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7 juin 2009

ADV : Appel Bioéthique à signer avant le 15 juin 2009

Nous vous transmettons un message de l'Alliance des Droits pour la Vie. Appel à signer en cliquant ici avant le 15 juin 2009.

A l'attention de M.Nicolas Sarkozy, président de la République et de M. Jean Leonetti, président du comité de pilotage des Etats généraux de la bioéthique.

Les signataires de cet Appel Bioéthique souhaitent apporter leur contribution au grand débat citoyen des Etats généraux de la bioéthique. Ils expriment solennellement 4 demandes qu'ils considèrent comme urgentes et essentielles pour la paix sociale et le respect des droits de l'homme.

1. Préservons le sens de la maternité qui est d'accueillir la vie

L'accompagnement des grossesses doit protéger la maternité pour qu'elle reste une réalité naturelle et épanouissante, centrée sur l'accueil de la vie.
Pourquoi multiplier les examens angoissants, visant à traquer les anomalies du foetus qu'on n'envisage pas de soigner ?
Les diagnostics médicaux précoces doivent avoir comme objectifs de prendre soin de la mère et de son enfant et de préparer l'accueil des nouveau-nés, spécialement ceux qui ont un handicap ou une maladie.

2. Stoppons l’escalade vers le bébé zéro défaut

Avec l’explosion des investigations prénatales et du diagnostic préimplantatoire, la naissance d’enfants sans défaut tend à devenir une exigence : comme si certaines vies avaient moins de valeur que d’autres.
Au lieu d’empêcher de naître les personnes handicapées déjà conçues, la société doit les aider à y prendre leur place et soutenir leurs familles.

3. Donnons la priorité au droit de l’enfant sur le droit à l’enfant

La souffrance des personnes confrontées à l'infertilité doit être écoutée, mais elle ne légitime pas des modes de procréation contraires aux droits et à l'intérêt des enfants.
Un enfant a besoin de ne pas être privé délibérément d’un père ou d’une mère. Les moyens artificiels ne peuvent donc pas justifier qu'on le prive de son origine biologique ou qu'on lui impose deux pères ou deux mères.
De même, le système des mères porteuses est injuste car il programme, avant la conception, la rupture entre un enfant et celle qui l’enfantera.

4. Soutenons la recherche qui respecte l'embryon humain

L"embryon humain ne peut pas être traité comme un objet. Il n’est pas juste de congeler des embryons humains vivants. Il n’est pas juste de les utiliser pour des expérimentations ou des modes de procréation impliquant leur destruction.
Les moyens financiers doivent aller aux recherches thérapeutiques respectant les droits de l’homme : sang du cordon ombilical, cellules-souches adultes... C’est le moment de décréter un moratoire en faveur de l'embryon humain, autrement dit d'arrêter de le congeler et de l'utiliser comme matériel de laboratoire.

12 mars 2009

URGENCE : pétition pour la défense du statut de beau-parent

Le compte à rebours a commencé. Le collectif pour l'enfant appelle à l'aide. Il nous reste plus que 15 jours pour que nos députés reçoivent plus de 10 000 mails exprimant notre désaccord avec le statut du beau-parent.
Nous vous invitons vivement à faire circuler l'information mais également à remplir directement le formulaire qui prend, tout au plus, 15 secondes (nous l'avons testé pour vous !)
La réussite de notre projet est, en grande partie, conditionnée par cette action. Le texte pourra ne pas être mis à l'ordre du jour si le Parlement est inondé de mails.
Grâce aux nombreuses interventions presse de Béatrice Bourges, le Collectif est maintenant devenu un acteur principal et reconnu de l'opposition au texte. Il a été reçu par de nombreux parlementaires. Les choses bougent d'ailleurs, car ces députés sont très préoccupés par ce projet de loi et sentent bien que politiquement, Nicolas Sarkozy a fait une erreur. Ce matin, la réunion du groupe UMP s'est mal passée. Le député Jean Léonetti a été nommé pour former un groupe de travail sur le sujet. Nadine Morano a fait part de sa désapprobation sur cette nomination, ce qui na pas plu à Jean-François Copé. Jean Léonetti a été maintenu. Mais l'ambiance est vraiment mauvaise...
Ne sous-estimez pas le rôle de chacun dans ce bras de fer. Chaque signature compte.
Nous pouvons y arriver.
Alors courage et à vos clics !!

18 févr. 2009

Création d'une allocation pour les proches accompagnants à la fin de vie


L'Assemblée a adopté mardi à l'unanimité une proposition de loi créant une allocation journalière de 49 euros limitée à trois semaines qui permet à un proche d'accompagner à domicile une personne en fin de vie. 

