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24 févr. 2009

Vers un eugénisme sans douleur?


Docteur en philosophie et chercheur associée à l'Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (CNRS, Inserm, EHESS), Danielle Moyse publie, dans La Croix, une tribune sur l'eugénisme prénatal. L'auteur se demande si "la concrétisation des derniers "progrès" du dépistage prénatal de la trisomie 21" va "nous faire assister à l'éradication des derniers scrupules concernant l'élimination d'environ 90% des fœtus qui en sont déclarés porteurs".

Rappelons qu'en octobre dernier, des chercheurs de l'université de Stanford ont annoncé avoir mis au point un nouveau test précoce de dépistage de la trisomie 21 à partir d'une simple prise de sang : il se fonde sur l'analyse de l'ADN du fœtus circulant dans le sang de la mère. L'"avantage" de cette technique est d'éviter l'amniocentèse, qui entraîne une fausse-couche dans 1% des cas, y compris pour les fœtus "normaux", et c'est ce qui émeut... "En ce qui concerne les fœtus porteurs de trisomie, toute inquiétude de ce genre a en effet déjà été étouffée", souligne Danielle Moyse, "si l'on réalise une amniocentèse dans le but de détecter cette anomalie, qui ouvre "droit" à une "interruption médicale de grossesse", il va de soi que, au cas où une fausse couche se produirait qui expulserait un fœtus "mongolien", comme on dit encore, une telle réaction de l'organisme maternel ne ferait qu'anticiper le geste fœticide qui se serait très probablement produit !".

En résumé, comprenez que ce nouveau

test permettra de "
sauver des fœtus "normaux"" ; "pour "les autres", la légitimité de leur élimination est une affaire admise par la politique de dépistage généralisée". Il serait en effet illogique de dépister de façon massive la trisomie 21 sans que cela ne conduise à l'élimination anténatale des fœtus concernés, "en un contexte où aucune recherche publique n'est menée pour tenter de soigner cette anomalie".

Danielle Moyse dénonce ensuite ce "progrès" du dépistage prénatal dans la mesure où, réalisé dans les premières semaines de grossesse, il permettrait la suppression du fœtus atteint de trisomie 21 "à un stade si précoce que cela épargnerait à la mère la violence d'un avortement, réalisé jusque là à un moment de la gestation où elle a, comme on dit, "investi" le futur enfant de telle manière qu'il lui faut en faire le deuil dans les larmes et la douleur".

"Par l'invention de tests réalisés en tout début de grossesse, ne serions-nous pas (ne sommes-nous pas, déjà ?) à la veille d'une sélection qui, par son caractère presque indolore, ferait taire les dernières inquiétudes à son sujet ?", remarque l'auteur qui se demande pourquoi une telle pratique ne s'étendrait pas à d'autres maladies. Comment donc "éviter la sournoise mise en place d'une gestion de plus en plus normative des naissances" ? "Le droit de sélectionner, brandi au nom de la liberté, ne sera-t-il pas alors l'aliénation suprême (...) ?"

Lu sur Gènéthique.fr

11 févr. 2009

Eugénisme : vers "le meilleur des mondes?"


Portail d'informations canadien sur l'actualité internationale, Canoë publie une chronique sur "le meilleur des mondes". Réagissant à la lettre ouverte d'un père d'un enfant trisomique s'inquiétant des impacts du programme de dépistage prénatal de la trisomie 21 que le ministère de la Santé s'apprête à mettre à disposition des couples québécois, l'auteur s'interroge : "permettre aux futurs parents de se débarrasser d'un fœtus parce qu'il est atteint de trisomie 21 constitue-t-il de l'eugénisme ?".

