14 juin 2009
Dublin : Marche pour la Vie
12 juin 2009
Scandale : prescription de la pilule, plus besoin de médecin !
Le Sénat vient d’adopter une disposition, dans le cadre du projet de loi sur l’hôpital, autorisant pharmaciens et infirmiers à prescrire sous conditions la pilule contraceptive à la place des généralistes et gynécologues. Cette mini-révolution, censée «éviter les grossesses indésirées», pourrait entraîner des dérives. Décryptage.Qui peut prescrire la pilule ?
Aujourd’hui, seuls les médecins généralistes et les gynécologues sont habilités à prescrire la pilule et autres formes de contraception (patch, l’implant, le stérilet…)
Avec ce nouveau texte: pour la première prescription, seuls les médecins restent compétents.
En revanche, infirmiers et pharmaciens seront autorisés à renouveler les prescriptions pour les seules pilules remboursées par la sécurité sociale.
Limite: En réalité, ce texte ne concerne donc que les pilules dites de deuxième génération (les plus anciennes), les seules prises en charge par la Sécu. Les nouvelles (les mini-dosées) ne sont pas concernées par cette nouvelle loi. Pourquoi? «Certainement pour éviter que les pharmaciens soient tentés de prescrire et donc de vendre les pilules les plus chères (jusqu’à 45 euros les 3 plaquettes). Les sénateurs ne veulent pas encourager le lobbying pharmaceutique, cela paraît assez clair», selon Elisabeth Paganelli, gynécologue libérale à Tours et membre du Syngof, le syndicat des gynécologues et obstétriciens de France.
Quel est le délai maximal de prescription?
Aujourd’hui, médecins et gynécologues prescrivent la pilule pour six mois ou un an maximum. Ils ne peuvent pas dépasser.
Avec ce nouveau texte, les infirmiers et pharmaciens pourront renouveler les prescriptions pour «une durée maximum de six mois, non renouvelable».
Limite: «Sauf que la disposition de loi telle que rédigée n’empêche pas en pratique une femme de changer tous les six mois d’infirmier ou de pharmacien pour se faire à nouveau prolonger l’ordonnance. Cela ouvre la voie à de graves dérives», s’inquiète le docteur Michel Chassang, président du CSMF, le principal syndicat des médecins libéraux. Et de rappeler, au passage: «la pilule n’est pas un bonbon. C’est un médicament avec ses contre-indications et ses effets secondaires redoutables (accident cardio-vasculaire, troubles métaboliques majeurs…).»
Pourquoi un tel assouplissement de la loi ?
- D’abord, parce qu’il y a un décalage entre la loi et la réalité.
Aujourd’hui, les professionnels le reconnaissent: dans les faits, les pharmaciens délivrent déjà la pilule. «Pour dépanner», que la cliente ait oublié son ordonnance ou qu’elle jure être en attente de rendez-vous… «Tiens, encore cet après-midi, une jeune patiente d’une vingtaine d’années m’a avoué qu’elle prenait la pilule depuis quatre ans sans avoir consulté depuis», témoigne la gynécologue Elisabeth Paganelli.
- Ensuite, et c’est le combat des infirmières scolaires, cette mesure doit permettre de lutter contre les IVG, en progression chez les mineures.
«Le nombre de grossesses non désirées, en particulier chez les jeunes femmes, est un problème de santé publique. Cette mesure a donc pour objectif de faire baisser le nombre d'interruption volontaire de grossesse (IVG)», rappelle Béatrice Gaultier, secrétaire générale adjointe du syndicat des infirmières scolaires, le SNIC-FSU.
«Souvent, chez les plus jeunes, il y a des ruptures de prescriptions. Parce qu’elles oublient de prendre rendez-vous chez le docteur ou parce que c’est pas forcément évident de parler de ces sujets avec ses parents. Et puis il y a aussi celles qui se disent “j’ai plus de petit copain, j’en ai pas besoin”», raconte l'infirmière scolaire.
