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3 juil. 2009

La star du raï Cheb Mami condamnée à 5 ans prison de ferme


La star franco-algérienne du raï Cheb Mami, 42 ans, a été condamnée à 5 ans de prison ferme vendredi par le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour tentative d'avortement forcé sur son ex-compagne.


Ecroué depuis lundi à la prison de la Santé à Paris après deux ans de fuite en Algérie, Cheb Mami, Mohamed Khelifati à l'état-civil, reste également en prison, les juges ayant décidé son maintien en détention.

La peine est moins sévère que les six ans requis la veille par la procureure et en dessous de la peine maximale - dix ans- encourue.

Chemisette blanche, le chanteur est resté le visage fermé après l'énoncé du jugement. Il a ensuite été emmené sous escorte policière.

Son ex-manager Michel Lecorre (Maurice Lévy), qualifié d'"organisateur et instigateur" des actes de violences par le tribunal, a écopé de 4 ans de prison. Alors qu'il était jusqu'ici sous contrôle judiciaire, les juges ont lancé un mandat de détention contre lui.

La veille, Cheb Mami, avait demandé pardon à la victime. "Je regrette tout ce qui s'est passé. Je lui demande pardon, je regrette", avait-il lancé après les plaidoiries de ses conseils.

Cheb Mami avait reconnu sa responsabilité mais avait soutenu avoir été "piégé".

21 avr. 2009

L'exposition "Our Body" interdite par la justice


Un juge des référés du tribunal de grande instance de Paris a interdit, mardi, l'exposition anatomique "Our Body, à corps ouvert", laissant 24 heures aux organisateurs pour la suspendre.
La société Encore Events, qui organise l'exposition à Paris, a décidé de faire appel. "Ça me paraît aberrant comme jugement", s'est indigné Pascal Bernardin, gérant de cette société, rappelant : "Il y a 18 à 20 expositions anatomiques du même type qui tournent en ce moment à travers le monde, aux États-Unis ou en Europe, et qui n'ont jamais été interdites."

Déjà présentée en France, à Lyon et à Marseille, la manifestation, en place depuis le 12 février à Paris, devait s'achever le 10 mai à l'Espace 12, boulevard de la Madeleine, avant de migrer au Parc floral, du 22 mai au 23 août. Au prix de 15,50 euros l'entrée, Encore Events propose au public de découvrir 17 cadavres de Chinois, hommes et femmes, entiers ou disséqués.

Les corps sont préservés par plastination, une technique qui consiste à remplacer les liquides organiques par du silicone.
Dans son ordonnance, le juge des référés Louis-Marie Raingeard a estimé que l'exposition Our Body représentait "une atteinte illicite au corps humain" et que les "découpages" des corps qui sont exposés, ainsi que "les colorations arbitraires" et "les mises en scène déréalisantes" manquaient de "décence". "L'espace assigné par la loi au cadavre est celui du cimetière", a rappelé le magistrat dans sa décision, considérant que "l'objectif commercial" poursuivi portait "une atteinte manifeste au respect qui est dû" aux corps. Deux associations de lutte pour les droits humains ont assigné la société Encore Events, organisatrice de l'événement, pour en obtenir l'interdiction. Lors de l'audience, le 1er avril, cette dernière a souligné le caractère pédagogique et scientifique de la manifestation, tandis que les associations ont argué qu'elle portait atteinte aux droits humains.

Lu sur LePoint

26 mars 2009

L'exposition «Our Body, A corps ouvert» attaquée en justice

Le 20 minutes :
CULTURE - La polémique n'est toujours pas éteinte...
Deux associations, Ensemble contre la peine de mort (ECPM) et Solidarité Chine, ont annoncé ce mercredi avoir assigné les organisateurs de l’exposition «Our Body, A corps ouvert», présentée à l’espace 12 Madeleine, à Paris, depuis le 12 février. Une requête en référé a été déposée «en fin de semaine dernière», selon les organisations, devant le tribunal de grande instance à Paris. L’exposition, qui présente de vrais corps humains d'origine asiatique, est attaquée pour la première fois en justice. Elle a pour la première fois été présentée en France en mai 2008, à Lyon, puis à Marseille.
L’audience en référé se tiendra mercredi 1er avril. «Nous demandons à ce que les organisateurs prouvent l’origine de ces corps et montrent que les personnes ont accepté de donner leur corps à la science», a précisé Cécile Thimoreau, directrice de l’ECPM. Selon celle-ci, «ce seraient des corps de Chinois condamnés à mort». A l’ouverture de l’exposition, Pascal Bernardin, l'organisateur de l'expo, avait déclaré à 20 Minutes: «Les écorchés existent depuis le XVIIIe siècle et l'Etat en a même dans ses collections.»Avec cette requête, les deux associations espèrent faire interdire l’exposition polémique. Ce qui a déjà été le cas, selon elles, dans au moins deux Etats américains et en Allemagne.
Carole Bianchi

25 juin 2008

Italie : un hôpital condamné pour avoir raté un avortement

Un hôpital italien a été condamné pour avoir raté un avortement. L'opération avait eu lieu en 1999 en Sicile, sur une mère au foyer de 40 ans ayant fait valoir qu'elle avait du mal à s'occuper de ses deux enfant à cause de sa mauvaise santé. A ce moment, tous les obstétriciens de l'hôpital refusaient de réaliser les avortement, faisant valoir que leurs principes éthiques allaient contre cette pratique. L'avortement fut pratiqué par un médecin en provenance d'un autre hôpital.Après l'opération, un cliché médical lui a été montré, censé prouver que l'opération avait été réussie. Aucun rendez-vous post-opératoire n'avait alors été pris.Quelques semaines plus tard, des douleurs se firent sentir, elle était enceinte de 5 mois et elle accoucha de son troisième enfant. Les parent décidèrent de poursuivre l'hôpital en justice, il furent débouté sous le motif que "les avortements peuvent parfois échouer".
Mais lundi dernier, la cour d'appel de la ville sicilienne de Gela a retourné le verdict. L'hôpital a fait savoir qu'il allait se pourvoir en cassation.

Lu sur Italymag

22 juin 2008

Inde : arrestation contre l'avortement sélectif

L'Etat indien s'est attaqué aux cliniques privées pratiquant l'avortement selectif en donnant illégalement le sexe de l'enfant. En effet, il est interdit en Inde de révéler le sexe du bébé, car si le foetus est une fille, elle est très fréquemment avortée ; étant considérée comme une charge financière, notamment à cause de la dot traditionnelle. Cette pratique a entrainé un grave déséquilibre démographique : il manquerait plus de 40 millions de filles en Inde.
Jeudi, la police a arrêté un médecin pris en flagrant délit, ainsi que la femme enceinte et son époux. Les deux hommes ont été mis en détention provisoire, tandis que la femme est restée à l'hôpital. En avril dernier, le premier ministre indien avait déclaré "Aucune nation, aucune société, aucune communauté peur tenir la tête haute et prétendre faire partie du monde civilisé s'il conduit une politique de discrimination envers la moité de l'humanité : les femmes".
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