"D'un côté, si une mère ne se sent pas capable d'élever un enfant handicapé, on ne peut quand même pas la forcer à mener sa grossesse à terme" mais, "de l'autre, les enfants trisomiques ont le droit de vivre. Jeter un fœtus aux poubelles juste parce qu'il est différent de la norme soulève le spectre de l'eugénisme". L'auteur s'inquiète de l'éventuelle boîte de Pandore qu'ouvrirait cette pratique ; par la suite éliminera-t-on les enfants aveugles, sourds, ceux qui ont une jambe plus courte que l'autre ? Et de citer l'exemple de cette femme qui a demandé d'avorter parce que l'échographie avait révélé que son enfant avait un bec de lièvre et à qui une interruption de grossesse lui a été refusée une première fois. "Frustrée, la bonne femme est allée voir un autre médecin, et elle l'a eu, son avortement. On dirait un consommateur qui a échangé un sofa parce qu'il a découvert une tache sur un coussin."

"Il fut un temps pas très lointain où les Noirs étaient considérés comme des sous-humains. Aurait-on permis à une femme enceinte de se débarrasser de son fœtus juste parce qu'il avait le malheur de ne pas être Blanc ?", lance l'auteur.

"Actuellement, au Canada, les fœtus humains n'ont aucun droit. Les hamsters et les serpents ont plus de droits qu'eux !", dénonce-t-il. "Plus tard, je suis sûr, on va se pencher sur les mœurs de notre époque et on va dire que notre conception du fœtus était barbare. Et inhumaine."

Un autre organe de presse canadien s'inquiète de ce que le génétique ouvre aujourd'hui la porte à une sélection par l'Homme de sa descendance. Ainsi, aux Etats-Unis, certaines cliniques proposent déjà des profils génétiques de donneurs potentiels de sperme et d'ovocytes. Au Texas, une "banque de l'embryon" proposait même - avant d'être contrainte à fermer - de croiser du sperme et un ovocyte de donneurs sélectionnés sur des critères génétique et d'implanter l'embryon issu de ce croisement.

Par ailleurs, le diagnostic préimplantatoire (DPI) pourrait permettre à n'importe quel parent de recourir à une fécondation in vitro (FIV) pour sélectionner leur progéniture selon les critères désirés. Pour Peter Ward (Université de Washington), certains parents pourraient même un jour faire "pression pour changer des gènes" afin de transmettre à leur enfant "beauté, intelligence, (...) don pour la musique ou (...) bon caractère"...

Lu sur gènéthique.org

17 janv. 2009

L'impunité du racisme chromosomique

Nouvel exemple de l'impunité du racisme chromosomique qui dénie tout avenir aux enfant atteints de trisomie 21, ou syndrome de Down (chromosome surnuméraire pour la 21 paire), les médecins ne feraient pas assez comprendre aux femmes que le dépistage de la trisomie 21 les mènera à faire le choix ou non de l'avortement eugénique, possible pendant toute la durée de la grossesse (mais rarement pratiquée après le 9ème mois, c'est déjà ça...). Le Point, l'Express ou encore Libération se font l'écho de cette crise. Cela est significatif de l'indifférence générale vis-à-vis de cette formidable discrimination ! Et s'il y avait un dépistage pour les couleurs de peau ? En prédisant le malheur des enfants trisomique, ne prédit-on pas tout simplement celui des enfants "différents" ?

Or cette différence peut être liée au handicap, mais aussi à l'origine ethnique, sociale, génétique, à la laideur... Pourra-t-on ainsi tuer des enfants laids ? Parce que leur vie est prédisposée au malheur ? Relisons, pour redevenir humains, cette citation du professeur Jérôme Lejeune, découvreur de l'anomalie chromosomique à l'origine du syndrome de Down :

"…Après avoir fait un diagnostic de trisomie 21 au microscope, décider que ce sujet doit être éliminé parce qu’il est trisomique 21, c’est du racisme chromosomique. C’est oublier une chose fondamentale : c’est qu’on voit d’une part trois chromosomes 21, mais on voit aussi les 46 autres qui sont tout à fait normaux. Donc c’est un membre de notre espèce. Alors je voudrais préciser une chose : c’est qu’il n’y a pas de loi à faire. La loi existe, elle date de plus de 2000 ans. C’est une loi romaine et qui disait simplement que lorsqu’il s’agit de son intérêt, "infans conceptus pro nato habetur", c’est à dire chaque fois que son intérêt est en jeu, l’enfant conçu doit être considéré comme né. Si nous entourons des mêmes soins l’enfant précoce comme nous le faisons pour l’enfant nouveau-né, tous les problèmes qui ont été soulevés sont résolus. C’est la vraie médecine, celle de toujours."