Et d’insister: «Le but, ce n’est pas de remplacer les médecins. Mais plutôt de collaborer pour assurer une meilleur suivi des jeunes filles.» En face, la représentante du syndicat de gynécologues répond: «Cette mesure est bénéfique pour tout le monde. Elle permettra d’éviter les pilules délivrées sous le manteau et de réorienter les patientes en cas de problème vers un spécialiste. Soyons clair, aujourd’hui on manque de spécialistes, donc nous, gynéco, on est plus utile à traiter les cas pathologiques que les cas normaux...»
Lu sur Libération
France : les sages-femmes participeront aussi aux avortements
J’apprends à l’instant que, malgré la forte mobilisation de certains sénateurs (tous avaient reçu une lettre urgente que je leur avais adressée), l’article 22bis de la loi sur l’hôpital a été voté avec la modification que nous combattons.
Nombre de sénateurs ont peut-être été abusés par quelques articles de presse prétendant que les sages-femmes étaient d’accord avec cette pratique de l’avortement médicamenteux. C’est un échec, mais notre action n’est pas achevée. Le texte va être discuté en commission mixte paritaire et nous avons encore de quoi nous mobiliser.
Nous ne pouvons laisser croire celles qui, en notre nom, se sont engouffrées dans une revendication qui n’est pas la nôtre et qui n’est pas – j’en suis persuadée – celle de la plupart de nos collègues. C’est pourquoi, sans tabler sur les arguments « rassurants » de la prétendue clause de conscience ou de l’expérimentation régionale, nous devons nous mobiliser à nouveau. Pour le moment, en continuant de faire grandir notre Collectif, qui prendra de nouvelles initiatives sans baisser les bras. Soyez assurées de ma détermination.
Bien fidèlement,
Olivia Déchelette
Porte-parole du Collectif Sages-femmes de demain
7 juin 2009
ADV : Appel Bioéthique à signer avant le 15 juin 2009
Nous vous transmettons un message de l'Alliance des Droits pour la Vie. Appel à signer en cliquant ici avant le 15 juin 2009.A l'attention de M.Nicolas Sarkozy, président de la République et de M. Jean Leonetti, président du comité de pilotage des Etats généraux de la bioéthique.
1. Préservons le sens de la maternité qui est d'accueillir la vie
Pourquoi multiplier les examens angoissants, visant à traquer les anomalies du foetus qu'on n'envisage pas de soigner ?
Les diagnostics médicaux précoces doivent avoir comme objectifs de prendre soin de la mère et de son enfant et de préparer l'accueil des nouveau-nés, spécialement ceux qui ont un handicap ou une maladie.
2. Stoppons l’escalade vers le bébé zéro défaut
Avec l’explosion des investigations prénatales et du diagnostic préimplantatoire, la naissance d’enfants sans défaut tend à devenir une exigence : comme si certaines vies avaient moins de valeur que d’autres.
Au lieu d’empêcher de naître les personnes handicapées déjà conçues, la société doit les aider à y prendre leur place et soutenir leurs familles.
3. Donnons la priorité au droit de l’enfant sur le droit à l’enfant
La souffrance des personnes confrontées à l'infertilité doit être écoutée, mais elle ne légitime pas des modes de procréation contraires aux droits et à l'intérêt des enfants.
Un enfant a besoin de ne pas être privé délibérément d’un père ou d’une mère. Les moyens artificiels ne peuvent donc pas justifier qu'on le prive de son origine biologique ou qu'on lui impose deux pères ou deux mères.
De même, le système des mères porteuses est injuste car il programme, avant la conception, la rupture entre un enfant et celle qui l’enfantera.
4. Soutenons la recherche qui respecte l'embryon humain
L"embryon humain ne peut pas être traité comme un objet. Il n’est pas juste de congeler des embryons humains vivants. Il n’est pas juste de les utiliser pour des expérimentations ou des modes de procréation impliquant leur destruction.
Les moyens financiers doivent aller aux recherches thérapeutiques respectant les droits de l’homme : sang du cordon ombilical, cellules-souches adultes... C’est le moment de décréter un moratoire en faveur de l'embryon humain, autrement dit d'arrêter de le congeler et de l'utiliser comme matériel de laboratoire.
