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4 juin 2009

Timor oriental : le code pénal autorise l'avortement d'urgence

Une mention d’exception autorisant l’avortement dans les cas où la grossesse met la vie de la mère en danger a été ajoutée cette semaine dans le code pénal du Timor oriental. La nouvelle loi stipule qu’il est "légitime" de préférer la santé maternelle à la vie d’un enfant non-né. Outre cette condition d’urgence, les législateurs ont posé comme condition préalable l’accord de trois médecins et des parents. Cette clause restant irréalisable dans les régions rurales où les médecins sont rares, les sages-femmes seront habilitées à pratiquer les interruptions de grossesse.

L’Eglise catholique, prédominante au Timor oriental, a marqué dès le départ son opposition à une telle mesure. Le 15 avril, Monseigneur Alberto Ricardo da Silva et Monseigneur Basilio do Nascimento of Boucau avaient fait paraître une lettre pastorale réaffirmant fermement "la nature sacrée et inviolable de la vie humaine, de la conception à la mort". Elle rappelait que, si tel est l’enseignement de l’Eglise, il en est de même pour la culture du Timor oriental. Les deux évêques ont par ailleurs rencontré plusieurs membres du gouvernement dans le courant du mois de mars.

Le mois dernier, le Catholic Family and Human Rights Institute a rapporté que plusieurs organisations non-gouvernementales (ONG), soutenues par les Nations-Unies, faisaient pression en faveur de l’avortement depuis longtemps.


16 avr. 2009

A propos des mères porteuses

Généthique rapporte :

Libération consacre un article à l'essai publié par la philosophe Sylviane Agacinski sur la "barbarie" des mères porteuses : Corps en miettes (Flammarion, 12 euros).
"On peut se demander si la leçon du nazisme a réellement été tirée tant l'opinion semble se soucier peu de ce que signifie notre humanité ou de l'esprit de nos lois. Elle privilégie la puissance technique et la demande individuelle. Certains techniques permettent de confectionner des enfants, et il y a des individus qui "demandent" à utiliser ces moyens. Le reste a-t-il vraiment de l'importance ?", écrit-elle.Elle dénonce par ailleurs l'usage du mot "gestatrice" qui "relève d'une ruse rhétorique qui contribue à secondariser la femme portant un enfant, pour faire un sac, une sorte de logement temporaire, simple entrepôt où stocker l'enfant conçu par d'autres qui en attendront la livraison". Idem pour l'abréviation "GPA" (pour "gestation pour autrui") : "trois petites lettres (...) sans doute rassurantes" mais qui "constituent une mystification et maquillent une forme inédite de servitude et d'abaissement des femmes".La philosophe s'élève contre l'exploitation du corps d'autrui au centre du "baby business", "l'aliénation biologique" qui "s'installe dans la procréation artificielle". "Devant l'indifférence à l'égard de ces femmes, dont on fait aujourd'hui des couveuses "indemnisées", on ne peut s'empêcher de reconnaître la froideur égoïste et le vieux mépris de classe de ceux qui estiment normal de mettre la vie des autres à leur service." Elle se demande enfin si le fait que les mères porteuses justifient leur "don" par générosité ou altruisme n'est pas "l'aspect le plus répugnant de l'affaire".
Par ailleurs, Le Parisien publiait, vendredi 10 avril dernier, un dossier sur les mères porteuses, au lendemain de l'appel lancé par 60 personnalités en faveur de la légalisation de cette pratique (cf. Synthèse de presse du 31/03/09) et alors que le sujet devrait être évoqué au cours de la révision de la loi de bioéthique. Secrétaire d'Etat à la Famille, Nadine Morano s'est de nouveau prononcée en faveur de la légalisation de cette pratique. En réponse à la position de Nadine Morano, Jean-Frédéric Poisson, député UMP des Yvelines et porte-parole du Forum des républicains sociaux (FRS), a déclaré que : "défendre les mères porteuses, c'est aller vers une société libertaire et utilitariste".
"C'est une chose de déclarer vouloir dépassionner le débat, c'en est une autre de traiter les questions de société à coup de bulldozer", a-t-il poursuivi.

