Ce que dit l’Église
12 mars 2009
L'avortement en France
Des catholiques à l'écoute face à l'avortement
Quelle conduite tenir ? Quelle parole délivrer ?
L’exercice est toujours difficile, les situations toujours différentes. Ancien prêtre en paroisse et animateur en pastorale de la santé, le P. Louis Rubin se souvient : « Comme tout prêtre, j’ai reçu des femmes à ce sujet : quelquefois, mais très rarement, elles sont venues avant de prendre leur décision, plus souvent après. »
Aux premières, il s’est bien gardé de dire quelle décision prendre, il essayait plutôt de les aider à « poser un acte en vérité », leur rappelant pourquoi l’Église « ne peut accepter ce geste », mais aussi que, quelle que soit leur décision, « une porte est ouverte, et qu’elles resteront toujours aimées par le Père ».
Quant à celles qui sont venues déposer plus tard une blessure qu’elles ont parfois longtemps tue, ce prêtre, aujourd’hui à la retraite, n’a cessé de leur dire « qu’elles ont encore un avenir de partage, de don », et « qu’elles ont leur place dans cette Église de pécheurs ».
"A temps et à contretemps, le respect de la vie humaine"
« Après, il s’agit d’accompagner des personnes dans des situations où je ne voudrais pas être, et où chacun essaie de faire au mieux de ce qu’il ou elle peut. (…) J’attends des hommes d’Église, mes frères, qu’ils n’utilisent pas son nom pour condamner des personnes ou les enfermer dans la culpabilité. »
L’excommunication prévue par le droit canonique ? Pour sa part, le P. Louis Rubin n’en a jamais parlé. « Je crois que j’aurais exclu encore une autre vie alors qu’une avait déjà été tuée, résume-t-il sobrement. Je pense qu’il faut toujours être ferme sur la position de l’Église, ne pas marchander. Mais je n’ai jamais eu le sentiment que manier cette arme aurait amené à une réflexion plus saine. »
Agapa, « un visage de la tendresse de Dieu »
Ses bénévoles ont bâti un parcours prévu pour se dérouler sur une quinzaine de rencontres hebdomadaires. « Les gens qui viennent nous voir savent que nous sommes un lieu d’écoute d’inspiration chrétienne : nous ne le cachons jamais, explique l’une de ses responsables, Guillemette Porta. Mais n’importe qui peut être accompagné, quelle que soit sa foi ou sa non-foi. Notre objectif est d’aider les personnes à se remettre debout, à retrouver la paix et la vérité en elles, en respectant ce qu’elles sont. »
Agapa, « un visage de la tendresse de Dieu », donc – un Dieu « compatissant, qui ne juge pas mais permet toujours à l’homme de se relever » –, mais qui se dispense de « pancartes »…
"Un impact limité, mais nous laissons une chance à la vie"
Aujourd’hui engagée dans l’aumônerie et le dialogue œcuménique au sein du diocèse d’Évry, Marie-Odile Vouilloux, en est tout aussi convaincue : c’est « en écoutant les femmes qu’on fera reculer l’avortement, et non pas en leur assénant un discours ».
De 1972 à 1984, cette ancienne conseillère familiale a fait le choix de travailler dans des centres de planification et d’éducation familiale dépendant de PMI (Protection maternelle et infantile), d’hôpitaux ou de dispensaires. Pendant ces douze années, elle s’est attachée avant tout à aider ces femmes à comprendre « ce qui s’était passé », leur « ambivalence » entre désir et refus d’enfant…
"Eduquer à la liberté"
L’humilité de l’Église, l’expression revient souvent… Au cours de sa carrière de gynécologue obstétricien au CHU d’Angers, Roger Le Lirzin était celui vers lequel « on dirigeait toutes les misères du monde » : femmes violées et frappées, jeunes filles enceintes des suites d’un inceste…
Tiraillé entre « ce que dit l’Église » et ces souffrances qu’il côtoyait chaque jour, il a payé de sa personne, « par sa santé », son engagement. Aujourd’hui encore, il « bouillonne » à l’évocation de ces souvenirs. « L’Église a quelque chose à dire sur ces sujets : elle doit porter une parole que je qualifierais de “prophétique”. Elle doit redire aux personnes : “Vous touchez à la dignité de l’homme.” Mais surtout, qu’on ne me jette pas la pierre. Si j’ai accepté de pratiquer des IVG, c’était dans des situations humainement sans issue. »
| Anne-Bénédicte HOFFNER pour La Croix.fr |
11 mars 2009
Soutien à Benoît XVI : + de 50 000 signatures !
Le Salon Beige informe :
Brésil : Avortement d'une petite fille de 9 ans / Mère excommuniée
A la neuvième page du 20minutes ce matin, sur le web également :Charlotte Valade"
Notre-Dame, Sainte patronne de la Vie, veille sur nous
11 mars 2009 : neuvaine de prière à Saint Joseph
"Aujourd'hui, le Pape est insulté quoi qu'il dise ou fasse.
Aujourd'hui, la France se prépare à des Etats Généraux de bioéthique où les "dés sont pipés" (voir les articles sur le sujet dans la rubrique "bioéthique et Téléthon" de ce site), alors que ces Etats Généraux engagent l'avenir même de l'Humanité: sujet bien plus grave que toute "crise" économique et que toute guerre.
Prier St Joseph intensément est une urgence.
Ne manquons pas de faire cette neuvaine à Saint Joseph. Elle vous est donnée sous pdf dans l'article qui vient de paraître sur le site.
Il n'est pas trop difficile, chacun chez soi, de faire la neuvaine à St Joseph: elle prendra peu de temps chacun des neuf jours...mais celà peut changer la face du monde.
Il faut croire au miracle, par Saint Joseph.
[...]
Et si vous voulez mieux connaître St Joseph pour mieux l'aimer et donc mieux le prier, lisez tous les jours un article de http://www.josephologie.info/ , notamment la dernière "chronique joséphaine" sur le tout nouveau "Mouvement de prière à St Joseph", parti d'Italie et dont la brochure est diffusée gratuitement en plusieurs langues dont le français.
Votre très cordial et dévoué en Jésus, Marie, Joseph
Doublier-Villette
PS: les articles peuvent s'ouvrir lentement pour certains ordinateurs...mais ils s'ouvrent en moins de 30 secondes: soyez donc patients."
Grand Duc de Luxembourg, note info
10 mars 2009
Du droit de charcuter nos bébés
Un sondage déjà clos a été crée sur cette page du Figaro, où vous pourrez déposer vos commentaires.
"18 ans respect les filles"
Dans les coulisses de la loi sur l'IVG, ouverture des archives du Conseil Constitutionnel
La loi une fois votée fût déférée au Conseil constitutionnel. La séance, présidée par Roger Frey, fut introduite à l'époque par François Goguel : "aucun des problèmes qui ont été soumis au Conseil constitutionnel depuis que j'en fais partie ne m'a paru aussi complexe et difficile que celui de la loi sur l'interruption volontaire de grossesse, parce qu'aucun ne comportait de données aussi diverses, d'ordre moral, d'ordre métaphysique, d'ordre social autant que d'ordre proprement juridique (...). Sans doute sont-ce seulement ces dernières qui doivent retenir notre attention. Mais comment pourrions-nous faire totalement abstraction des autres ?".
Les membres du Conseil étaient pour la plupart contre l'avortement, mais ils se sont efforcés de ne juger que l'aspect de la constitutionnalité du texte. Ils devaient étudier l'objection des 81 députés qui avaient saisi le Conseil et qui invoquaient le préambule de la Constitution : la Nation garantit à tous, notamment à l'enfant, la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé".
Selon François Goguel, le Conseil devait donc trancher pour dire si ces mots désignaient ou non "un embryon, un fœtus, c'est-à-dire un être qui est potentiellement un être humain, c'est incontestable, mais qui n'est pas encore un être humain au sens plein du terme".
Pour François Goguel, à la lumière des textes, il n'était pas possible de "conclure que la consécration de l'existence et des droits de l'embryon humain dès sa conception a une valeur constitutionnelle". Il proposa donc au Conseil de décider que la loi était conforme à la Constitution. A partir de là, François Goguel formula des remarques personnelles, fondées notamment sur ses convictions religieuses, et déplora qu'"un des traits les plus inquiétants de notre époque consiste dans la généralisation de la tendance à refuser d'assumer la responsabilité des actes qu'on a accomplis".
