2 juin 2006

Louisiane

La Louisiane a fait hier le premier pas vers une interdiction totale de l'avortement, sauf en cas de danger pr la vie de la mère. Cette décision, enregistrée par la chambre basse de l'état par une large majorité, doit désormais être ratifiée par le Sénat, puis signée par le gouverneur Kathleen Blanco.
source: Le salon beige

5 commentaires:

Lucile a dit…

Réjouissons nous donc de ce magnifique pas en arrière... ce blog est vraiment intéressant: se battre contre la liberté des femmes à choisir et à vivre leur vie. On a cru il y a 50 ans faire une avancée mais je remarque avec les larmes aux yeux que vous vous battez contre tout ça. Au nom de quoi? De la vie?? De la vie de qui? D’embryons de quelques millimètres qui ne sont pas désirés. c'est vrai qu'il vaut mieux ne pas avorter, faire comme cette jeune fille de 15 ans et accoucher toute seule dans une ruelle pour ensuite mettre son bébé dans une poubelle... tout ceci aurait pu être évité si elle avait pris la pilule ou utilisé un préservatif... mais bien sur, ça aussi c'est contre la volonté de Dieu.. Juste une petite question, c'est Dieu qui veut que des millions de personnes meurent du sida chaque année? et avant que vous que vous disiez qu’il punit ainsi les homosexuels, les drogués et les adultères, sachez que dans beaucoup de pays d’Afrique ce sont des femmes mariées qui sont contaminées par leur maris et qui laissent derrière elles des enfants orphelins, par fois eux-mêmes malades. Mais bien sûr il faut se battre pour la vie… alors laissez moi vous demander votre avis sur la peine de mort… bien sûr ce n’est pas la même chose. Bien sûr qu’il n’y a pas de comparaison possible, tout comme il n’en existe pas entre prendre la pilule et laisser son enfant mourir, tout comme avorter d’un amas de cellules de quelques millimètres et commettre un meurtre n’ont rien à voir. Voilà, c’est en gros ce que je voulais dire sur ce blog. Vous penserez tout ce que vous voulez de moi mais je voudrais simplement dire que je suis une jeune femme de 18 ans en fac de médecine, que je prends la pilule parce que je veux vivre ma vie, être heureuse en ne faisant de mal à personne, libre de mon corps et de mes choix. Je ne vous souhaite rien de mal, même si je n’arriverai jamais à comprendre qu’on puisse se battre contre un droit légitime. Je vous dirais seulement d’être heureux dans votre petit monde en noir et blanc, où les erreurs n’existent pas plus que les secondes chances, et où je ne voudrais avoir à vivre pour rien au monde.
Lucile

Anonyme a dit…

Lucile, tu oublis le sens de la responsabilité... Quand on fait un acte, il faut savoir être responsable de soi-même et des conséquences...

En prenant la pilule comme tu le dit, c'est toi qui essaye de retourner en arrière... Tu essayes de "réparer" l'acte antérieur en question !

Dieu ne punit pas les homosexuels, les drogues et les adultères mais punit l'ACTE homosexuel, l'ACTE de l'adultère...etc...

Il faut savoir prendre ses responsabilités dans la vie...

En plus, tu es en Médécine ! Essaye de te renseigner sur les conséquences... Le cancer du sein par exemple en est une bonne preuve !

N'oublis pas le sens de la RESPONSABILITE !

Anonyme a dit…

Lucile,je ne crois pas que ce blog se batte contre la liberté des femmes, mais plutôt pour la Liberté.
Vous parlez de amas de cellules de quelques millimètres. Vous avez fait de l'embryologie. Vous savez alors que c'est faux : si c'était le cas, l'homme ne serait lui même qu'un amas de cellules. L'embryon est un être vivant, organisé pour s'édifier lui même de façon continue. Il est un être indépendant de sa mère.
Avorter n'est pas un acte anodin. C'est un geste grave dont les conséquences sont immanquablement ressenties par les femmes. Vous connaissez surement le syndrôme post abortif qui oblige certaines femmes à rester des années sous anti-dépresseurs majeurs. Un médecin ne peut pas appeler ça une liberté.
Je suis médecin et j'ai pratiqué en Afrique: sachez que le Sida qui fait les pires ravages qu'on puisse imaginer, ne peut être enrayer par les campagnes de préservatifs. Si vous croyez encore cela, vous êtes très naïve.
Vous avez choisi un très beau métier. Il vous aménera à guérir parfois, à soigner souvent, et accompagner vos malades jusqu'au dernire instant lorsque vos connaissances ne suffiront plus. Je vous souhaite de le pratiquer avec bonheur, dans le respect de la dignité de chacun.
Un vieux médecin

Démosthène a dit…

Merci à nos lecteurs pour ces réponses très justes, pleines de vérités et de douceurs. (s'il y en a, que les suivants ne manquent pas d'en faire autant)

Lucile, je comprends que vous ne vouliez pas vivre dans "notre" monde, du moins dans celui que vous décrivez. Et d'ailleurs personne n'y vit, il est bien trop caricatural et absurde. Les arguments que vous présentez avec ironie, les raccourcis dont vous usez, si vous avez lu ce blog, vous savez qu'ils sont outranciés (le blog est ligne, n'importe qui peut vérifier).