Accompagner la mort aussi bien que la naissance : c'était une des principales suggestions du rapport de Jean Leonetti sur la fin de vie, rendu début décembre. Regrettant «un certain effacement des solidarités traditionnelles entre les générations», Nicolas Sarkozy a souhaité, vendredi dernier, dans son discours sur la politique familiale, que la proposition de loi créant un congé de solidarité familiale rémunéré puisse être rapidement votée par le Parlement. Elle a été présentée mardi à l'Assemblée nationale par Jean Leonetti sous la forme d'une allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie. D'une durée maximale de trois semaines, elle permettra de rester aux côtés d'«un patient en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable», à condition que ce dernier soit traité à domicile. Des hospitalisations non désirées, et coûteuses pour l'assurance-maladie, seront ainsi évitées, espère Jean Leonetti. Cette nouvelle allocation devrait concerner 20 000 personnes par an et coûter 20 millions d'euros.

Concrètement, ce dispositif permettrait aux familles d'entourer au mieux leurs proches, sans perdre tout leur salaire. Frère ou sœur, mari ou femme - voire concubin - du malade toucheraient en effet une allocation d'un montant forfaitaire de 49 euros par jour. En attendant, ces aidants familiaux naviguent entre débrouille et épuisement. Ils sont peu nombreux à prendre les congés de solidarité familiale, non rémunérés, pour assister un proche dans ses derniers moments. «Ce dispositif n'est pas passé dans les faits parce que non financé», pointe le rapport Leonetti, dénonçant une «forme de dénégation sociétale de la mort». Mais, face à la détresse des aidants, nombre de médecins n'hésitent pas à délivrer des arrêts maladie de complaisance. 

[...] Selon le Pr Régis Aubry, président du comité de suivi du développement des soins palliatifs, le congé de fin de vie rémunéré ne coûterait pas plus cher que le système actuel, «financé par les faux arrêts maladie». Il permettrait aussi «d'économiser le coût des “deuils compliqués”, soit les maladies chroniques et dépressions dont souffrent les personnes qui perdent un proche sans avoir pu l'accompagner», estime-t-il. Enfin, il faciliterait le maintien au domicile des malades, solution moins coûteuse que l'hospitalisation et plus respectueuse de la volonté d'une majorité de Français. Actuellement, trois personnes sur quatre meurent à l'hôpital, sans un proche à leurs côtés. La majorité des Français souhaitent pourtant pouvoir terminer leurs jours à domicile. Et, fait rarissime en politique, les députés de droite comme de gauche ont finalement voté ensemble la proposition de Jean Leonetti mardi.

Lu dans Lefigaro.fr

25 déc. 2008

Koztoujours : Plus digne la vie - Le manifeste - le collectif

Un article très intéressant daté du 11 décembre 2008 sur le blog de Koz, sur la création du collectif Plus digne la vie. Le manifeste (à signer ici) de ce collectif belle réponse à l'activisme morbide de l'Association pour le Droit de Mourir dans la "Dignité" (ADMD), qui en ce moment tente, selon Koz, après avoir cherché à les rallier, à dresser la société contre ses médecins, à dresser la société contre une loi qui serait faite pour “protéger les médecins“. Discours anti-élite porteur mais dont le populisme jure avec la profondeur et la complexité des enjeux humains fondamentaux que soulève cette question.

L'article du blogueur secoue les idées reçues que nous assène la presse de l'émotion. Il fallait être là hier soir pour entendre l’éloge de la complexité. Complexité des situations, complexité des solutions (si solutions il y a), de cette complexité inhérente à la vie. (...) ...il faut gérer cette complexité à laquelle il est illusoire et mensonger de vouloir apporter une “réponse simple“, de prétendre même l’apporter. En l’occurrence, l’euthanasie, la mort.

Et notre blogeur de poursuivre : Il fallait encore les entendre rappeler le rôle des proches, le rôle de leur regard sur leur proche malade. Chacun, disaient-ils, avaient en tête, tant d’exemples de ces demandes d’euthanasie qui disparaissent lorsque les proches font comprendre à la personne en fin de vie combien elle est encore vivante, combien elle compte, pour eux. Jean Léonetti citait Sartre, et puis Desproges. Le premier disait : «on n’a jamais honte tout seul». Le second : «il n’y a qu’une honte à avoir, c’est d’avoir honte».

Pour aller plus loin, mieux vaut encore lire l'intégralité de l'acticle de Koz. Mais je ne résiste pas à ce dernier extrait : Il faudrait encore que je vous dise un peu de tout ce qui s’est dit au cours de cette soirée exceptionnelle. Rappeler que l’euthanasie n’est pas une revendication d’avance, mais un combat d’arrière-garde. D’arrière-garde médicale, d’arrière-garde sociétale. Mais il faut surtout savoir que ce “combat de société” dépasse encore la question de l’euthanasie. Qu’il s’agit là, aussi, de savoir dans quelle société nous voulons vivre, dans quel équilibre entre l’autonomie de l’individu et la solidarité, et à quelle humanité nous appartenons.

C'est bien là le fond de notre pensée. Reste à voir quels seront les fruits de ce mouvement que nous ne manquerons pas de suivre.