5 juin 2009
Ecosse : les statistiques de l'avortement inquiètent
Les derniers chiffres publiés par le service de la santé britannique révèle une augmentation du nombre d'avortements pratiqués en Ecosse, et ce alors que la pilule du lendemain fait l'objet d'une large campagne. Ainsi, en 2008, 13 817 avortements ont été pratiqués dont 3 500 par des adolescentes et 343 par des jeunes filles âgées de moins de 16 ans. Ces chiffres montrent aussi que de plus en plus de femmes avortent plusieurs fois : 3 770 avortements ont été pratiqués par des femmes qui avaient déjà avorté au moins une fois.Le ministre de la Santé, Shona Robison estime qu’il faut encore accentuer « l’éducation sexuelle » déjà fortement développée dans les écoles du pays.
Le cardinal Keith O’Brien, primat catholique d’Ecosse qui avait déjà parlé vigoureusement de cette tragédie en 2007, a commenté ces nouveaux chiffres.
« Les statistiques de l’avortement en 2008 confirment l’échec abject de la prétendue “stratégie pour la santé sexuelle” de ces dernières années. En 2007 j’ai affirmé que nous tuons l’équivalent d’une classe pleine d’enfants chaque jour et beaucoup ont dénoncé la véhémence de mon propos. « De manière grotesque, nous avons constaté depuis que la taille des classes diminue en Ecosse tandis que le nombre d’avortements augmente. »
Et de souligner qu’à raison de plus de 50 avortements par jour en Ecosse, on en est à l’équivalent de deux classes pleines d’enfants.
« Si ce carnage se produisant parmi des enfants qui auraient eu assez de chance pour voir le jour, notre colère serait sans bornes. »
Lu sur avortementivg
Les Sages-femmes divisées sur l'avortement
SANTE. Un amendement sur l’autorisation des sages-femmes à prescrire la pilule abortive est à l'ordre du jour au Sénat.Mais toutes les praticiennes ne partagent pas ce point de vue. Ainsi, le collectif Sages-femmes de demain, qui regroupe aujourd’hui 900 d’entre elles, s’y oppose. « Nous ne remettons pas en cause le droit à l’avortement, mais nous pensons que cet acte ne correspond pas à l’essence de notre métier, qui est de préparer, d’accompagner et de suivre les naissances, constate Olivia Déchelette, sa porte-parole. Nous souhaitons que notre profession évolue vers plus de responsabilités. Mais pas dans une direction opposée aux raisons pour lesquelles nous avons choisi ce métier ! »
En France, le nombre d’avortements reste stable, mais élevé, avec plus de 200 000 par an. Tandis que le nombre de médecins volontaires pour les réaliser ne cesse de diminuer. « Nous sommes confrontés à un problème de santé publique. Les praticiens militants qui ont connu l’époque des avortements clandestins et leurs conséquences pour les femmes partent à la retraite. Les médecins plus jeunes considèrent l’IVG comme un acquis et n’ont pas envie de s’y impliquer. Dans ces conditions, donner cette compétence aux sages-femmes, c’est augmenter les possibilités pour les femmes », explique Bérengère Poletti, députée UMP et auteure d’un rapport sur le sujet.
Signe que le sujet reste sensible plus de trente ans après la loi Veil : l’amendement avait été retiré au dernier moment en février lors du vote en première lecture à l’Assemblée. De son côté, l’Alliance pour les droits de la vie, l’association fondée par Christine Boutin pour la prévention de l’avortement, réclame un bilan de la pratique de l’IVG avant d’envisager toute évolution législative. « Est-il raisonnable d’augmenter les prescripteurs sans s’interroger sur le nombre important des IVG en France ? se demande Tugdual Derville, son délégué général. En entraînant les sages-femmes sur un terrain qui n’est pas le leur, on cherche aussi à banaliser un acte qui n’est jamais banal. »
Un médicament pas comme les autres.