De la conservation du sperme d'un homme mort

Aux Etats-Unis, le tribunal de Travis County a autorisé une mère, Missy Evans, à conserver le sperme de son fils Nikolas, mort le 5 avril dernier dans une bagarre de rue. Missy Evans espère ainsi trouver une mère porteuse et élever un jour son petit-fils ou sa petite-fille. La morgue a donc conservé le corps à 39,2° afin qu'un spécialiste puisse procéder au prélèvement.
+ d'infos sur l'affaire et les questions d'éthique dans la Presse Canadienne, Yahoo

12 avr. 2009

Roselyne Bachelot à une question sur l'avortement

Le 20 janvier dernier, le député Christian Vanneste interrogeait la Ministre de la Santé sur le rapport de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée sur le suivi de la loi du 4 juillet 2001 relative à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) et à la contraception et selon lequel le nombre d'avortements restait stable (autour de 200 000 par an) et relativement élevé par rapport aux autres pays européens. Ce rapport constatait par ailleurs une augmentation régulière du nombre d'avortements chez les jeunes femmes de moins de 20 ans et précisait que l’IVG "médicamenteuse" ne pouvait pas convenir à toutes les femmes. Il lui demandait donc si elle entendait faire "un bilan approfondi de la pratique de l’interruption volontaire de grossesse".La réponse de Roselyne Bachelot est parue mardi 7 avril dernier au Journal Officiel. Reconnaissant que le nombre d'avortements reste stable depuis de nombreuses années et qu'il augmente chez les tranches d'âge les plus jeunes, elle appelle à une "prise en charge globale améliorée des femmes engagées dans une démarche d’interruption d’une grossesse, vécue souvent douloureusement". Pour elle, la possibilité donnée aux centres de planification ou d’éducation familiale de pratiquer des IVG par voie médicamenteuse "est de nature à favoriser une meilleure prise en charge, au sein de ces structures déjà qualifiées pour assurer l’accompagnement psycho-social des femmes concernées par ces actes". Elle évoque ensuite le programme d’actions engagé au plan national dans le domaine de la contraception. Elle annonce enfin qu'une étude de l'INSERM devrait, d'ici à la fin de l'année 2009, nous communiquer de nombreuses données concernant l’accès à l'avortement en France : "ces résultats permettront de mieux connaître les parcours empruntés par les femmes, de mieux appréhender les difficultés rencontrées par celles qui se trouvent placées dans une situation de vulnérabilité ainsi que les raisons des échecs contraceptifs et d’évaluer le dispositif "IVG hors établissement de santé"".

L'Alliance pour les droits de la vie auditionnée pour la révision de la loi de bioéthique

Auditionnés par la mission parlementaire sur la révision de la loi de bioéthique, Xavier Mirabel, président de l'Alliance pour les droits de la vie (ADV), et Caroline Roux, secrétaire générale de l'association, ont interpellé les députés sur les dérives du diagnostic prénatal (DPN). Ils ont dénoncé la pression qui pèse sur les parents confrontés au handicap, s'interrogeant sur l'existence d'un libre choix : "une femme a-t-elle encore le droit de donner naissance à un enfant qui ne serait pas parfait ?".Xavier Mirabel a par ailleurs demandé un moratoire sur la question des embryons congelés, "compte tenu de l'imbroglio éthique" que posent ces embryons dits "surnuméraires" conçus dans le cadre de l'assistance médicale à la procréation (AMP). "En 2006, on a créé en AMP 238 000 embryons pour 14 000 naissances, c'est une situation qui nous préoccupe profondément", a-t-il souligné. Caroline Roux a évoqué le "choix impossible" auquel sont confrontés les parents de ces embryons : réactiver un "projet parental" ? les détruire ? les confier à l'adoption ? les donner à la recherche ?Le président de l'ADV a enfin plaidé en faveur d'un statu quo législatif sans céder aux pressions du "tourisme procréatif".
La Croix (Marine Lamoureux) 10/04/09

8 avr. 2009

L'Ohio se dote d'une loi contre les avortements forcés

Aux Etats-Unis, dans l'Ohio, une nouvelle loi visant à diminuer le nombre d'avortements pratiqués par des femmes qui en réalité ne veulent pas avorter entre en vigueur aujourd'hui. La Protecting Pregnant Women from Coercion & Violence Bill exige ainsi des centres d'avortement qu'ils apposent une affiche expliquant aux femmes que personne ne peut les contraindre à avorter. Le texte ajoute qu'avant d'avorter chaque femme doit signer un consentement.