A l'issue de cette séance qui dura deux jours, le président demanda au Conseil, de manière exceptionnelle, si un vote devait intervenir sur cette question. Les membres ne souhaitaient pas se sentir personnellement liés à ce texte et l'ont adopté sans vote.
Lu sur gènethique.fr
9 mars 2009
Obama lance la recherche sur les cellules souches embryonnaires.
Les embryons utilisés sont des blastocystes surnuméraires laissés par des couples dans des cliniques pratiquant la fécondation in vitro.
Obama n'établira pas lui-même les règles éthiques et juridiques entourant ces recherches, mais chargera l'Institut national de la santé (NIH) de les fixer dans un délai de quatre mois, a précisé dimanche son conseiller scientifique, le Dr Harold Varmus. L'Institut national de la santé devra notamment définir précisément dans quels cas des études portant sur des embryons humains pourront bénéficier des fonds publics.
Arguments religieux: Les cellules souches sont une forme primitive de cellules capables d'évoluer en toutes sortes de composants de l'organisme: neurones, fibres musculaires, globules rouges...Les défenseurs de cette voie de recherche pensent qu'elle ouvre la porte à de nombreuses thérapies pour des maladies dégénératives ou des traumatismes handicapants. Ses détracteurs s'y opposent en général pour des motifs religieux, et refusent la destruction d'embryons nécessaire pour produire une lignée de cellules.
"Le président Obama tient absolument à tuer des embryons humains pour faire des expériences aux frais du contribuable", a déclaré dans un communiqué le représentant républicain du New Jersey Chris Smith, membre du comité "pro-vie" à la Chambre. "L'argent des contribuables ne doit pas servir à détruire des vies humaines innocentes", a renchéri John Boehner, chef de file de la minorité républicaine à la Chambre des représentants.
Lu dans l'Express
7 mars 2009
La pilule contraceptive est un abortif
« Humanæ vitæ : une prophétie scientifique. » Ainsi s’intitule l’article paru dans l’Osservatore romano du 4 janvier et signé par José Maria Simon Castellvi, président de la Fédération internationale des associations de médecins catholiques (FIAMC). Si le texte est passé inaperçu en France, il a suscité un vif intérêt en Italie : il lamine la vulgate contraceptive en s’appuyant sur des faits totalement inédits.
En ce début d’année 2009, le professeur Castellvi prépare une bombe. Dans les colonnes du journal du Vatican, il présente les grandes lignes d’une étude parrainée par la FIAMC sur les dernières données médicales relatives à la contraception chimique. Plus de cent pages, quelque trois cents citations issues de prestigieuses revues médicales internationales, ce travail sans équivalent est l’œuvre du docteur suisse Rudolf Ehmann, une des grandes sommités en matière de gynécologie, bien connu par ailleurs pour son objection de conscience exemplaire pendant sa carrière à toute prescription de contraceptifs. En portant à la connaissance du grand public les conclusions de ce document révolutionnaire, Castellvi a créé une onde de choc dans les milieux médicaux transalpins.
Un avortement précoce
Article de Pierre-Olivier Arduin : responsable de la Commission bioéthique et vie humaine du diocèse de Fréjus-Toulon, directeur des études du troisième cycle Fondation Jérôme-Lejeune, et chroniqueur "société" du mensuel La Nef. Dernier ouvrage paru : La Bioéthique et l'Embryon, Editions de l'Emmanuel, 2007.
Lu sur Libertépolitique.com
6 mars 2009
Espagne : risque de dépénalisation de l'IVG à 14 semaines
La législation espagnole actuelle, révisée en 1985, n'autorise l'avortement qu'en cas de grossesse consécutive à un viol, jusqu'à la 12e semaine, de malformation fétale, jusqu'à la 22e semaine, ou de risque physique ou psychique pour la femme, jusqu'à la fin.
Les experts proposent de légaliser l'IVG sans obligation de justification médicale jusqu'à 14 semaines, et jusqu'à 22 si un médecin attteste d'un risque sérieux pour la santé de la femme ou d'une malformation du foetus. Au-delà de la 22e semaine, les médecins devront certifier que le foetus présente une malformation qu'ils jugent incompatible avec la vie. AP
Un congé maternité plus long pour celles qui allaitent exclusivement ?