Le RU 486 – ou pilule abortive (à ne pas confondre avec la pilule du lendemain) – peut être prescrit aux femmes enceintes jusqu’à la 7e semaine d’absence de règles. L’avortement se déroule le plus souvent à domicile, 48 heures après la prise de deux comprimés. Le recours à l’IVG médicamenteuse représentait 46 % de l’ensemble des IVG en 2006 et augmente régulièrement chaque année. La prescription du RU est autorisée depuis 2004 en médecine de ville. Mais les médecins restent peu nombreux à passer la nécessaire convention avec un établissement de santé chargé d’accueillir la femme en cas de difficulté.
4 juin 2009
Timor oriental : le code pénal autorise l'avortement d'urgence
L’Eglise catholique, prédominante au Timor oriental, a marqué dès le départ son opposition à une telle mesure. Le 15 avril, Monseigneur Alberto Ricardo da Silva et Monseigneur Basilio do Nascimento of Boucau avaient fait paraître une lettre pastorale réaffirmant fermement "la nature sacrée et inviolable de la vie humaine, de la conception à la mort". Elle rappelait que, si tel est l’enseignement de l’Eglise, il en est de même pour la culture du Timor oriental. Les deux évêques ont par ailleurs rencontré plusieurs membres du gouvernement dans le courant du mois de mars.
Le mois dernier, le Catholic Family and Human Rights Institute a rapporté que plusieurs organisations non-gouvernementales (ONG), soutenues par les Nations-Unies, faisaient pression en faveur de l’avortement depuis longtemps.
Madrid : Une majorité d'Espagnols est opposée à l'avortement libre pour les mineures
Selon un sondage réalisé pour le journal El Pais auprès de 1.000 personnes par Metroscopia les 27 et 28 mai, 64% des Espagnols y sont apposés. Ils sont 56% parmi les votants socialistes.
Selon un autre sondage effectué auprès de 1.040 personnes du 25 au 28 mai réalisé par l'institut DYM et publié dans ABC, 57% des Espagnols sont soit totalement ou relativement en désaccord avec ce projet.
Selon un troisième sondage réalisé auprès de 1.000 personnes par Noxa entre les 25 et 28 mai et publié dans le journal catalan La Vanguardia, 71% des sondés sont plutôt en désaccord avec ce projet.
L'avortement sans consentement parental entre 16 et 18 ans est une des dispositions les plus controversées du projet du gouvernement socialiste de réforme de la loi sur l'avortement.
Le chef du gouvernement socialiste José Luis Rodriguez Zapatero est récemment monté au créneau pour la défendre en affirmant qu'il ne fallait pas "intervenir dans la décision libre et intime d'une femme".
"Nous parlerons de tout cela" lors du parcours parlementaire du projet de loi, a commenté lundi la ministre de la Défense Carme Chacon sur la radio Cadena Ser. "Le but est d'éviter que des parents obligent leur fille de 17 ans, de 16 ans à rester enceinte alors qu'elle ne le souhaite pas (...), et malheureusement cela arrive. Mais dans tous les cas, ce sera bon d'en débattre", a ajouté la ministre.
Le gouvernement espagnol souhaite libéraliser totalement l'avortement jusqu'à la 14e semaine de grossesse, à la colère des milieux conservateurs et catholiques. Le Parti Populaire (PP, droite), a annoncé vendredi son intention de présenter un recours devant le Tribunal constitutionnel.
L'avant-projet de loi doit être étudié par les hautes instances judiciaires avant d'être formellement approuvé par le gouvernement et envoyé au Parlement.
Actuellement, l'avortement n'est autorisé en Espagne qu'en cas de viol dans un délai maximum de 12 semaines de grossesse, de malformations du foetus (22 semaines) ou en cas de "danger pour la santé physique ou psychique de la mère" (sans limitation de temps).
L'écrasante majorité des interruptions volontaires de grossesse sont pratiquées pour "risque psychologique" pour la mère, ce qui peut paradoxalement donner lieu à des avortements très tardifs, à plus de six mois de grossesse.
Selon le sondage publié dans ABC, 61% des Espagnols pensent que cette réforme est au moins un peu souhaitée par la population. Selon le sondage de La Vanguardia 47% sont plutôt d'accord avec la réforme et 46% un peu en désaccord.
