Le couple demandeur verrait se réaliser son souhait d'élever un enfant « de ses gènes ». Démarche bien différente de l'adoption qui valorise la parentalité d'intention, du don de sperme, d'ovule ou d'embryon, anonyme et gratuit, qui relativise l'apport du génétique. Il ne peut être comparé au don d'organe sauf à considérer l'enfant comme un «organe». Cette définition de l'individu par ses seuls gènes, évoquant le « pedigree » dont on sait les usages abusifs qui peuvent en découler va à l'encontre des valeurs de mixité et d'ouverture à l'autre.

L'enfant tant désiré est le grand oublié : qu'est-ce qu'être un fœtus porté par une femme instrumentalisée ? Nous connaissons l'importance des échanges entre la mère et le fœtus sur son développement physique, psychique et affectif. Nous connaissons les effets délétères des séparations précoces sur la vie entière. Les médecins doivent-ils se prêter à la conception d'enfants programmés pour être donnés par la femme qui les porte ?

Une loi peut limiter les dérives mercantiles des intermédiaires voire le tourisme procréatif. Il n'empêche qu'aussi restrictive soit-elle, elle légitimerait, avec la participation du médecin et du juge, des pratiques que nous condamnons parce qu'elles remettent en cause la protection qu'on doit aux plus vulnérables.

Lu sur le Figaro.fr

19 mars 2009

Le Luxembourg légalise l'euthanasie

Le Figaro nous rapportait hier: 
Le Luxembourg est devenu aujourd'hui le troisième pays de l'Union européenne à légaliser l'euthanasie, après les Pays-Bas et la Belgique, avec l'entrée en vigueur d'une loi à l'origine d'une réduction des pouvoirs du souverain luxembourgeois.
"N'est pas sanctionné pénalement et ne peut donner lieu à une action civile en dommage et intérêts le fait par un médecin de répondre à une demande d'euthanasie ou d'assistance au suicide", stipule la loi promulguée lundi par le chef de l'Etat, le grand duc Henri, et publiée aujourd'hui au journal officiel luxembourgeois
Adoptée en seconde lecture par les députés luxembourgeois le 18 décembre, le texte avait suscité l'opposition du grand duc, qui avait menacé de ne pas le signer en raison de ses profondes convictions catholiques.
Pour contourner les réticences du monarque et éviter une crise institutionnelle majeure, le parlement luxembourgeois a dû modifier la Constitution et réduire les pouvoirs du souverain.
Le souverain n'a plus comme par le passé à "sanctionner" les lois pour les valider, mais il se contente de les "promulguer", sans que cela ait valeur d'assentiment. Cette réforme a fait évoluer le Luxembourg vers une monarchie purement protocolaire, ce à quoi le grand duc lui-même aspirait.

À ce propos gènéthique.org nous spécifie:
En France, les députés verts Noël Mamère (Gironde), François de Rugy (Loire-Atlantique), Yves Cochet et Martine Billard (Paris) devraient déposer aujourd'hui une proposition de loi visant à dépénaliser l'euthanasie, alors même que sort le livre de Denis Labayle "Pitié pour les hommes, l'euthanasie, le droit ultime" et qu'est lancé un manifeste signé notamment par les députés Henriette Martinez (UMP) et Manuel Valls (PS).

10 mars 2009

Du droit de charcuter nos bébés

"Obama donne le feu vert pour la recherche sur l'embryon"
C'est le titre donné par le Figaro à son article consacré à la légalisation de la recherche embryonnaire du président américain. Il est expliqué en quoi la recherche sur les cellules souches embryonnaires pourraient permettre de traiter des maladies aujourd'hui encore incurables. Cette intention, plutôt bonne puisque permettant de guérir, passe aux yeux du public comme une opportunité d'avancer dans la médecine. Mais la fin justifie-t-elle les moyens ? Quel est l'enjeu économique de cette recherche ?
Un
sondage déjà clos a été crée sur cette page du Figaro, où vous pourrez déposer vos commentaires.
Voici un extrait de cet article (pour lire la totalité, cliquer ici) :