Vers la "grève du troisième ventre" ?

Le député écologiste Yves Cochet a, selon Libération, trouvé une "solution surprenante à l'actuelle crise économique et écologique" : sachant qu'un enfant européen représente "un coût écologique comparable à 620 trajets Paris-New York", il propose d'adopter une directive baptisée la "grève du troisième ventre". Cette-dernière mesure inverserait l'échelle des prestations familiales : "aujourd'hui, plus on a d'enfants, plus on touche. Je propose qu'une famille continue de percevoir des aides pour les deux premiers enfants, mais que ces aides diminuent sensiblement à partir du troisième". Relayant cette information sur site Internet, Marianne juge cette logique "aussi implacable qu'imbécile" car Yves Cochet "nie toute l'histoire démographique : (...) la relation entre démographie et croissance, les problèmes complexes posés par le vieillissement de sociétés (...)".

1 avr. 2009

La polémique continue : "Our body, à corps ouvert" devant le tribunal de grande instance de Paris

Les associations, Ensemble contre la peine de mort (ECPM) et Solidarité Chine ont assigné l'organisateur de l'exposition "Our body, à corps ouvert" devant le tribunal de grande instance de Paris (cf. Synthèse de presse du 30/03/09) au motif que les cadavres pourraient être des prisonniers ou des condamnés à mort chinois. Ils estiment par ailleurs qu'une telle exposition va à l'encontre de l'article 16 du code civil qui "interdit toute atteinte à la dignité de la personne". Pour l'avocat des plaignants, Me Richard Sédillot, "l'exposition enfreint aussi le code de santé publique, qui précise que les corps et organes ne peuvent être utilisés qu'à des fins scientifique ou thérapeutique. Or dans le cas présent, ils sont détournés à des fins commerciales, puisque l'entrée du lieu est payante. Or cette visée-là n'est pas compatible avec le respect de la dignité humaine".

L'avocat de la partie adverse riposte que l'entrée n'a pas pour but d'enrichir quelqu'un mais n'est là que pour payer le loyer. Par ailleurs, il affirme qu'"il y a un intérêt pédagogique , et donc scientifique, à montrer l'anatomie humaine de manière aussi charnelle et aussi réaliste".

De son côté, le Comité nationale consultatif d'éthique (CCNE) a rendu l'année dernière un avis condamnant catégoriquement la tenue de cette exposition. Il estime que "le non-dit majeur" de l'exposition (était) "la prime au voyeurisme sous couvert de science". Il ajoutait que l'exposition introduisait "un regard techniciste" sur des corps "volontairement désingularisés" suivant "une approche qui n'est pas sans rappeler le traitement des cadavres dans les camps d'extermination lors de la dernière guerre".

31 mars 2009

Angleterre: opposition à la légalisation de l'euthanasie

Alors qu'un projet de loi est discuté au parlement britannique pour décriminaliser le suicide-assisté dans certains cas, une étude publiée le 25 mars dans Palliative Medecine, indique que deux tiers des médecins anglais seraient contre la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté au Royaume-Uni (82% contre l'euthanasie et 62% contre le suicide-assisté)
Un médecin généraliste a affirmé que "la plupart des médecins sont opposés à un changement de la loi. La confiance entre médecin et patient est cruciale. Cette étude devrait rassurer les gens sur le fait que les médecins sont à l'écoute des patients et agissent en adéquation avec la loi pour traiter leurs symptômes".
L'étude révèle que les personnes travaillant dans les unités de soins palliatifs sont proportionnellement moins favorables (moins de 1/10) à l'euthanasie que les médecins généralistes. D'ailleurs, "les cas d'euthanasie sont très rares au Royaume-Uni" déclare le Professeur Clive Seale du Centre des Sciences de la Santé à l'Université Queen Mary de Londres.
17,1% des médecins ayant répondu au sondage, avaient déjà, en accord avec les proches, administré des traitements en fin de vie destinés à soulager les patients, en sachant qu'ils pouvaient aussi entraîner une mort plus rapide. Il s'agissait de cas relevant du "double effet".
Des estimations communiquées par la Chambre des Lords indiqueraient que 300 000 personnes meurent chaque année en Angleterre en ayant besoin de soins palliatifs mais n'y ont pas accès. Aussi, "développer de bons traitements et soins en fin de vie pour tout ceux qui en ont besoin devrait être le point sur lequel concentrer nos énergies en tant que pays".