Lu sur La Croix
29 mai 2009
Neuvaine de prière pour la Vie du 29 mai au 7 juin 2009
Suite à la demande des évêques d'Ile-de-France, une neuvaine pour la Vie nous est proposée. Vous pouvez vous joindre à nous en récitant cette prière chaque jour à partir d'aujourd'hui jusqu'au 7 juin.la civilisation de la vérité et de l'amour,
Compte-rendu de la Veillée pour la Vie
Nous vous proposons de découvrir ou revivre cette veillée en visionnant cette vidéo que la chaîne catholique Kto a diffusé en cliquant ici.
A la fin de la veillée, les évêques d'Ile-de-France nous ont proposé de se joindre à une neuvaine pour la Vie jusqu'au 7 juin, fête de la Visitation. La prière est celle de Jean-Paul II, tirée de l'Evangile de la vie en 1995, adressée à Notre-Dame, visible dans l'article ci-dessus.
26 mai 2009
20 mai 2009
La crise et l'avortement vont de pair en Russie
"Je paye chaque mois pour mon appartement, et pour le moment, je peux tout imaginer sauf être sans emploi", confie Irina, une femme venue se faire avorter dans une clinique au nord de Moscou. "Une amie a perdu son emploi et dit que cela lui donne davantage de temps pour élever son enfant. Je pense que c'est un peu fou", ajoute-t-elle.
En Russie, l'instabilité économique accroît le nombre d'avortements, qui va augmenter de 10 à 12%, prédit le médecin-chef d'une maternité de la capitale russe, Andreï Akopian.
Raisons financières
"Davantage de femmes veulent subir un avortement", renchérit Khazem Alsoabi, médecin à la clinique privée MedClinica à Moscou. "J'entends dire que c'est pour des raisons financières, il n'y a aucun doute là-dessus", dit-il. "Il se peut que des familles qui ont prévu d'avoir des enfants soient contraintes de revenir sur cette décision", ajoute-t-il.
La Russie a le taux d'avortement le plus élevé au monde, selon les Nations unies. D'après un sondage réalisé par le Centre d'étude de l'opinion publique russe (VTsIOM) au mois de novembre, quelques mois après le début de la crise qui frappe durement la Russie, seules 5% des femmes se sont dit prêtes à avoir des enfants au cours des cinq prochaines années.
Nouvel argument
Leurs proches recourent de plus en plus à l'argument de l'insécurité économique pour les pousser à avorter, confie Irina, psychologue dans un centre de planing familial, qui n'a pas souhaité donner son nom. "Il y a même une nouvelle catégorie de femmes qui disent qu'elles se font avorter parce qu'elle ne peuvent pas payer leur crédit", constate Svetlana Roudneva, qui dirige le fonds Famille et Enfance, proposant des conseils pour les naissances non désirées.
Les recherches du mot "avortement" sur le moteur de recherche internet russe Yandex ont plus que doublé après la crise financière qui a débuté à l'été 2008. En l'espace d'un seul mois, elle ont bondi à 151.471 en novembre dernier, après 94.526 en octobre.
Baisse des naissances
Cette situation complique la tâche des autorités russes qui essayent d'encourager leurs habitants à avoir des enfants, compte tenu de la baisse du nombre de naissances chaque année. "L'amour pour votre nation commence par la famille", lit-on dans le métro de Moscou, dans le cadre d'une campagne d'affichage lancée par l'Etat russe. En janvier et février, la Russie a recensé 270.800 naissances, en baisse de 3.700 par rapport à l'année précédente, selon le Service fédéral des statistiques (Rosstat).
Au cours des 16 dernières années, la population a chuté de 12 millions, relèvent les Nations unies dans un récent rapport. Une tendance appelée à s'amplifier d'ici à 2050, année où la Russie ne comptera plus que 116 millions d'habitants, contre 142 millions l'an passé, selon ce document de l'ONU.
Selon le directeur de Rosstat, Vladimir Sokoline, la population active russe baisse d'un million par an et le pays pourrait se retrouver face à une pénurie de main-d'oeuvre. (belga/cb)
Le planning familial français autorisé à délivrer le RU486
19 mai 2009
28 Mai : Message de Monseigneur Eric Aumonier : veillée pour la Vie
« Choisis donc la vie ! »
La vie humaine est le bien le plus précieux confié à l’humanité.
La tradition chrétienne, avec un bon nombre de traditions religieuses, la reçoit comme un don
de Dieu.
Sa dignité est inaliénable.
La communauté catholique désire la servir tout au long de son déploiement, de la conception
à la mort naturelle.
Dés ses débuts comme embryon, chaque personne humaine est une histoire sacrée qui ne peut
jamais être utilisée comme un moyen. Elle mérite d’être accompagnée dans les épreuves de
son existence pour pouvoir continuer à choisir la vie. La moindre exception à cette règle fait
régresser toute l’humanité et ne construit pas la paix.
Avec vous, je souhaite promouvoir un grand oui à la vie humaine.
C’est pourquoi, avec mes frères évêque d’Ile de France, je vous invite dans le cadre de la
journée mondiale de prière pour la vie, avec les catholiques de nos diocèses,
le jeudi 28 mai 2009 à 20h30
à Notre-Dame de Paris
à une grande veillée de prière pour la Vie
Pour être fidèle à l’évangile de la vie, le Christ, nous prierons :
- pour nos concitoyens, souvent témoins d’un réelle générosité mais parfois perdus face
aux modes de résolution des problèmes autour de la vie humaine.
- Pour ceux et celles qui sont confrontés à des choix difficiles, pour qu’ils aient l’audace
de la vie et se sentent soutenus pour l’assumer.
- Pour les hommes et les femmes de media, les scientifiques, ceux qui sont engagés
dans le monde médical. Que dans la recherche nécessaire de la vérité, leurs
compétences et leur professionnalisme servent toujours davantage la vie humaine.
Soyons nombreux, jeunes, parents et grands-parents, à donner de la profondeur à notre
témoignage pour la vie !
Je compte sur votre présence,
+ Eric Aumonier
Evêque de Versailles
01 30 97 67 69 Fax 01 30 97 67 53 E-mail : eveque.versailles@wanadoo.fr
15 mai 2009
L'Espagne va ouvrir l'autoroute de la mort
Lu sur le Salon Beige
Appel aux Sages-femmes : confrontation avec l'IVG
Daté du 14/05/2009 Lu sur Sages-femmes infoPar un biais de procédure parlementaire, l’amendement Poletti que nous avions fait retirer, vient d’être réintroduit au beau milieu d’une réunion confidentielle de la Commission des affaires sociales du Sénat, par un sénateur centriste. Nous devons tout faire pour que cette disposition ne soit pas votée ou soit annulée dans la suite de la procédure parlementaire.
791 sages-femmes, qui en représentent tant d’autres, cela doit compter pour faire comprendre à nos élus qu’on ne se débarrasse pas sur notre dos d’un problème de société complexe. C’est notre profession et toute son orientation qui sont aujourd’hui à nouveau menacés. Continuez à faire signer notre appel. De mon côté, je vais écrire en votre nom à toutes (et tous) aux sénateurs. Merci de votre engagement.
Olivia Déchelette
Porte-parole du Collectif Sages-femmes de demain
13 mai 2009
Mères porteuses : plaidoyer pour la défense des plus vulnérables
Prendre en compte la souffrance des couples infertiles ne peut justifier de transgresser des principes qui fondent notre vie collective et notamment le devoir de protection des plus vulnérables. La gestation pour autrui ouvre la voie à des pratiques hautement contestables : l'exploitation des femmes, la promotion du «tout génétique», la programmation d'enfants conçus pour être abandonnés par la femme qui les a portés.