Le président Obama a signé lundi un décret autorisant le financement public de la recherche sur les cellules souches embryonnaires.
Conformément à ses promesses, Barack Obama a signé lundi le décret autorisant le financement par l'État fédéral de la recherche sur les cellules souches embryonnaires, interdit par son prédécesseur, George W. Bush, depuis le 9 août 2001. «Nous allons apporter le changement que tellement de scientifiques et de chercheurs, tellement de médecins, tellement de malades et leurs proches ont espéré au cours des huit dernières années : nous allons lever l'interdiction faite à l'Etat fédéral de financer la recherche pleine de promesses sur les cellules souches embryonnaires», a déclaré le président américain, qui s'est dans le même temps élevé contre le clonage humain qu'il a qualifié de «dangereux et profondément mauvais».
Depuis près de huit ans en effet, les recherches sur l'embryon ne pouvaient être effectuées qu'avec l'aide de fonds privés. Seuls les travaux sur les cellules souches extraites d'organismes adultes, qui ne posent pas de problèmes éthiques mais sont bien plus difficiles à obtenir, pouvaient recevoir des fonds publics.

2 mars 2009

Le père d'Eluana visé par une enquête pour homicide involontaire

Une association baptisée «Comité vérité et vie» a porté plainte contre le père de cette Italienne décédée après 17 ans passés dans le coma. Treize autres personnes sont concernées.
[...]
Le parquet d'Udine, la ville où elle est morte, n'avait d'autre choix que d'ouvrir une telle enquête après la plainte du «Comité vérité et vie», une association qui se présente comme «non-confessionnelle» tout en défendant les thèses du Vatican. En Italie, «le dépôt de plainte entraîne en effet obligatoirement l'action pénale», a expliqué l'avocat de la famille d'Eluana, Vittorio Angiolini. «L'ouverture de cette enquête ne signifie nullement la mise en cause des personnes visées. Elle pourrait tout à fait se terminer par un non-lieu», a-t-il ajouté.
Parmi les treize personnes concernées par cette enquête, le père d'Eluana, Beppino Englaro, est le principal visé. Mais à en croire son avocat, il n'est «pas inquiet» par cette procédure.
Plus de détails sur Le Figaro

28 févr. 2009

Ethique et scandale : exposition de corps dans la capitale

"L’exposition très controversée « Our Body » a ouvert ses portes en plein cœur de paris, Place de la Madeleine. Jusqu’au 10 mai, elle présente de vrais corps et organes humains, afin de révéler les secrets de l’anatomie. Les spécimens, au nombre de vingt, sont conservés selon le procédé de la plastination qui vise à préserver des tissus biologiques en remplaçant les différents liquides organiques par de la silicone. Ce processus assez complexe requiert 2000 à 3000 heures de travail pour un corps." nous dit le Figaro.
Nous pouvons nous interroger sur le sens de cette exposition : le respect de la vie ne commence-t-elle pas par le respect de son propre corps, et des corps de manière générale ? Peut-on parler de dignité de la vie face à cette exhibition de corps à différents stages de décomposition ?
La polémique existait déjà l'an dernier : voir lyoncapitale.fr

Vidéo trouvée sur Youtube :

26 févr. 2009

L'accès à l'IVG menacé, des amendements pour y remédier ?

C'est ce que soutient Bérengère Poletti, députée UMP des Ardennes, qui vient de déposer un ensemble d'amendements au projet de loi de Roselyne Bachelot portant réforme de l'hôpital pour tenter de «remédier à ce problème» qui, selon elle, constitue «un vrai enjeu sanitaire».
Causes :
- Restructuration hospitalières donc fermetures de cliniques pratiquant l'avortement
- Baisse d'effectif des gynécologues pratiquant l'avortement
- Désengagement des établissement de santé privés au sujet de cette pratique
Conséquences :
- Dépassements très fréquents de la date légale de la pratique de l'IVG (actuellement à 12 semaines)
- Déplacement à l'étranger pour pratique l'avortement
- Surcoût
"Malgré la consommation de contraception la plus importante d'Europe, la France compte plus de 200 000 avortements par an, soit le double de l'Allemagne. Et il augmente ces dernières années chez les adolescentes. «Les pouvoirs publics sont conscients et soucieux de ce taux, donc l'objectif n'est pas d'augmenter le nombre de prescripteurs mais de s'interroger sur l'échec des politiques de prévention de l'IVG», défend Tugdual Derville, délégué général de l'Alliance pour les droits de la vie.
Pour le Dr Marc-Alain Rozan, président du Syndicat des gynécologues obstétriciens de France, c'est le manque d'information qui est la principale cause de cet échec. «Il n'y a qu'à regarder l'étude expérimentale menée il y a quatre ans par l'Union régionale des médecins libéraux de Midi-Pyrénées, dit-il. Des médecins sont venus faire de la prévention sur la contraception et l'avortement à des élèves allant de la sixième à la terminale, à raison de deux heures par an. Le taux de recours à l'IVG avait diminué de moitié après cela.»
Prévoyant notamment que le deuxième cycle des études médicales comprenne un enseignement portant spécifiquement sur la contraception et l'interruption volontaire de grossesse, mais aussi que les moyens d'accès à l'IVG soient fixés «de façon obligatoire et coordonnée par le schéma régional d'organisation des soins», les amendements de Bérengère Poletti seront étudiés en séance publique la semaine prochaine.
Parmi eux, face au lever de bouclier des associations, la députée a dû retirer celui qui visait à autoriser aux sages-femmes la prescription de la pilule abortive. «La profession de sage-femme ne doit pas être dénaturée en ajoutant à sa mission cette pratique contraire à sa vocation», souligne un militant associatif pro vie. Du côté du ministère de la Santé comme à l'UMP, le sujet ne semble pas, pour l'heure, soulever de débat. D'un côté «on ne veut pas se prononcer avant le Parlement» et de l'autre on assure que «cela ne hante pas les couloirs»."
Extrait du Figaro

18 févr. 2009

Création d'une allocation pour les proches accompagnants à la fin de vie


L'Assemblée a adopté mardi à l'unanimité une proposition de loi créant une allocation journalière de 49 euros limitée à trois semaines qui permet à un proche d'accompagner à domicile une personne en fin de vie. 

Accompagner la mort aussi bien que la naissance : c'était une des principales suggestions du rapport de Jean Leonetti sur la fin de vie, rendu début décembre. Regrettant «un certain effacement des solidarités traditionnelles entre les générations», Nicolas Sarkozy a souhaité, vendredi dernier, dans son discours sur la politique familiale, que la proposition de loi créant un congé de solidarité familiale rémunéré puisse être rapidement votée par le Parlement. Elle a été présentée mardi à l'Assemblée nationale par Jean Leonetti sous la forme d'une allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie. D'une durée maximale de trois semaines, elle permettra de rester aux côtés d'«un patient en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable», à condition que ce dernier soit traité à domicile. Des hospitalisations non désirées, et coûteuses pour l'assurance-maladie, seront ainsi évitées, espère Jean Leonetti. Cette nouvelle allocation devrait concerner 20 000 personnes par an et coûter 20 millions d'euros.

Concrètement, ce dispositif permettrait aux familles d'entourer au mieux leurs proches, sans perdre tout leur salaire. Frère ou sœur, mari ou femme - voire concubin - du malade toucheraient en effet une allocation d'un montant forfaitaire de 49 euros par jour. En attendant, ces aidants familiaux naviguent entre débrouille et épuisement. Ils sont peu nombreux à prendre les congés de solidarité familiale, non rémunérés, pour assister un proche dans ses derniers moments. «Ce dispositif n'est pas passé dans les faits parce que non financé», pointe le rapport Leonetti, dénonçant une «forme de dénégation sociétale de la mort». Mais, face à la détresse des aidants, nombre de médecins n'hésitent pas à délivrer des arrêts maladie de complaisance

[...] Selon le Pr Régis Aubry, président du comité de suivi du développement des soins palliatifs, le congé de fin de vie rémunéré ne coûterait pas plus cher que le système actuel, «financé par les faux arrêts maladie». Il permettrait aussi «d'économiser le coût des “deuils compliqués”, soit les maladies chroniques et dépressions dont souffrent les personnes qui perdent un proche sans avoir pu l'accompagner», estime-t-il. Enfin, il faciliterait le maintien au domicile des malades, solution moins coûteuse que l'hospitalisation et plus respectueuse de la volonté d'une majorité de Français. Actuellement, trois personnes sur quatre meurent à l'hôpital, sans un proche à leurs côtés. La majorité des Français souhaitent pourtant pouvoir terminer leurs jours à domicile. Et, fait rarissime en politique, les députés de droite comme de gauche ont finalement voté ensemble la proposition de Jean Leonetti mardi.

