Dans le Figaro, Tugdual Derville, délégué général de l'Alliance pour les droits de la vie livre lui aussi ses réflexions sur ces Etats généraux. Il regrette que la formation des citoyens sélectionnés ait comporté des lacunes mais se félicite que la dérive eugénique soit enfin reconnue. Il rappelle que la France mène déjà une politique de "sélection anténatale drastique, du fait de l'accumulation des décision individuelles d'interruptions médicales de grossesse (IMG)". Et de citer plus précisément "la traque du trisomique". Il rappelle que la France élimine avant la naissance deux fois plus de fœtus porteurs de handicap qu'aux Etats-Unis, et le fait davantage pour des affections bénignes et curables. Il regrette enfin que notre société fasse de moins en moins de place aux personnes handicapées et qu'une "discrimination culturelle frappe les êtres humains porteurs de handicap, plus que partout ailleurs dans le monde". Enfin, Libération cite le livre du philosophe Ruwen Ogien : "La Vie, la Mort, L'Etat", dans lequel l'auteur se dit pour la gestation pour autrui, le clonage reproductif, l'ouverture de l'AMP aux couples homosexuels et aux femmes "supposées ne plus être en âge de procréer" , pour le dépistage prénatal ou pour l'euthanasie. Pour lui, la dignité humaine serait "inutile et dangereuse" car elle limite les libertés individuelles.
27 juin 2009
Clôture des Etats généraux de la bioéthique
Dans le Figaro, Tugdual Derville, délégué général de l'Alliance pour les droits de la vie livre lui aussi ses réflexions sur ces Etats généraux. Il regrette que la formation des citoyens sélectionnés ait comporté des lacunes mais se félicite que la dérive eugénique soit enfin reconnue. Il rappelle que la France mène déjà une politique de "sélection anténatale drastique, du fait de l'accumulation des décision individuelles d'interruptions médicales de grossesse (IMG)". Et de citer plus précisément "la traque du trisomique". Il rappelle que la France élimine avant la naissance deux fois plus de fœtus porteurs de handicap qu'aux Etats-Unis, et le fait davantage pour des affections bénignes et curables. Il regrette enfin que notre société fasse de moins en moins de place aux personnes handicapées et qu'une "discrimination culturelle frappe les êtres humains porteurs de handicap, plus que partout ailleurs dans le monde". Enfin, Libération cite le livre du philosophe Ruwen Ogien : "La Vie, la Mort, L'Etat", dans lequel l'auteur se dit pour la gestation pour autrui, le clonage reproductif, l'ouverture de l'AMP aux couples homosexuels et aux femmes "supposées ne plus être en âge de procréer" , pour le dépistage prénatal ou pour l'euthanasie. Pour lui, la dignité humaine serait "inutile et dangereuse" car elle limite les libertés individuelles.
12 avr. 2009
Roselyne Bachelot à une question sur l'avortement
12 mars 2009
Mères porteuses : l'Académie de Médecine est contre
«Par la nature des problèmes qu’elle soulève, la GPA interpelle avant tout la société et relève de la décision du législateur», souligne la société savante dans les recommandations adoptées à l’issue de sa séance hebdomadaire.
L’Académie estime néanmoins que, «tout à fait consciente de sa responsabilité médicale, il lui appartient d’apporter tous les éléments concernant les complications que pourrait entraîner une éventuelle reconnaissance législative, complications et situations complexes contre lesquelles elle met en garde».
Le problème du tourisme procréatif
Par ailleurs, le recours actuel à des mères porteuses à l’étranger – «le tourisme procréatif» – pose des problèmes de sécurité, est onéreux (de l’ordre de 50.000 à 150.000 euros) et laisse l’enfant dans une situation juridique très difficile à son retour en France.
Des risques de dérives
En ce qui concerne les arguments contre la légalisation, le Pr Henrion a relevé des arguments «moraux et éthiques»(commercialisation du corps humain, asservissement de la femme, atteinte à la valeur symbolique de la maternité). Mais aussi des«arguments médicaux», notamment des risques pour la gestatrice (hémorragie, poussée de tension, césarienne, dépression…).
Le groupe de travail mentionne aussi des risques pour l’enfant. Qui décidera dans des situations cruciales (grande prématurité, souffrance foetale aiguë, malformation…), a interrogé le Pr Henrion.
Le groupe de travail a également retenu des risques de dérives:«commercialisation» ou «demandes de pure convenance». La question implique des médecins (gynécologues, pédiatres…) mais«dépasse le cadre de la médecine» a souligné le Pr Henrion.
La ministre, elle aussi réservée
La ministre Roselyne Bachelot, qui sera chargée de rédiger le projet de loi révisant les lois de bioéthique, s'était dit jeudi dernier «défavorable» à ce que la pratique des mères porteuses puisse être mise sur le même plan que les autres modes d’assistance à la procréation.
Le «droit à l’enfant est un terme qui me choque profondément, a-t-elle déclaré. Cela n’existe pas. Il n’existe qu’un droit de l’enfant. Le “désir d’enfant”, en revanche, me paraît légitime, on peut le comprendre, quelle que soit la situation des personnes qui l’expriment. Maintenant, est-ce à la société d’y répondre ? Là est toute la question».
Lu sur Libération.fr
5 mars 2009
France : un amendement sur l'enseignement de l'IVG adopté contre l'avis du gouvernement et...
Mardi soir, les députés ont adopté un amendement au projet de loi sur l'hôpital qui instaure dans les études de médecine un volet spécifique sur la contraception et l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Cet amendement a été adopté contre l'avis du gouvernement et du rapporteur, Jean-Marie Rolland (UMP, Yonne, photo ci-contre).26 févr. 2009
L'accès à l'IVG menacé, des amendements pour y remédier ?
Causes :
- Restructuration hospitalières donc fermetures de cliniques pratiquant l'avortement
- Baisse d'effectif des gynécologues pratiquant l'avortement
- Désengagement des établissement de santé privés au sujet de cette pratique
Conséquences :
- Surcoût
Parmi eux, face au lever de bouclier des associations, la députée a dû retirer celui qui visait à autoriser aux sages-femmes la prescription de la pilule abortive. «La profession de sage-femme ne doit pas être dénaturée en ajoutant à sa mission cette pratique contraire à sa vocation», souligne un militant associatif pro vie. Du côté du ministère de la Santé comme à l'UMP, le sujet ne semble pas, pour l'heure, soulever de débat. D'un côté «on ne veut pas se prononcer avant le Parlement» et de l'autre on assure que «cela ne hante pas les couloirs»."
6 févr. 2009
États généraux de la bioéthique
8 déc. 2008
Une campagne d'information sur la fin de vie
Par ailleurs, le comité de suivi du développement des soins palliatifs devrait rapidement évoluer en "observatoire des pratiques médicales". Roselyne Bachelot devrait aussi faire le point sur le programme de développement des soins palliatifs annoncé par le Président de la République en juin dernier (cf. Synthèse de presse du 13/06/08).
Dans Le Figaro, Martine Perez ajoute que "les partisans de l'euthanasie ne désarmeront pas" : "conduits par l'Association pour le droit de mourir dans la dignité, ils réclament à cor et à cri, en s'appuyant sur des cas particuliers tragiques qu'ils médiatisent, une reconnaissance "du droit à la mort"".
