12 mars 2009

L'avortement en France

Selon l’Insee, 209 699 avortements ont été pratiqués en France en 2006 (pour environ 800 000 naissances), dont 13 230 sur des mineures (6,3 %). Par ailleurs, 33 % des jeunes femmes de 15 à 24 ans disent avoir déjà eu recours à la pilule du lendemain.

Ce que dit l’Église

Le Catéchisme de l’Église catholique : « La coopération formelle à un avortement constitue une faute grave. L’Église sanctionne d’une peine canonique d’excommunication ce délit contre la vie humaine. “Qui procure un avortement, si l’effet s’en suit, encourt l’excommunication latæ sententiæ” (canon 1398) (…). L’Église n’entend pas ainsi restreindre le champ de la miséricorde. Elle manifeste la gravité du crime commis, le dommage irréparable causé à l’innocent mis à mort, à ses parents et à toute la société. » (n° 2271-2272).

Evangelium vitae (Jean-Paul II) : « Je voudrais adresser une pensée spéciale à vous, femmes qui avez eu recours à l’avortement. L’Église sait combien de conditionnements ont pu peser sur votre décision, et elle ne doute pas que, dans bien des cas, cette décision a été douloureuse, et même dramatique. Il est probable que la blessure de votre âme n’est pas encore refermée. En réalité, ce qui s’est produit a été et demeure profondément injuste. Mais ne vous laissez pas aller au découragement et ne renoncez pas à l’espérance. (…) : le Père de toute miséricorde vous attend pour vous offrir son pardon et sa paix dans le sacrement de la réconciliation. » (n° 99).

Catéchisme des évêques de France : « Le scandale de l’avortement exige de chacun les plus grands efforts pour changer les causes sociales et culturelles qui le provoquent. C’est un grave devoir d’aider les femmes en difficulté et de soutenir ceux qui donnent aux familles les moyens d’assumer leurs responsabilités devant une vie humaine commencée. C’est aussi un grave devoir d’accueillir avec charité les femmes qui ont connu l’avortement, afin de leur manifester la miséricorde de Dieu et de leur permettre un nouveau départ. » (n° 579)
Lu dans La Croix.com

Des catholiques à l'écoute face à l'avortement


Alors que l’excommunication au Brésil de la mère d’une fillette de 9 ans, violée et ayant avorté, suscite de vives réactions, des prêtres et laïcs catholiques expliquent comment ils recherchent la meilleure façon d’agir.

Quelle conduite tenir ? Quelle parole délivrer ?

Dans leur vie professionnelle, leur activité pastorale ou associative, de nombreux catholiques sont confrontés quotidiennement à l’avortement. Et à ces questions délicates : quelle conduite tenir face à des femmes qui demandent éventuellement conseil ou soutien ? quelle parole délivrer ? comment articuler enseignement magistériel et écoute de la souffrance ? 

L’exercice est toujours difficile, les situations toujours différentes. Ancien prêtre en paroisse et animateur en pastorale de la santé, le P. Louis Rubin se souvient : « Comme tout prêtre, j’ai reçu des femmes à ce sujet : quelquefois, mais très rarement, elles sont venues avant de prendre leur décision, plus souvent après. » 

Aux premières, il s’est bien gardé de dire quelle décision prendre, il essayait plutôt de les aider à « poser un acte en vérité », leur rappelant pourquoi l’Église « ne peut accepter ce geste », mais aussi que, quelle que soit leur décision, « une porte est ouverte, et qu’elles resteront toujours aimées par le Père ». 

Quant à celles qui sont venues déposer plus tard une blessure qu’elles ont parfois longtemps tue, ce prêtre, aujourd’hui à la retraite, n’a cessé de leur dire « qu’elles ont encore un avenir de partage, de don », et « qu’elles ont leur place dans cette Église de pécheurs ». 

"A temps et à contretemps, le respect de la vie humaine"

« Je crois que l’Église catholique assume sa responsabilité sociale en insistant, à temps et contretemps, sur le respect de la vie humaine », affirme également Mgr Francis Deniau, évêque de Nevers, dans un texte diffusé ces jours-ci à tous les animateurs pastoraux de son diocèse. 

« Après, il s’agit d’accompagner des personnes dans des situations où je ne voudrais pas être, et où chacun essaie de faire au mieux de ce qu’il ou elle peut. (…) J’attends des hommes d’Église, mes frères, qu’ils n’utilisent pas son nom pour condamner des personnes ou les enfermer dans la culpabilité. » 

L’excommunication prévue par le droit canonique ? Pour sa part, le P. Louis Rubin n’en a jamais parlé. « Je crois que j’aurais exclu encore une autre vie alors qu’une avait déjà été tuée, résume-t-il sobrement. Je pense qu’il faut toujours être ferme sur la position de l’Église, ne pas marchander. Mais je n’ai jamais eu le sentiment que manier cette arme aurait amené à une réflexion plus saine. »

Agapa, « un visage de la tendresse de Dieu »

En plus des prêtres, aumôniers ou aumônières, généralement sollicités pour donner une parole d’Église, des catholiques proposent une aide, un accompagnement, souvent animés par leur foi, mais pas toujours explicitement chrétiens. C’est par exemple le projet d’Agapa, une association fondée en 1994 à Paris par le service diocésain de la pastorale familiale pour écouter les femmes (et les hommes) ayant vécu une interruption de grossesse. 

Ses bénévoles ont bâti un parcours prévu pour se dérouler sur une quinzaine de rencontres hebdomadaires. « Les gens qui viennent nous voir savent que nous sommes un lieu d’écoute d’inspiration chrétienne : nous ne le cachons jamais, explique l’une de ses responsables, Guillemette Porta. Mais n’importe qui peut être accompagné, quelle que soit sa foi ou sa non-foi. Notre objectif est d’aider les personnes à se remettre debout, à retrouver la paix et la vérité en elles, en respectant ce qu’elles sont. » 

Agapa, « un visage de la tendresse de Dieu », donc – un Dieu « compatissant, qui ne juge pas mais permet toujours à l’homme de se relever » –, mais qui se dispense de « pancartes »… 

"Un impact limité, mais nous laissons une chance à la vie"

Délégué général de l’Alliance pour les droits de la vie, Tugdual Derville insiste lui aussi sur l’ouverture de son association à « toutes les femmes » et sur son choix de les aider « à se libérer, avec leurs mots à elles, sans intrusion, de toutes leurs pressions et leurs angoisses ». Par téléphone, par courriel ou en face-à-face, les bénévoles de l’ADV dialoguent avec des femmes qui s’interrogent encore sur la conduite à tenir – pour faire en sorte que « leur désir profond soit écouté » – ou ayant déjà avorté, les aidant à « revisiter leur histoire », à ne pas « se laisser écraser » par elle. « Nous sommes très conscients que notre intervention a un impact limité, mais nous laissons une chance à la vie », résume son délégué général.

Aujourd’hui engagée dans l’aumônerie et le dialogue œcuménique au sein du diocèse d’Évry, Marie-Odile Vouilloux, en est tout aussi convaincue : c’est « en écoutant les femmes qu’on fera reculer l’avortement, et non pas en leur assénant un discours ». 

De 1972 à 1984, cette ancienne conseillère familiale a fait le choix de travailler dans des centres de planification et d’éducation familiale dépendant de PMI (Protection maternelle et infantile), d’hôpitaux ou de dispensaires. Pendant ces douze années, elle s’est attachée avant tout à aider ces femmes à comprendre « ce qui s’était passé », leur « ambivalence » entre désir et refus d’enfant…

"Eduquer à la liberté"

Entre les militants convaincus qu’elle a côtoyés et pour « qui il suffit de dire que la vie commence à quelques mois, voire à la naissance », et ceux qui « culpabilisent » les femmes, elle a tenté une voie médiane, aidant celles qu’elle recevait à évoquer la question de la mort, pour « mieux prendre leurs responsabilités ». Selon elle, face à ces situations toujours complexes, « il faut être humble ». « Notre responsabilité de chrétiens, c’est d’éduquer à la liberté. »

L’humilité de l’Église, l’expression revient souvent… Au cours de sa carrière de gynécologue obstétricien au CHU d’Angers, Roger Le Lirzin était celui vers lequel « on dirigeait toutes les misères du monde » : femmes violées et frappées, jeunes filles enceintes des suites d’un inceste… 

Tiraillé entre « ce que dit l’Église » et ces souffrances qu’il côtoyait chaque jour, il a payé de sa personne, « par sa santé », son engagement. Aujourd’hui encore, il « bouillonne » à l’évocation de ces souvenirs. « L’Église a quelque chose à dire sur ces sujets : elle doit porter une parole que je qualifierais de “prophétique”. Elle doit redire aux personnes : “Vous touchez à la dignité de l’homme.” Mais surtout, qu’on ne me jette pas la pierre. Si j’ai accepté de pratiquer des IVG, c’était dans des situations humainement sans issue. »
Anne-Bénédicte HOFFNER pour La Croix.fr


11 mars 2009

Soutien à Benoît XVI : + de 50 000 signatures !

Signez la lettre de soutien au pape Benoît XVI !
Le Salon Beige informe :
"Ce mardi 10 mars 2009, la lettre de soutien à Benoît XVI, uniquement publiée sur internet, a recueilli 50.000 signatures. Lorsqu’on considère les habituelles réticences d’inscrire son nom sur la toile, le chiffre paraît considérable. Il regroupe des Catholiques de toutes nations, de tous âges et de toutes conditions, qui ont souhaité remercier le pape d’avoir levé l’excommunication touchant les évêques de la Fraternité Saint-Pie X et manifester leur union de prières et de pensée au Saint-Père, si critiqué par certains médias hostiles ces dernières semaines. Agés de 42 ans en moyenne, ces internautes ont indiqué le chiffre de leurs quelques 92.000 enfants manifestant ainsi la vitalité de l’Église de demain. Depuis le 2 février, date d’ouverture du site, ils ont été parrainés par un comité regroupant désormais plus de soixante personnes dont six évêques, six abbés bénédictins et plusieurs supérieurs généraux de sociétés religieuses. Cette liste des signataires doit être apportée à Rome afin d’être remise au pape Benoît XVI."
L'un des organisateurs sera l'invité de Daniel Hamiche, dans son émission de jeudi à 18h sur Radio Courtoisie.

Brésil : Avortement d'une petite fille de 9 ans / Mère excommuniée

A la neuvième page du 20minutes ce matin, sur le web également :