13 janv. 2009

Diagnostic prénatal: naissance d'un bébé indemne du gène du cancer du sein

Le site Gènéthique rapporte la naissance en Angleterre du premier enfant sélectionné suite à un dépistage prénatal pour éviter la transmission du gène porteur du cancer du sein: "L'embryon a été sélectionné parmi d'autres parce qu'il était indemne du gène BRCA1. Les autres embryons porteurs de ce gène de prédisposition seront détruits. Les femmes porteuses de ce gène ont 80% "de chances" de développer un cancer du sein.
Pour beaucoup, comme Josephine Quintavalle, du groupe "Comment on reproductives Ethics", "on est allé trop loin". Elle espère que dans les 20 prochaines années, on aura éradiqué le cancer du sein et non pas les personnes porteuses du gène de prédisposition. Elle craint enfin que le dépistage soit de plus en plus utilisé pour des raisons de moins en moins importantes"
À cette occasion, Le Salon Beige rappelle les dérives eugéniques du diagnostic prénatal: "Ce diagnostic conduit purement et simplement à revendiquer le droit à l'enfant parfait. Pourtant, faire valoir un tel "droit" ne peut être qu'une "régression", parce qu'il n'y a pas de rapport entre la forme d'un enfant et sa richesse".
[Didier Sicard, président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE)]cite la trisomie 21, dépistée pour quasiment 100% des grossesses. S'il est normal de ne pas souhaiter la naissance d'un enfant trisomique, il y a bien une différence, et de taille, entre "ne pas souhaiter et accepter". L'acharnement que l'on montre à dépister ces enfants signifie qu'ils "doivent être éradiqués de l'humanité et qu'ils "n'ont pas le droit à la vie". Cette conviction est d'autant plus perverse que, non seulement les parents qui souhaitent garder leur enfant trisomique sont "considérés comme des asociaux", mais aussi que tout enfant rescapé est "assimilé à une faute médicale".

19 nov. 2008

La doctrine nazie de retour

Avortementivg informe :
Le Sénat australien a publié un rapport appelant à financer les avortements des enfants à naître diagnostiqués handicapés. Ce rapport explique que l'avortement est en effet préférable car il serait trop coûteux d'élever ces enfants. Le document promeut l'avortement même au second trimestre de grossesse (quand le foetus devient viable), arguant que les enfants handicapés sont un fardeau financier pesant sur les contribuables.

Le sénateur Ron Boswell est ainsi monté au créneau, accusant de cautionner un doctrine "typique du régime hitlérien", une "revisite des principes eugéniques". L'eugénisme visant, notamment pour le régime hitlérien à l'amélioration de la race humaine, et donc la suppression des sous-individus, handicapés, homosexuels ou ethnies. Le sénateur Boswell a ajouté que le document prétend que "certaines vies valent plus que d'autres", fustigeant l'organisation pro-avortement pour "décider qui mérite de vivre".

Ce rapport, initialement soumis par une organisation pro-avortement a reçu le soutient d'un groupe de 41 élus. Le groupe a prétendu qu'une remise offerte par l'Etat aux femmes voulant un avortement au second trimestre pour un enfant diagnostiqué handicapé ferait économiser 180000 dollars par an au gouvernement. Mais ce document a tout de même été sujet à des discordes internes : sept des 41 élus ont finalement refusé de voir apparaître leur nom sur le rapport, ne voulant en aucun cas cautionner cette partie controversée du document.
Une nouvelle polémique qui s'ajoute aux précédentes, en particulier le financement des avortements à l'étranger, en particulier dans les pays en voie de développement.