5 mars 2009
France : un amendement sur l'enseignement de l'IVG adopté contre l'avis du gouvernement et...
Mardi soir, les députés ont adopté un amendement au projet de loi sur l'hôpital qui instaure dans les études de médecine un volet spécifique sur la contraception et l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Cet amendement a été adopté contre l'avis du gouvernement et du rapporteur, Jean-Marie Rolland (UMP, Yonne, photo ci-contre).Washington : autorisation du SUICIDE assisté
Cette loi sur la mort dans la dignité va permettre que des doses létales de médicaments soient administrées à des patients qui ont moins de six mois à vivre.
Cela dit, les médecins et les pharmaciens qui ne sont pas d'accord avec la loi ne seront pas obligés d'acquiescer à la demande de leurs patients.
Cette loi a été approuvée par référendum en novembre et a été rendue possible parce que la Cour suprême a déclaré, en 2006, que les États pouvaient régir leurs propres pratiques médicales.
L'Oregon permet cette pratique depuis 1997. L'État du Montana a aussi jugé que les patients en phase terminale peuvent mourir avec les médecins.
Les patients majeurs, sains d'esprit et résidant dans l'État devront demander oralement à deux reprises et par écrit, avec deux témoins. Il faudra aussi des expertises médicales pour prouver que le patient est en phase terminale et qu'il a moins de six mois à vivre.(source: Radio-Canada)
4 mars 2009
ERRATUM
Christine Boutin n'accepte "pas que l'on reconnaisse l'homoparentalité"
Des voix hostiles se sont déjà élevées au sein de la majorité. La ministre du Logement Christine Boutin (photo ci-dessous), qui s'est toujours vivement opposée au statut du beau-parent, justifie sa position : "Je n'accepterai pas que l'on reconnaisse l'homoparentalité et l'adoption par les couples homosexuels de façon détournée, en le glissant dans une loi sur le statut du beau-parent. Les enjeux, pour les enfants comme pour les parents, sont suffisamment conséquents pour qu'ils soient abordés de façon franche et débattue."
"Je ne veux pas débattre avec Mme Boutin" (Morano)
Pour la présidente du Forum des républicains sociaux, "reconnaître le statut du beau-parent risque de mener à la reconnaissance objective de l'homoparentalité et de l'adoption par les couples homosexuels". "Mais je n'accepterai pas qu'on le fasse au détour d'un projet de loi censé améliorer les relations avec les beaux-parents dans le cadre des familles recomposées (...). L'altérité sexuelle est un des fondements de notre société. La personnalité et l'identité de l'enfant se construisent dans le rapport au sexe opposé : l'enfant, pour se structurer, a besoin d'un papa et d'une maman."
3 mars 2009
2 mars 2009
Le père d'Eluana visé par une enquête pour homicide involontaire
[...]
Parmi les treize personnes concernées par cette enquête, le père d'Eluana, Beppino Englaro, est le principal visé. Mais à en croire son avocat, il n'est «pas inquiet» par cette procédure.
1 mars 2009
Barack Obama contre l'objection de conscience ?
Le département de la Santé a adressé une proposition d'annulation de ce décret qui devrait être effective au bout d'une période de 30 jours de débat public.
Un responsable du ministère a expliqué que le nouveau décret entré en vigueur le 20 janvier, jour de la prestation de serment de Barack Obama, créait un déséquilibre entre la nécessité de protéger les médecins refusant de pratiquer l'avortement et la nécessité de protéger le droit des femmes à obtenir les soins dont elles ont besoin.
La loi actuelle protège les employés du secteur médical refusant de pratiquer une interruption volontaire de grossesse. Mais le nouveau décret élargissait cette disposition avec une formulation suffisamment vague pour permettre aux professionnels de la santé d'invoquer la clause de conscience pour tout cas relatif à la contraception, au planning familial, aux vaccins et aux transfusions sanguines, a ajouté ce responsable.
L'information sur la contraception ne changera rien
A l'annonce de ces chiffres, le gouvernement a assuré qu'il consacrerait 20 millions de livres de plus afin de faciliter l'accès à la contraception et améliorer l'information sur la sexualité. Malgré de nombreux programmes d'éducation sexuelle et un accès toujours plus simplifié à la contraception, le Royaume-Uni reste le premier pays européen en matière de grossesses d'adolescentes.