Mais dans le fond je m'interroge plus sur votre énervement, et peut-être même sur la souffrance qui se lit derrière votre long plaidoyer contre cet ennemi imaginaire que vous décrivez. Vous avez fait vos choix et vous avez vos convictions, c'est noté ; mais vous ne semblez pas les vivre de manière apaisée, vous ne semblez pas heureuse.

Compte tenu de ça, c'est votre conclusion, plus que tout le reste du message, qui m'attriste profondément : petit monde en noir et blanc, où les erreurs n’existent pas plus que les secondes chances, et où je ne voudrais avoir à vivre pour rien au monde.

Si c'est réellement l'image que nous donnons, alors nous avons trahi nos intentions et failli à notre tâche.
Mais permettez moi d'en douter, car cela ne ressemble en rien à notre philosophie.

Bien au contraire, parmi tous les aspects magnifiques de notre foi catholique, il y en a un qui nous tient particulièrement à coeur : c'est la dimension du pardon ! Le Christ lui-même a pardonné à ses bourreaux sur sa croix et l'Eglise, fidèle à son message, ne cesse de nous inviter à pardonner et à demander pardon ("pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés" disons-nous dans le Notre Père).
C'est que Dieu le premier nous pardonnes en permanence. Chaque fois que nous allons nous confesser, mot qui fait si peur alors qu'il correspond à un sacrement si doux et plein d'amour, n'est-ce pas aller librement recevoir ce pardon de Dieu qu'Il est déjà tout prêt à nous donner avant même que nous en concevions le désir dans notre coeur ?

Eh bien si, c'est exactement de cela dont il s'agit. Vous voulez une seconde chance ? Dieu vous donne non pas deux, non pas trois, mais autant de chances que vous en avez besoin pour grandir selon son modèle d'Amour. Vous avez le droit à l'erreur. Vous pouvez tomber des milliers fois ; si chaque fois vous acceptez que ce soit Dieu Lui-même qui vous relève, alors ça n'a que peu d'importance. Le sacrement de réconciliation est à emploi illimité et gratuit, et il vaut largement la plupart des rendez-vous chez le psy, car lui seul vous réconcilie avec Dieu et avec vous même.

Voilà en qqs mot une partie de "notre monde", qu'il faudrait mieux appeler "notre foi", qui peut paraître bien surprenant au 1er abord mais qui a pourtant fait ses preuves depuis bien longtemps. Cette foi, nous en vivons dans le même monde, le vrai celui-là, l'un et l'autre. Et également, comme vous, "je veux vivre ma vie, être heureu[x] en ne faisant de mal à personne, libre de mon corps et de mes choix". Eh bien ce n'est pas incompatible avec la foi catholique et la défense de la vie d'un enfant dans le sein de sa mère, je crois même que ça rend l'objectif bcp plus réalisable.

Si vous le désirez je suis tout prêt à vous le montrer et à vous faire partager le bonheur qui en découle.
Je vous demande pardon si cette réponse n'est pas à la hauteur de vos attentes et de vos besoins.
Très sincèrement.
Démosthène

Anonyme a dit…

je m'excuse de ne pas avoir répondu avant car à vrai dire je n'étais pas retournée sur ce site et je ne pense d'ailleurs pas y revenir à l'avenir. J'ai lu vos réponses et je voudrais tout d'abord répondre au premier commentaire: je crois, contrairement à ce que vous dites que je prends tout à fait mes responsabilités. j'ai choisi de prendre la pillule malgré le "risque de cancer du sein" et je précise que la pillule ne "répare" rien puisque qu'elle ne permet pas le passage des spermatozoïdes (même si elle n'est pas fiable à 100%). De plus j'ai effectivement eu des cours d'embryologie et je remarquerais donc que l'embryon n'est pas un être vivant en oppositon au foetus... D'autre part, j'ai peut etre fait des raccourcis qui vous ont choqué mais pour moi le titre "bravo" pour résumer que des femmes puissent aller en prison pour avoir choisi quoi faire de leur corps (car un embryon fait partie du corps de la femme, il ne peut vivre sans elle) me choque tellement que je me laisse surement emporter... Pour finir (je précise que je ne suis pas croyante même si je pense que c'était assez évident) je ne nie pas le fait que Dieu nous pardonne, le problème est que les articles que je vois sur ce blog me montrent que c'est les hommes qui ne pardonnent pas... Voilà j'ajouterais juste que je suis parfaitement heureuse de mes choix et de mes convictions. Lucile