7 avr. 2006

Le monde s'interroge sur l'euthanasie

Le quotidien, Le Monde, est revenu sur la loi relative aux malades en fin de vie du 22 avril 2005 et estime que beaucoup dénoncent "l'hypocrisie et les faux-semblants de cette loi".

La journaliste Sandrine Blanchard, interroge "comment la loi peut-elle, d'un côté, réaffirmer le respect et la dignité du malade, lui donner le droit de "refuser tout traitement", introduire les directives anticipées, autoriser le médecin à soulager la douleur au risque d'abréger la vie, refuser toute obstination déraisonnable et, de l'autre prôner uniquement le "laisser mourir"?".
Elle regrette, ce qu'elle considère comme le paradoxe de cette version française de la prise en charge de la fin de vie où sans en définir les modalités, le patient a le droit de dire "je refuse tout traitement" et le médecin a le devoir de "soulager la souffrance". Elle regrette enfin, que ces directives ne tiennent pas compte des patients "hors d'état d'exprimer leur volonté".

Parmi ceux qui soutiennent l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), certains comparent le combat en faveur d'une "mort choisie" à celui de l'avortement : "nous nous sommes battus pour l'interruption volontaire de grossesse, pour que les femmes soient maîtres de leur corps, cette fois nous nous battons pour que l'être humain soit maître de sa vie jusqu'au bout", a expliqué Nadine Trintignant lors du 25ème anniversaire de l'ADMD.
Henriette Martinez, député UMP et adhérente à l'ADMD a expliqué de son côté que "la loi d'avril 2005 est une souffrance inutile". "Il reste 2 grands verrous à faire sauter : le monde médical et la religion", a-t-elle ajouté.

Et comment... le monde médical et la religion sont bien les deux premières institution à connaître le prix de la vie et à en défendre le caractère sacré... Nous avons perdu la bataille de l'avortement et depuis 7 millions d'enfants en 30 ans l'ont payé, ne nous laissons pas une seconde fois déborder par de pseudo explications humanistes et réaffirmons notre attachement à la vie.

2 commentaires:

Valentin a dit…

Le monde médical et la religion sont les institutions qui connaissent le prix de la vie??? Oui mais c'est bien sûr! Et depuis quand?
Sans faire de la provocation, je ne vois pas en quoi la religion peut estimer le prix de MA VIE alors que je ne suis pas croyant? Quand à la médecine, elle peut me donner toutes les aides afin que ma vie soit meilleure, mais elle n'a en rien le droit de me l'imposer. Sans être humaniste pour autant, je pense que le prix de la vie est celui que chacun donne à la sienne et à la conception qu'il a de l'être humain. C'est pourquoi une loi est difficile à mettre en place. Mais désolé, ces "institutions" que vous citez n'ont en rien le pouvoir d'estimer ce que vaut mon existence. Alors avant de parler de respect de la vie, respectez d'abord les vivants, et ce même lorsqu'ils n'ont pas la même opinion que vous.

Agnés a dit…

Je respecte évidemment le droit que vous avez de formuler vos opinions et vous suis reconnaissante de le faire.... Cependant, permettez-moi de me justifier : si je parle d'institutions qui connaissent le prix de la vie, c'est avant tout une expression, (je ne parlais pas d'estimation marchande, mais de l'expérience que ces deux domaines ont de la vie) :
Qui mieux qu'un médecin qui s'est battu pendant des heures, voire des jours entiers au chevet d'un malade,peut dire combien la vie est fragile et se doit d'être préservée : la protection et le maintien de la vie sont l'essence même de la médecine...
Pour ce qui est de la religion (quelle qu'elle soit), elle est ce qui nous rappelle que la vie n'est qu'un dépôt : une sorte de "miracle" que malgré tout nos efforts, nous ne sommes (et ne serons probablement jamais)capables de créer : elle nous redit la transcendance de toute vie humaine.
Aussi s'il nous appartient de faire ce que nous voulons de notre existence, nous ne pouvons pas oublier que la vie est un don et qu'on ne joue pas avec un tel don.
Je vous remercie néanmoins de m'avoir repris : en effet, personne (et de ce fait aucune institution) ne connait le prix de la vie: elle n'en a pas... (En juger autrement conduit à l'eugénisme) Les derniers à avoir voulu lui en donner un, ont arbitrairement décidé que certaines vies n'avaient aucune valeur et la conclusion de cette décision s'est faite à Auschwitz. Permettez-moi de le réaffirmer: La Vie n'a pas de prix: nous en sommes responsables, mais non pas maîtres, et c'est le devoir de la Loi de la faire respecter.