Lu dans Lefigaro.fr

10 févr. 2009

Mort d'Eluana Englaro : une fin tragique, l'euthanasie d'une innocente


Eluana Englaro, la jeune femme italienne en coma végétatif depuis 17 ans, est décédée lundi soir, peu après vingt heures. C'est ce qu'a annoncé le ministre de la Santé Maurizio Sacconi aux sénateurs italiens justement réunis pour examiner un projet de loi destiné à empêcher l'arrêt de son alimentation, autorisé par la justice. Car sa famille, après des années d'un long combat, avait finalement réussi à obtenir le droit de cesser de l'alimenter, par un arrêt définitif de la Cour de cassation le 13 novembre 2008. Vendredi dernier, Eluana Englaro était entrée dans une clinique privée qui avait acceptée de ne plus l'alimenter, au grand dam d'une partie de l'opinion publique et du Vatican. Les médecins estimaient alors qu'elle ne pourrait tenir qu'«entre 12 à 14 jours». Elle est finalement partie au bout d'un peu plus de trois jours. Les sénateurs ont observé une minute de silence en sa mémoire.
Depuis des mois, le cas d'Eluana divisait le pays. La jeune femme se trouvait dans un état végétatif irréversible suite à un accident de voiture, survenu en janvier 1992 alors qu'elle avait vingt ans. Son entourage, et plus particulièrement son père, luttait depuis dix ans pour qu'elle soit débranchée. Et même si la famille avait finit par obtenir gain de cause en novembre dernier, le ministre de la Santé italien avait adressé en décembre une mise en garde aux établissements qui accepteraient d'accueillir Eluana et promulgué une ordonnance interdisant aux hôpitaux publics de suspendre les soins.
Car pour Maurizio Sacconi, «Eluana n'est pas en état de mort cérébrale ni soumise à un acharnement thérapeutique, elle est seulement alimentée et hydratée par une sonde, condition dans laquelle se trouvent de nombreux handicapés». Malgré les pressions gouvernementales et religieuses, la clinique d'Udine, située au nord-est de l'Italie, avait accepté d'accueillir la jeune femme. Le cardinal Javier Lozano Barragon, président du conseil pontifical pour les opérateurs sanitaires du Vatican, avait alors parlé d'un «abominable assassinat», alors que le pape Benoît XVI évoquait un «acte indigne de l'homme». Lundi, le Vatican a toutefois réagi à l'annonce de la mort d'Eluana en expliquant que «Dieu» pardonne aux responsables de sa mort.

13 déc. 2008

Instruction "Dignitas personae" sur certaines questions de bioéthique

Le document publié vendredi à Rome fait la liste de toutes les techniques jugées illicites par l'Église catholique, comme la fécondation in vitro, les mères porteuses ou le clonage. Source : Le Figaro.

extrait : "L'Église ne change pas de doctrine, mais prend cette fois, un luxe de précautions pour expliquer le sens de ses positions. On reconnaît en effet à Rome avoir été surpris, il y a vingt ans, par la pluie de critiques. Il s'agit aujourd'hui d'être pédagogue et d'exprimer une vision positive sur la science. «L'enseignement moral de l'Église a parfois été accusé de comporter trop d'interdictions», observe le document. Mais «la légitimité de toute interdiction est fondée sur la nécessité de protéger un véritable bien moral» et la reconnaissance de la dignité et de la valeur inaliénables de chaque être humain."

Lire la suite ici. Lire Dignitas personae (pdf).

8 déc. 2008

Une campagne d'information sur la fin de vie

A la suite du rapport Leonetti qui soulignait notamment la méconnaissance de la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie (cf. Synthèse de presse du 02/12/08), le ministère de la Santé a annoncé le lancement, début 2009, d'une campagne de communication et d'information sur la fin de vie et les soins palliatifs. Plus de 5 millions d'euros seront consacrés à cette campagne de grande envergure qui vise aussi bien les professionnels de santé que le grand public. Comme le Premier ministre, la ministre de la Santé a "souscrit à la très grande majorité des mesures préconisées".
Dans l'hebdomadaire La Vie, Jean Leonetti répète qu'"aucune loi ne peut résoudre tous les problèmes de la fin de vie et répondre au fantasme de maîtriser la mort". Après cinq années passées à travailler sur le sujet de la fin de vie, le député-médecin conclut : "j'ai compris une petite chose toute simple : ce qui fait demander la mort est bien pire que la mort, c'est la solitude et la souffrance, le sentiment d'abandon" ; "le sens de la vie est donné par ceux qui sont autour de vous et vous aiment".
Par ailleurs, le comité de suivi du développement des soins palliatifs devrait rapidement évoluer en "observatoire des pratiques médicales". Roselyne Bachelot devrait aussi faire le point sur le programme de développement des soins palliatifs annoncé par le Président de la République en juin dernier (cf. Synthèse de presse du 13/06/08).
Dans Le Figaro, Martine Perez ajoute que "les partisans de l'euthanasie ne désarmeront pas" : "conduits par l'Association pour le droit de mourir dans la dignité, ils réclament à cor et à cri, en s'appuyant sur des cas particuliers tragiques qu'ils médiatisent, une reconnaissance "du droit à la mort"".


29 nov. 2008

Union Européenne : dynamique destructrice

On peut s'étonner chaque jour de cette dynamique destructrice qu'entretiennent tour à tous nos dirigeants alors que le monde va si mal et que selon eux "des enfants meurent de faim tous les jours". Comme pour le Téléthon, il semble que la meilleure solution au problème soit, non pas l'éradication de la maladie par des efforts de recherche - pensez-vous ! Mais plutôt l'éradication des malades potentiels : chaque enfant qui nait est potentiellement un être en souffrance selon eux.

Ainsi, la nouvelle pulsion du jour est la suivante : L'association «La Cause des femmes» a pioché parmi tous les pays européens le meilleur des lois concernant les femmes. Objectif : une harmonisation par le haut, en appliquant ces lois à toutes les citoyennes européennes. (je parle ici de cette harmonisation en ce qui concerne l'avortement ou, comme le dit si joliment le Figaro, ce qui concerne le thème "choisir de donner la vie" avec un beau petit smiley rieur. Or rien n'est dit sur les actions angagées par les pays pour favoriser l'accueil des enfants pour les mères démunies par exemple. Non, tout revient à l'avortement, parce que c'est moderne. A leur âge...! D'autres infos sur le Salon Beige.

28 juin 2008

Roumanie : avortement tardif

Jeudi, une commission gouvernementale en Roumanie a autorisé l'avortement tardif d'une fillette de 11 ans victime d'un viol. Les parents de l'enfant, enceinte de 21 semaines, menaçaient de se rendre en Grande-Bretagne où l'opération aurait été légale à ce stade de la grossesse. La commission d'experts et de dirigeants mise en place pour trouver une issue à la polémique a accepté hier de laisser l'enfant subir un avortement en Roumanie, où l'avortement est autorisé normalement jusqu'à la 14ème semaine.
le décret 770 régulant l'avortement en Roumanie.


+ d'infos sur Le Figaro

14 juin 2008

Trafic d'êtres humains sur internet...

Un bébé a été mis en vente sur internet par ses parents canadiens, sur un site de petites annonces gratuites, au prix de 10 000$. Une enquête a été ouverte pour trafic d'êtres humains, à l'encontre des parents.
+ d'infos sur Le Figaro, Technaute et sur Le Post
Quelques jours auparavant, une femme allemande avait elle aussi, mis son bébé à vendre sur internet...
+ d'infos sur Technaute