Italie : fallait-il qu'Eluana Englaro meurt pour que l'euthanasie soit légiférée ??


Un mois et demi après la mort d'Eluana Englaro, l'Italie a commencé à légiférer sur l'euthanasie. Jeudi dernier, le Sénat a adopté une loi interdisant aux malades en fin de vie de demander l'arrêt de leur alimentation. Le texte interdit aux malades de demander dans un "testament biologique" que leurs médecins arrêtent leur alimentation et leur hydratation quand ils seront en fin de vie.
Les médecins qui violeraient cette disposition encourraient des peines allant de cinq à quinze ans de prison.
Le texte doit maintenant être examiné par la Chambre des députés.

Lu sur Gènéthique

27 mars 2009

Des questions autour des greffes d'organes et de tissus

Dans son ABC de la bioéthique, le journal La Croix aborde aujourd'hui la question des greffes d'organes et de tissus. Pour la plupart des acteurs du dossier, la loi actuelle paraît satisfaisante. Pourtant, trois questions devraient être débattues : la nature du consentement (présumé ou explicite) du donneur d'organes, le développement des prélèvements sur cœur arrêté et les dons effectués par les personnes vivantes.
Les lois de bioéthique de 1994 et de 2004 réaffirment le principe de l'inviolabilité et la non patrimonialité du corps humain. Elle garantit aussi la gratuité et l'anonymat du don. Cet anonymat ne concerne pas les dons d'organes faits par des personnes vivantes. Ce type de don est aujourd'hui très encadré.
Les parlementaires devraient débattre de l'opportunité de remplacer le consentement présumé par un consentement explicite. Aujourd'hui, il existe un registre national du refus sur lequel peut s'inscrire toute personne qui ne souhaite pas que l'on prélève ses organes à son décès. Les personnes qui n'y figurent pas sont présumées consentantes au don. Dans la pratique les médecins demandent toujours à la famille quelle était la position du défunt et leur demande aussi leur avis. La plupart du temps, la famille s'oppose au prélèvement. A partir de ce constat, certains estiment que la France devrait adopter un régime de consentement explicite avec la mise en place d'un registre du "oui".
Autre question à débattre : celles des prélèvements sur cœur arrêté, c'est à dire sur des personnes décédées d'un arrêt cardiaque. Cette technique est autorisée en France depuis 2005 pour augmenter le nombre de greffons. Elle reste toutefois délicate à mettre en place. En effet, dans ce cas, il ne doit pas s'écouler plus de deux ou trois heures entre le constat du décès et le prélèvement. Par ailleurs, grâce à la technique de "ressuscitation", il est parfois possible de faire revenir des patients à la vie après un arrêt cardiaque prolongé. En agissant vite, on peut être amené à se demander si l'on ne prélève pas des organes sur un patient qu'il aurait été possible de réanimer.
Enfin, les parlementaires devraient débattre sur l'opportunité d'élargir le cercle des donneurs vivants à l'ensemble de la famille, voire à des proches sans lien génétique avec le receveur.

26 mars 2009

Le rôle des femmes dans la promotion de la culture de vie

Dans un message envoyé au Cardinal Renato Raffaele Martino, président du Conseil pontifical justice et paix, à l'occasion du premier Congrès international sur "le nouveau féminisme", Benoît XVI a affirmé que les femmes peuvent apporter une réponse aux attaques actuelles contre la vie en véhiculant "un nouveau féminisme" qui défende les droits de l'homme et respecte fortement la vie : "un féminisme capable d'insuffler un nouvel humanisme intégral et solidaire, car ami de la vie, ami de la famille et de l'amour conjugal, et prêt à se battre contre les injustices et les abus".
Le congrès organisé par le dicastère en partenariat avec l'association World Women Alliance for Life and Family (WWALF) et la World Union of Catholic Women's Organizations (WUCWO), avait pour thème :
"Vie, famille, développement : le rôle des femmes dans la promotion des droits de l'homme".
La présidente de la WWALF a relevé une "prise de conscience accrue des femmes" dans le monde selon laquelle "les lois qui légalisent la pratique de l'avortement sont une défaite pour les femmes et pour la société toute entière".
Zenit (Inma Alvarez) 25/03/09

24 mars 2009

Débat sur les mères porteuses

Mercredi dernier, devant la mission parlementaire sur la révision de la loi de bioéthique, Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la famille s'est prononcée en faveur de la gestation pour autrui (GPA) (cf. Synthèse de presse du 19/03/09) . Elle a précisé le cadre dans lequel elle souhaitait voir autoriser cette pratique.
Sylviane Agacinski, philosophe et professeur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) a, elle dénoncé le "marché procréatif" qui, sous couvert de générosité et d'altruisme est en train de se développer. Pour elle, la GPA n'est pas une technique d'assistance à la procréation car "il ne s'agit pas d'une thérapie mais d'une substitution d'une personne à une autre". Par ailleurs, elle a expliqué que l'indemnisation de la GPA reviendrait à "donner un prix à l'enfant". Enfin, interrogée sur le fait d'autoriser la GPA uniquement dans un cadre intrafamilial, elle a estimé que "cela entrainerait inévitablement des connotations incestueuses".
La Croix (Marianne Gomez et Marine Lamoureux) 20/03/09

24 févr. 2009

Vers un eugénisme sans douleur?


Docteur en philosophie et chercheur associée à l'Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (CNRS, Inserm, EHESS), Danielle Moyse publie, dans La Croix, une tribune sur l'eugénisme prénatal. L'auteur se demande si "la concrétisation des derniers "progrès" du dépistage prénatal de la trisomie 21" va "nous faire assister à l'éradication des derniers scrupules concernant l'élimination d'environ 90% des fœtus qui en sont déclarés porteurs".

Rappelons qu'en octobre dernier, des chercheurs de l'université de Stanford ont annoncé avoir mis au point un nouveau test précoce de dépistage de la trisomie 21 à partir d'une simple prise de sang : il se fonde sur l'analyse de l'ADN du fœtus circulant dans le sang de la mère. L'"avantage" de cette technique est d'éviter l'amniocentèse, qui entraîne une fausse-couche dans 1% des cas, y compris pour les fœtus "normaux", et c'est ce qui émeut... "En ce qui concerne les fœtus porteurs de trisomie, toute inquiétude de ce genre a en effet déjà été étouffée", souligne Danielle Moyse, "si l'on réalise une amniocentèse dans le but de détecter cette anomalie, qui ouvre "droit" à une "interruption médicale de grossesse", il va de soi que, au cas où une fausse couche se produirait qui expulserait un fœtus "mongolien", comme on dit encore, une telle réaction de l'organisme maternel ne ferait qu'anticiper le geste fœticide qui se serait très probablement produit !".

En résumé, comprenez que ce nouveau

test permettra de "
sauver des fœtus "normaux"" ; "pour "les autres", la légitimité de leur élimination est une affaire admise par la politique de dépistage généralisée". Il serait en effet illogique de dépister de façon massive la trisomie 21 sans que cela ne conduise à l'élimination anténatale des fœtus concernés, "en un contexte où aucune recherche publique n'est menée pour tenter de soigner cette anomalie".

Danielle Moyse dénonce ensuite ce "progrès" du dépistage prénatal dans la mesure où, réalisé dans les premières semaines de grossesse, il permettrait la suppression du fœtus atteint de trisomie 21 "à un stade si précoce que cela épargnerait à la mère la violence d'un avortement, réalisé jusque là à un moment de la gestation où elle a, comme on dit, "investi" le futur enfant de telle manière qu'il lui faut en faire le deuil dans les larmes et la douleur".

"Par l'invention de tests réalisés en tout début de grossesse, ne serions-nous pas (ne sommes-nous pas, déjà ?) à la veille d'une sélection qui, par son caractère presque indolore, ferait taire les dernières inquiétudes à son sujet ?", remarque l'auteur qui se demande pourquoi une telle pratique ne s'étendrait pas à d'autres maladies. Comment donc "éviter la sournoise mise en place d'une gestion de plus en plus normative des naissances" ? "Le droit de sélectionner, brandi au nom de la liberté, ne sera-t-il pas alors l'aliénation suprême (...) ?"

Lu sur Gènéthique.fr

Bioéthique : la mise en garde du pape et du président de l'Académie pontificale pour la vie

Le 19 février, lors de l'ouverture du congrès organisé au Vatican sur le thème "les nouvelles frontières de la génétique et le risque de l'eugénisme", Mgr Rino Fisichella, président de l'Académie pontificale pour la vie, a rappelé qu'il n'est pas "de la responsabilité exclusive du scientifique d'établir les critères qui permettent" de définir le caractère "licite" des expérimentations qu'il accomplit. Le scientifique "doit toujours être conscient que tout ce qui est scientifiquement et techniquement possible n'est pas également licite", a rappelé Mgr Fisichella. "Il a besoin, il doit ressentir le besoin de se confronter aux autres" disciplines scientifiques pour "vérifier les limites et l'objectivité de la demande éthique soutenue".
Mgr Fisichella a rappelé que "le risque d'une dérive de la génétique n'est pas seulement un rappel théorique" mais "appartient malheureusement à une mentalité qui tend lentement mais inexorablement à se répandre". Ainsi l'eugénisme pourrait-il "réapparaître dans la pratique en toute bonne conscience", se cachant "sous le masque du visage consolant de celui qui voudrait améliorer physiquement l'espèce humaine", a souligné Mgr Fisichella. "Dans tous les cas, cette mentalité réductive [...] tend à considérer qu'il y a des personnes qui ont moins de valeurs que d'autres." "L'homme est redevable de sa vie", a-t-il conclu.
Au cours de l'audience accordée à l'académie, le pape a rappelé que l'Académie pour la vie, créée par Jean-Paul II avec Jérôme Lejeune, fêtait son 15ème anniversaire cette année. Revenant sur les bienfaits de la science et notamment de la génétique, il en a condamné les dérives : "les discriminations contre les personnes, les peuples ou les ethnies [...] basées sur des facteurs génétiques sont comme un attentat contre l'humanité entière". " Les idéologies eugénistes et raciales qui ont [...] provoqué d'immenses souffrances ne sont pas de retour, mais une nouvelle mentalité se développe qui tend à justifier une conception différente de la vie et de la dignité de la personne."
"On a tendance a privilégier la capacité opérationnelle, l'efficacité, la perfection et la beauté physique au détriment des autres dimensions de l'existence humaine, affaiblissant le respect dû à chaque être humain, même en présence de défauts dans son développement ou de maladies génétiques",
a-t-il ajouté.

4 févr. 2009

Eluana Englaro bientôt privée d'alimentation

D'une affaire bien délicate, voici un article très explicite de la synthèse de presse de Généthique :
"Eluana Englaro, cette jeune italienne de 38 ans plongée dans le coma à la suite d'un accident de voiture il y a 17 ans, a été transférée, mardi matin, dans une clinique privée d'Udine, dans le nord du pays. Cet établissement s'est déclaré prêt à accueillir la jeune femme et une équipe médicale s'est constituée pour accéder, dans un délai de quelques jours, à la demande du père de la jeune femme de la "débrancher".
Ces derniers mois, la jeune fille s'est retrouvée au cœur d'un débat politique et judiciaire. Le 13 novembre dernier, la famille obtenait définitivement gain de cause auprès de la cour de Cassation (cf. Synthèse de presse du 14/11/08). Malgré cette décision de justice, le ministre des Affaires sociales, Maurizio Sacconi, avait adressé en décembre une mise en garde aux établissements qui accepteraient d'accueillir Eluana pour la débrancher et promulgué une ordonnance interdisant aux hôpitaux publics de suspendre les soins (cf. Synthèse de presse du 18/12/08).
L'Eglise, le Vatican et le gouvernement ont tout tenté pour sauver Eluana d'une mort certaine. Maurizio Sacconi, rappelle qu'"Eluana n'est pas en état de mort cérébral ni soumise à un acharnement thérapeutique, elle est seulement alimentée et hydratée par une sonde, condition dans laquelle se trouvent de nombreux handicapés". Le cardinal Lozano Barragan, président du Conseil pontifical pour les affaires sanitaires, a lancé un appel pour que soit arrêté "cet abominable assassinat".
De son côté, le président de l'Ordre des médecins de Milan a rappelé qu'une telle décision de justice autorisant le débranchement d'Eluana représentait une lourde interférence dans le code déontologique des médecins et qui va bien au delà de ses pouvoirs.
Le protocole mis en place par la clinique prévoit maintenant de réduire de moitié l'alimentation le deuxième jour et de la suspendre le quatrième. Des antiépileptiques et des antidouleurs lui seront administrés par voie musculaire. La mort devrait intervenir dans un délai de 15 à 20 jours."