Aujourd'hui, l'eugénisme un regain de popularité et a trouvé dans l'avortement le moyen de parvenir à ses fins : la sélection des caractéristiques humaines selon une norme décidée par une poignée d'individus. C'est ainsi que les bébés atteint de la trisomie 21 sont éliminés dans les pays développés à une écrasante majorité.
Autres sources : Lifenews, Lifesitenews

29 sept. 2008

Une loi pour diminuer l'avortement d'enfants trisomiques


Après son approbation au Sénat, la Chambre des Représentants a approuvé jeudi dernier un texte de loi qui devrait diminuer le nombre d'avortements d'enfants trisomiques ou atteints d'autres handicaps. Rappelons qu'aujourd'hui aux Etats-Unis 90% des enfants diagnostiqués trisomiques sont avortés et ce pourcentage est identique pour d'autres maladies comme le spina bifida ou la mucoviscidose. Pour le Sénateur Sam Brownback, ce chiffre est beaucoup trop important et suggère que la société ne protège pas l'humain à chaque étape de son développement.

Cette résolution devrait maintenant être signée par le président Bush et faire office de loi. Elle permettra aux familles dont l'enfant est diagnostiqué trisomique d'obtenir des informations pertinentes permettant de les aider. Ils pourront ainsi être mis en relation avec des associations d'aide à l'éducation d'enfants handicapés. Des programmes de soutien aux parents tant au niveau local que national seront également mis en place. Enfin, un registre des familles qui souhaitent adopter des enfants handicapés sera créé.

Lu sur Généthique

19 sept. 2008

Grand Spectacle Equestre au profit de la recherche sur la trisomie 21 : 10 et 11 octobre 2008

Les 10 et 11 octobre 2008, au Polo de Paris-Bagatelle, la Fondation Jérôme Lejeune organise un deuxième Grand Spectacle Equestre au profit du programme de recherche Cibles 21 sur la trisomie 21. A cette occasion, elle réunit quelques grands maîtres de l'Art équestre, français et étrangers.
Réservez dès maintenant !Prix des places entre 50 et 150 euros.
Réservations : au 01.39.43.17.38 / 06.62.46.60.038 ou par email à l'adresse :
spectacleequestre@hotmail.fr

10 juin 2008

Québec : vers une procréation assistée gratuite ?

L'Action démocratique du Québec (ADQ) et le Parti québécois (PQ) réclament la gratuité du "traitement" des couples infertiles qui souhaitent avoir des enfants. Chaque année, les procréations médicalement assistées (PMA) coûtent 30 millions de dollars. [...]
L'ADQ devrait déposer deux amendements au projet de loi 23 - qui prévoit de limiter le nombre d'embryons par femme à réimplanter afin de réduire les risques de grossesse multiple et les naissances prématurées - pour que l'infertilité soit considérée comme une maladie et que les "traitements" soient pris en charge par l'Etat.
Parallèlement, le gouvernement du Québec a annoncé la mise en place prochaine d'une nouvelle politique en matière de périnatalité. Il propose notamment de promouvoir l'offre et le suivi en ce qui concerne le dépistage génétique prénatal pour les parents ayant des antécédents familiaux. Un nouveau programme de dépistage prénatal de la trisomie 21 pourrait être systématiquement proposé à toutes les femmes.

28 mars 2008

3 avril : messe à Paris en mémoire du Professeur Jérôme Lejeune

A l'occasion du 14ème anniversaire du Rappel à Dieu du Professeur Jérôme Lejeune, Madame Jérôme Lejeune, ses enfants et ses petits-enfants, la Fondation et les Amis de Jérôme Lejeune vous invitent à participer ou à vous unir par la prière à la Messe pour la Vie qui sera présidée par Dom Jean-Charles Nault, Prieur de l'Abbaye de Saint-Wandrille, en l'église de la Sainte-Trinité (Paris 9e), le jeudi 3 avril 2008, à 19 heures.