Que la pratique soit légale ou non, la mère porteuse est dans la quasi-totalité des cas d'un milieu socio-économique et culturel défavorisé par rapport à celui du couple demandeur. Ce simple constat devrait nous arrêter, or ce n'est pas le cas. Les mères porteuses seraient sélectionnées en fonction de leur capacité à consacrer, par altruisme, neuf mois (plutôt douze) de leur existence à porter l'enfant d'un couple en s'interdisant de se fantasmer comme mère, ce qui s'apparente à un déni de maternité, tout en gardant la possibilité de se rétracter après la naissance. Pour soulager notre conscience ? Quel professionnel peut s'autoriser à déclarer telle femme «bonne pour le service» ? La loi doit-elle permettre des conventions permettant à une femme de consentir à sa propre aliénation organique et à s'exposer à des risques corporels (ceux communs à toute grossesse) et psychiques ?
Les conséquences sur son couple et sur ses propres enfants qui verraient leur mère donner le bébé qu'elle porte ne sont pas envisagées… pas plus que la place de l'enfant «porté» si elle se rétractait. Faut-il encourager des femmes consentantes, imaginant le plus souvent réparer une blessure ancienne plus ou moins enfouie, à embarquer leur famille dans cette aventure ? On ne peut concevoir que ces femmes ne soient pas rémunérées - on appellerait ça une indemnisation - ce qui revient à leur demander de se vendre pour produire une marchandise : l'enfant.
Le couple demandeur verrait se réaliser son souhait d'élever un enfant « de ses gènes ». Démarche bien différente de l'adoption qui valorise la parentalité d'intention, du don de sperme, d'ovule ou d'embryon, anonyme et gratuit, qui relativise l'apport du génétique. Il ne peut être comparé au don d'organe sauf à considérer l'enfant comme un «organe». Cette définition de l'individu par ses seuls gènes, évoquant le « pedigree » dont on sait les usages abusifs qui peuvent en découler va à l'encontre des valeurs de mixité et d'ouverture à l'autre.
L'enfant tant désiré est le grand oublié : qu'est-ce qu'être un fœtus porté par une femme instrumentalisée ? Nous connaissons l'importance des échanges entre la mère et le fœtus sur son développement physique, psychique et affectif. Nous connaissons les effets délétères des séparations précoces sur la vie entière. Les médecins doivent-ils se prêter à la conception d'enfants programmés pour être donnés par la femme qui les porte ?
Une loi peut limiter les dérives mercantiles des intermédiaires voire le tourisme procréatif. Il n'empêche qu'aussi restrictive soit-elle, elle légitimerait, avec la participation du médecin et du juge, des pratiques que nous condamnons parce qu'elles remettent en cause la protection qu'on doit aux plus vulnérables.
Lu sur le Figaro.fr
7 mai 2009
Portugal : ne pas interdire les corridas sans mettre fin à l'avortement légal...
Si les villes portugaises de Viana do Castelo, Braga, Cascais et Sintra ont décidé d'interdire les corridas sur le territoire de leurs conseils municipaux, pourquoi permettent-elles l'avortement? Lire la suite.
Le Conseil d'Etat contre les mères porteuses
6 mai 2009
Tour de France ou Tournée de la bioéthique : où aller ?
Information de l'ADV concernant la Tournée de Bioéthique (voir l'article du 29 avril) :Quelle ville est la plus proche de chez vous ?
- LILLE : lundi 11 mai 20h30 à Lille Grand Palais, 1 boulevard des Cités Unies
Le Conseil d'Etat et le réexamen de la loi bioéthique
Le Point : Concernant la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires, le Conseil d'Etat, "préconise de créer "un régime permanent d'autorisation", "enserré dans des conditions strictes, précisant que la possibilité d'autoriser serait une simple faculté et ne créerait donc pas un droit à autorisation", précise-t-il. La loi de bioéthique du 6 août 2004 a posé le principe de l'interdiction des recherches sur l'embryon humain, tout en ouvrant une période de cinq ans pendant laquelle de telles recherches pourraient être autorisées sous conditions."Le Conseil d'Etat contre la légalisation des mères porteuses mais...
...Par ailleurs, l’instance se prononce également en faveur d’un régime permanent d’autorisation des recherches sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires, assorti de conditions strictes.