12 juin 2008

Norvège : Assistance Médicale à la Procréation pour les homosexuels

Le Parlement norvégien a adopté mercredi un texte permettant aux couples de lesbiennes l'assistance médicale à la procréation (AMP), ils pourront ainsi avoir recours à l'insémination artificielle.
Le donneur de sperme devra être identifié pour que l'enfant puisse, s'il le désire dès sa majorité, connaitre l'identité de son père biologique.
+ d'infos sur Le Figaro et le 20 Minutes

5 mai 2008

Pologne : résolution pro-mort / Réaction du Clergé

Les Evêques polonais, réunis en Conférence Episcopale à Jasna Góra se sont vivement opposés à la réunion de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) qui a fait appel à ses Etats membres afin de dépénaliser l'avortement.
D'après un communiqué officiel, "les évêques expriment leur ferme opposition face à la tentative d'imposer, par voie administrative, des principes opposés à la sensibilité fondamentale de la conscience humaine".
Rappel : L'IVG n'est actuellement autorisée en Pologne que pour les cas de viol, d'inceste et de danger pour la vie ou la santé de la mère, de même qu'en cas de malformation irréversible du foetus.

20 avr. 2008

Le Cardinal Trujillo est mort

Le Cardinal colombien Alfonso Lopez Trujilo, président du Conseil pontifical pour la famille, est décédé dans la nuit du 19 au 20 avril 2008 à Rome, des suites d'une infection respiratoire.
"L'Eglise défend la vie, un point c'est tout !"
Garant du respect des droits inaliénables de la vie, "ferme sur la doctrine et sur l'enseignement de l'Église, il était connu pour sa défense du mariage, union d'un homme et d'une femme, son opposition à toute forme de contraception et d'avortement et pour la protection de la famille."

13 avr. 2008

Existe-t-il un statut pour le foetus et l'embryon ? Position de l'Eglise

C'est l'intrigue qui a emergé suite à la décision de la Cour de Cassation. Désormais, il est possible de déclarer à l'état civil les embryons morts in-utéro. Ainsi, ces derniers peuvent paraître sur le livret de famille.

Protection ou esquisse d'un statut juridique pour le foetus et l'embryon ? C'est ce à quoi répond très clairement le Professeur Frédéric Dreifuss-Netter dans son étude sur le foetus et l'embryon.
Puisque la science considère inéluctablement l'embryon comme un être humain, il nécessite d'être protégé. "Les juristes se demandent ce qu’ils doivent faire de l’embryon. [...] Doit-on considérer l’embryon comme une chose ? Les juristes s’y refusent. Mais ils n’osent le classer dans la catégorie des personnes. Il y a là un blocage très net chez beaucoup d’entre eux." (cf dossier du service Ichtus)

Cette demande de statut juridique a été clairement énoncée par le Cardinal Monseigneur André Vingt-Trois dans une déclaration au journal Ouest-France le 18 février 2008 : "la position de l'Église est que l'on doit agir comme si l'embryon était une personne."

Le débat sur la question de l'avortement est alors à nouveau ouvert. D'autres journaux ont réagit comme Le Figaro sur l'installation de cette polémique, et le journal féminin ELLE, suscitant encore une fois des débats à double sens.


7 mars 2008

Le Figaro : Les traumatismes de l'avortement

Voici un article du 3 mars dernier, paru dans Le Figaro : Les traumatismes à retardement de l'avortement.

Extraits : Au premier coup d'œil dans cet appartement parisien du XVe arrondissement, on se croirait dans l'intimité d'une famille sans histoires. Les murs en renvoient pourtant l'écho de centaines, douloureuses. Car ici, au sein de l'association Agapa, des femmes viennent confier ce qui est parfois le traumatisme de toute une vie : leur avortement. [...]

La fréquentation en hausse d'Agapa mais aussi le récent arrêt de la Cour de cassation, qui a reconnu que quels que soient son âge et son poids, un fœtus pouvait être déclaré à l'état civil, traduisent selon certains observateurs un «frémissement» sur la question de l'avortement. «Le débat idéologique qui a opposé les pro-vie et les militants de l'IVG cède aujourd'hui peu à peu la place à une approche beaucoup plus concrète : sans que la loi soit remise en cause par personne, l'avortement est désormais perçu dans ses conséquences psychologiques sur la femme, et la souffrance qu'il induit»...

Lire l'intégralité de l'article ici.