8 janv. 2009

La pillule amie de l'infertilité masculine

Le président de la Fédération internationale des associations médicales catholiques, Pedro José Maria Simon Castellvi, a affirmé dimanche dans l'Osservatore Romano que la pilule contraceptive "a depuis des années des effets dévastateurs sur l'environnement en relâchant des tonnes d'hormones dans la nature" à travers les urines des femmes.
"Nous avons suffisamment de données pour affirmer qu'une cause non négligeable de l'infertilité masculine - marquée par une baisse constante du nombre de spermatozoïdes chez l'homme - en Occident est la pollution environnementale provoquée par la pilule", a-t-il ajouté.

Lu sur Généthique, voir aussi Yahoo, Libération, Capital, Wikio

11 déc. 2008

Le Montana autorise le suicide assisté

Le Montana est devenu le troisième état américain à autoriser le suicide avec assistance médicale. Le juge a expliqué que le jugement était intervenu dans un procès qui concernait un homme en phase terminale, jugé capable de s'auto-administrer des médicaments et de décider ainsi de sa mort. Dorénavant, les médecins qui prescrivent de tels médicaments ne seront pas poursuivis pénalement.

28 nov. 2008

Uruguay : légalisation de l'avortement définitivement évitée

Le président socialiste de la nation sud-américaine de l'Uruguay Tabré Vasquez a posé son véto à un projet de loi qui aurait fait légaliser l'avortement dans tout le pays. Les Sénateurs et députés s'étant réunis en Congrès n'ont pas obtenu les 60% des voix nécessaires à la légalisation de l'avortement.
Rappelons que les parlementaires avaient approuvé ce projet de loi dite de "santé reproductive et sexuelle" à 17 voix contre 13 par le Sénat et à 49 voix contre 48 par l'Assemblée. Le veto présidentiel les obligeait à revoter et à obtenir 60% des voix.
Mgr Pablo Galimberti, évêque de Salto, a affirmé que le geste du Président est « prometteur ». Il représente « un oui à la vie humaine depuis ses premiers battements. Un oui à l’avenir des enfants qui naîtront encouragés par ce geste. Un oui aux mères qui ressentiront mieux leur responsabilité de mener une grossesse jusqu’à son terme ». « Quand la vie humaine est dévaluée, manipulée et monnayée, la réaffirmation du droit inné de naître est prophétique » a-t-il ajouté.

11 nov. 2008

Don d'organe : la dignité du corps vue par l'Eglise

Au cours du congrès de l'Académie Pontificale pour la vie qui a eut lieu à Rome du 6 au 8 novembre dernier sur le thème : « Un don pour la vie. Considérations sur le don d’organes », le Pape a souligné l’importance du don et du fait d’être conscient de sa valeur, car la personne destinataire reçoit « un don qui va au-delà du bénéfice thérapeutique » et cela doit susciter en elle « une réponse aussi généreuse, afin de promouvoir la culture du don et de la gratuité ». Benoit XVI a rappelé que ces dons d’organes ne peuvent entrer dans la logique du marché, le corps ne pouvant être considéré comme un simple objet.

Concernant la constatation de la mort et le don d’organes vitaux (cf. synthèse de presse du 04/11/2008), Benoit XVI a rappelé que le consentement informé est la condition nécessaire pour que « la greffe ait la caractéristique d’un don ». Les organes vitaux peuvent être prélevés uniquement ex cadavere. Les résultats obtenus pour établir un critère de déclaration de mort doivent recevoir « un consensus de la communauté scientifique toute entière pour favoriser la recherche de solutions qui donnent certitude à tous ». Certitude qui, si elle n’est pas atteinte doit laisser prévaloir le principe de précaution.