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3 juil. 2009

La star du raï Cheb Mami condamnée à 5 ans prison de ferme


La star franco-algérienne du raï Cheb Mami, 42 ans, a été condamnée à 5 ans de prison ferme vendredi par le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour tentative d'avortement forcé sur son ex-compagne.


Ecroué depuis lundi à la prison de la Santé à Paris après deux ans de fuite en Algérie, Cheb Mami, Mohamed Khelifati à l'état-civil, reste également en prison, les juges ayant décidé son maintien en détention.

La peine est moins sévère que les six ans requis la veille par la procureure et en dessous de la peine maximale - dix ans- encourue.

Chemisette blanche, le chanteur est resté le visage fermé après l'énoncé du jugement. Il a ensuite été emmené sous escorte policière.

Son ex-manager Michel Lecorre (Maurice Lévy), qualifié d'"organisateur et instigateur" des actes de violences par le tribunal, a écopé de 4 ans de prison. Alors qu'il était jusqu'ici sous contrôle judiciaire, les juges ont lancé un mandat de détention contre lui.

La veille, Cheb Mami, avait demandé pardon à la victime. "Je regrette tout ce qui s'est passé. Je lui demande pardon, je regrette", avait-il lancé après les plaidoiries de ses conseils.

Cheb Mami avait reconnu sa responsabilité mais avait soutenu avoir été "piégé".

12 avr. 2009

"J'ai été forcée d'avorter"

Le débat autour de l’avortement continue à défrayer la chronique sur l'Ile Maurice. Il s’agit cette fois de ce qu’on appelle l’affaire Shabeela Kalla qui est traduite devant le tribunal pour avoir eu recours à l’avortement, alors qu'elle déclare avoir été forcée à pratiquer l'acte.

Nous sommes en 2006, Shabeela est encore toute jeune. Agée de 20 ans, elle prend un emploi dans un centre d’appel. Son supérieur hiérarchique lui fait des avances, et elle succombe à ses charmes et finit dans les bras de ce dernier. Se retrouvant enceinte, Shabeela va voir son conjoint pour lui en faire part. Ce dernier est chamboulé par cette nouvelle, bat en retraite et refuse d’assumer sa responsabilité de paternité. "Il était contre. Contre toute attente, il a commencé à exercer une pression additionnelle au travail et s’est montré menaçant à mon encontre," raconte-t-elle.

Selon elle, le 30 septembre 2006, l'homme lui donne Rs 6 500 (150 euros) et l'emmène de force dans une clinique de la capitale pour la faire avorter. Mais l'operation coute Rs 12 000 (270 euros), et Shabeela est laissée à elle-même pour trouver la différence.

Dégoûtée, Shabeela affirme avoir “rompu toute relation avec lui." En octobre 2006, toujours traumatisée par cette tournure dans sa vie, elle part consigner une déposition à la police- à laquelle elle allègue: "J’ai été sodomisée et que je me suis fait avorter sous la menace”.

Entre-temps, nous raconte Shabeela - aujourd'hui agée de 23 ans - les choses tournent au vinaigre lorsqu’un article publié dans un hebdomadaire étale sa mésaventure au grand jour. "Cela était orchestré par mon... patron", allègue-t-elle. "J'ai vécu un véritable calvaire parce qu’il s’agissait là de faussetés dites à mon encontre”.

Cet épisode est un choc émotionnel violent qui la traumatise davantage. Pour éviter les regards accusateurs des gens, "alors que je suis victime", – dit-elle – Shabeela se renferme entre les quatre murs de sa maison, qu'elle ne quittera pas pendant près d'une année. "Heureusement que ma famille était là pour me soutenir. Ce n’était pas facile du tout à gérer ses longs moments de solitude”.

L'enquête policière qui avait été initiée débouche sur un non-lieu en faveur du médecin et son patron prononcé par le Directeur des Poursuites publiques. La raison - insuffisance de preuves.

Le médecin avait affirmé pendant l’enquête qu’il avait uniquement pratiqué un curetage après un avortement incomplet en faisant ressortir que Shabeela Kalla avait déjà pris des comprimés pour se faire avorter.

Le bureau du DPP décide alors d'enclencher des procédures contre elle - et l'accuse sous la section 235 du Criminal Code sur l'avortement, laquelle section stipule :

"Any person who, by any food, drink, medicine, or by violence, or by any other means, procures the miscarriage of any woman quick with child, or supplies, the means of procuring such miscarriage, whether the woman consents or not, shall be punished by penal servitude for a term not exceeding 10 years... The like punishment shall be pronounced against any woman who procures her own miscarriage, or who consents to make use of the means pointed out or administered to her with that intent, if such miscarriage ensues..."

Traduction : La peine de prison est de maximum 10 ans pour toute personne qui tenterait d'avorter par quelque moyen que ce soit.De son côté, Shabeela est déterminée à se battre jusq'au bout.“Les trois dernières années passées ont été un véritable supplice. Pour sortir de cet état, j’ai réalisé qu’il me fallait venir de l’avant pour donner un coup de main afin d’aider les autres femmes qui sont dans une situation similaire à la mienne d’une manière ou d’une autre. Je le fais non pas pour moi mais pour toutes les femmes parce que se faire avorter ou encore être traduite en justice et se faire lyncher par les médias, ce n’est pas chose facile”.

Dans cette optique, elle demande la suspension de cette loi et sollicite une rencontre avec le Premier ministre à travers un Front Commun.A noter que le 16 avril prochain, un débat sera organisé conjointement par le MLF et Women In Networking pour juger des actions à entreprendre pour la suspension de la loi qui rend l’avortement illégal.

Les pro-avortement de l'île tentent de récupérer cette histoire sordide pour libéraliser l'avortement dans l'île, notamment les associations MLF et Women In Networking. Shabeela devra se présenter le 7 mai prochain en Cour intermédiaire pour répondre à l'accusation qui pèse sur elle.

23 mars 2009

50 millions de $ pour le fonds des Nations Unies pour la population


Certes l'économie américaine est en grande difficulté, mais la crise et le plan de relance considérable n'a pas empêché le président Obama d'envoyer un chèque de 50 millions de dollars au fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP). Un fonds pro-avortement accusé de soutenir la politique de l'enfant unique en Chine, qui comprend avortements forcés et stérilisations forcées.