
L'article du blogueur secoue les idées reçues que nous assène la presse de l'émotion. Il fallait être là hier soir pour entendre l’éloge de la complexité. Complexité des situations, complexité des solutions (si solutions il y a), de cette complexité inhérente à la vie. (...) ...il faut gérer cette complexité à laquelle il est illusoire et mensonger de vouloir apporter une “réponse simple“, de prétendre même l’apporter. En l’occurrence, l’euthanasie, la mort.
Et notre blogeur de poursuivre : Il fallait encore les entendre rappeler le rôle des proches, le rôle de leur regard sur leur proche malade. Chacun, disaient-ils, avaient en tête, tant d’exemples de ces demandes d’euthanasie qui disparaissent lorsque les proches font comprendre à la personne en fin de vie combien elle est encore vivante, combien elle compte, pour eux. Jean Léonetti citait Sartre, et puis Desproges. Le premier disait : «on n’a jamais honte tout seul». Le second : «il n’y a qu’une honte à avoir, c’est d’avoir honte».
Pour aller plus loin, mieux vaut encore lire l'intégralité de l'acticle de Koz. Mais je ne résiste pas à ce dernier extrait : Il faudrait encore que je vous dise un peu de tout ce qui s’est dit au cours de cette soirée exceptionnelle. Rappeler que l’euthanasie n’est pas une revendication d’avance, mais un combat d’arrière-garde. D’arrière-garde médicale, d’arrière-garde sociétale. Mais il faut surtout savoir que ce “combat de société” dépasse encore la question de l’euthanasie. Qu’il s’agit là, aussi, de savoir dans quelle société nous voulons vivre, dans quel équilibre entre l’autonomie de l’individu et la solidarité, et à quelle humanité nous appartenons.
C'est bien là le fond de notre pensée. Reste à voir quels seront les fruits de ce mouvement que nous ne manquerons pas de suivre.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire