
Organisateur :
Aumônerie Sorbonne Saint-Jacques (Le Cep Sorbonne + CGE Paris Centre)
Date : mercredi 29 avril 2009
Heure : 19:30 - 21:00
Lieu : Ecole des Mines de Paris (Mines Paristech) - L 108
60 Boulevard Saint Michel
Téléphone :
0660395064

Un mois et demi après la mort d'Eluana Englaro, l'Italie a commencé à légiférer sur l'euthanasie. Jeudi dernier, le Sénat a adopté une loi interdisant aux malades en fin de vie de demander l'arrêt de leur alimentation. Le texte interdit aux malades de demander dans un "testament biologique" que leurs médecins arrêtent leur alimentation et leur hydratation quand ils seront en fin de vie.
Les médecins qui violeraient cette disposition encourraient des peines allant de cinq à quinze ans de prison.
Le texte doit maintenant être examiné par la Chambre des députés.
Lu sur Gènéthique
La loi une fois votée fût déférée au Conseil constitutionnel. La séance, présidée par Roger Frey, fut introduite à l'époque par François Goguel : "aucun des problèmes qui ont été soumis au Conseil constitutionnel depuis que j'en fais partie ne m'a paru aussi complexe et difficile que celui de la loi sur l'interruption volontaire de grossesse, parce qu'aucun ne comportait de données aussi diverses, d'ordre moral, d'ordre métaphysique, d'ordre social autant que d'ordre proprement juridique (...). Sans doute sont-ce seulement ces dernières qui doivent retenir notre attention. Mais comment pourrions-nous faire totalement abstraction des autres ?".
Les membres du Conseil étaient pour la plupart contre l'avortement, mais ils se sont efforcés de ne juger que l'aspect de la constitutionnalité du texte. Ils devaient étudier l'objection des 81 députés qui avaient saisi le Conseil et qui invoquaient le préambule de la Constitution : la Nation garantit à tous, notamment à l'enfant, la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé".
Selon François Goguel, le Conseil devait donc trancher pour dire si ces mots désignaient ou non "un embryon, un fœtus, c'est-à-dire un être qui est potentiellement un être humain, c'est incontestable, mais qui n'est pas encore un être humain au sens plein du terme".
Pour François Goguel, à la lumière des textes, il n'était pas possible de "conclure que la consécration de l'existence et des droits de l'embryon humain dès sa conception a une valeur constitutionnelle". Il proposa donc au Conseil de décider que la loi était conforme à la Constitution. A partir de là, François Goguel formula des remarques personnelles, fondées notamment sur ses convictions religieuses, et déplora qu'"un des traits les plus inquiétants de notre époque consiste dans la généralisation de la tendance à refuser d'assumer la responsabilité des actes qu'on a accomplis".
A l'issue de cette séance qui dura deux jours, le président demanda au Conseil, de manière exceptionnelle, si un vote devait intervenir sur cette question. Les membres ne souhaitaient pas se sentir personnellement liés à ce texte et l'ont adopté sans vote.
Lu sur gènethique.fr
Mardi soir, les députés ont adopté un amendement au projet de loi sur l'hôpital qui instaure dans les études de médecine un volet spécifique sur la contraception et l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Cet amendement a été adopté contre l'avis du gouvernement et du rapporteur, Jean-Marie Rolland (UMP, Yonne, photo ci-contre).
Et quand on lit la loi de 1975, elle était beaucop plus rigide dans ses principes que ce qu'elle est aujourd'hui [...] elle pénalisait l'incitation à l'avortement. Or aujourd'hui il existe des varitables politiques d'incitation à l'avortement sans que cette incitation soit condamnée. La lettre de la loi était plus dure que l'esprit de la loi. En votant cette loi, il fallait s'attendre à ce que cet acte devienne quelque chose de commun ou d'anodin. [...]
Si j'avais les moyens, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour faire baisser de manière majeure le nombre des avortement mais surtout pour réinsuffler chez les femmes et les hommes, le caractère sacré de la vie."
Lu sur avortementivg
Le président socialiste de la nation sud-américaine de l'Uruguay Tabré Vasquez a posé son véto à un projet de loi qui aurait fait légaliser l'avortement dans tout le pays. Les Sénateurs et députés s'étant réunis en Congrès n'ont pas obtenu les 60% des voix nécessaires à la légalisation de l'avortement.
Kansas : le procureur Phill Kline se défendait hier devant la cour suprême de justice du Kansas suite à un procès intenté par le planning familial américain. Ce dernier utilise tous les recours possibles pour récupérer ses dossiers d’avortement, preuves présumées de 107 infractions aux lois américaines sur l’avortement tardif. [...] Caleb Stegall a fait remarqué que c’est la première fois qu’une condamnation pourrait être formulé contre l’institution pro-avortement la plus puissante. En effet, le planning familial américain possède un très grand nombre de cliniques spécialisées dans l’avortement.
L'Action démocratique du Québec (ADQ) et le Parti québécois (PQ) réclament la gratuité du "traitement" des couples infertiles qui souhaitent avoir des enfants. Chaque année, les procréations médicalement assistées (PMA) coûtent 30 millions de dollars. [...]