"La mère d’une fillette de neuf ans a découvert la semaine dernière, en l’accompagnant à l’hôpital pour des douleurs au ventre, qu’elle était enceinte de jumeaux depuis quatre mois. Son beau-père de 23 ans abusait d’elle depuis deux ans, ainsi que de sa sœur aînée handicapée de 14 ans. Avouant les faits, ce dernier a été emprisonné. L’affaire a vite dépassé les frontières de la petite région d’Alagoinha, dans l’état du Pernambuc et a choqué tout le Brésil. Mais c’est l’avortement de cette petite fille qui a déclenché une véritable polémique.
La loi Brésilienne interdit l’interruption volontaire de grossesse sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. «Nous avons agi légalement», explique l’un des médecins «la patiente (qui pèse à peine 33 kilos et mesure 1m35) a été violée et sa vie était en danger. En tant que docteur, je n’avais pas le droit de lui faire courir le risque de perdre sa vie.» Fátima Maia, responsable de l’hopital ajoute: «Cette enfant n’était pas du tout en condition de mener cette grossesse à terme, elle en serait restée stérile ou n’aurait pas survécu.»
Il n'empêche, Mgr José Cardoso Sobrinho, archevêque de Recife (nord-est du Brésil) a décidé d’excommunier la mère et l’équipe médicale qui a pratiqué l’avortement. Quant au beau-père, «certes, ce qu’il a fait est horrible, mais il y a tant de péchés graves, et le plus grave est l’élimination de deux vies innocentes.»
Lula contre le Vatican
Un point de vue aussitôt critiqué par le président Lula: «En tant que chrétien et catholique, je déplore sincèrement que l’église catholique ait un comportement aussi conservateur. (…)
Je ne vois pas comment il est possible de 
permettre à une fille de neuf ans, violée, d’avoir ces bébés, surtout si ça met sa vie en danger. Je pense que dans ce cas les lois de la médecine sont au dessus des lois de l’Eglise», a-t-il déclaré vendredi. De son côté, le ministre de la Santé, José Gomes Temporão, également choqué par toute l’affaire, a estimé que du point de vue de la santé publique, «la conduite des médecins a été absolument correcte». Ce week-end, le Vatican a donné raison au Mgr José Cardoso Sobrinho par la voie du Cardinal Giovanni Battista Re, responsable de l’Eglise d’Amérique latine, dans le quotidien italien La Stampa: «L’Église a toujours défendu la vie et doit continuer à le faire, sans s’adapter aux humeurs de l’époque ou à l’opportunité politique. C’est un triste cas, mais le vrai problème est que les jumeaux conçus étaient deux personnes innocentes, qui avaient le droit de vivre et qui ne pouvaient pas être supprimées.» Aux propos de Lula, Mgr José Cardoso Sobrinho a rétorqué que «le Président devrait s’entourer de spécialistes en Théologie avant de s’exprimer sur ce thème.»
Manifestations pour l'IVG
Conséquence: la journée de la femme a été marquée dimanche par de nombreuses manifestations en faveur de la légalisation de l’avortement au Brésil. Les spécialistes estiment que les hôpitaux pratiquent près d’un millions d’avortements par an. Seuls 3000 sont «légaux», (viol et de danger pour la vie de la mère) et 42% concernent des petites filles. Sur les banderoles des associations féministes, on pouvait lire dans les rues de São Paulo ou le long des plages de Rio: «Cette hypocrisie mène à l’hémorragie, les riches payent et les pauvres meurent» ou encore «Si le pape était une femme, l’avortement serait légal». Les hôpitaux reçoivent en effet 240.000 Brésiliennes en urgence à la suite d’avortements précaires: hémorragies, infections…Et ne sont souvent pas reçues de gaîté de cœur par les infirmières et les médecins, qui refusent même parfois de les soigner. Lobby prolife en actionAlors que le ministère de la Santé souhaite traiter le problème comme une vraie question de Santé publique, la Chambre des députés prend, elle, exactement le chemin inverse. Le lobby du «front parlementaire pour la vie» -également mobilisé contre la recherche sur les cellules troncs- souhaite ouvrir une CPI (Commission d’enquête parlementaire) pour apurer les dénonciations contre les cliniques qui pratiquent l’avortement clandestinement et la vente irrégulière de médicaments abortifs. Des femmes ayant subi des IVG seraient appelées à témoigner, ce qui horrifie les associations féministes du pays qui dénoncent déjà la criminalisation de ces femmes. La demande est en suspend, car la Chambre des députés est en train de changer de président.
Charlotte Valade"

Notre-Dame, Sainte patronne de la Vie, veille sur nous

Musiques de tout horizon, traditionnelles ou monastique, de pieuses images, et des explications. Ces huit minutes vous présentent brièvement la présence constante de notre Douce Mère sur cette terre. ND de Guadalupe, ND de la Salette, ND de la médaille miraculeuse (avec Sainte Catherine Labouré), ND de Lourdes, ND de Pontmain.

11 mars 2009 : neuvaine de prière à Saint Joseph

L'Univers info nous fait part d'une neuvaine à Saint Joseph qui commence aujourd'hui 11 mars et se termine le 19 mars, fête de Saint Joseph, patron des familles et patron de l'Eglise universelle, proclamée par Pie IX en 1870 au moment où la situation était dramatique pour l'Eglise (le Pape prisonnier à Rome) et pour la France (la Commune à Paris).
Voici une esquisse du message du Dr Doublier-Villette, pour qui le jugement dans l'appel fait par l'AFM dans le procès qu'il a gagné en première instance (procès "du" Téléthon) sera rendu le 25 mars, et que nous portons également dans notre prière :
"Aujourd'hui, le Pape est insulté quoi qu'il dise ou fasse.
Aujourd'hui, la France se prépare à des Etats Généraux de bioéthique où les "dés sont pipés" (voir les articles sur le sujet dans la rubrique "bioéthique et Téléthon" de ce site), alors que ces Etats Généraux engagent l'avenir même de l'Humanité: sujet bien plus grave que toute "crise" économique et que toute guerre.
Prier St Joseph intensément est une urgence.
Ne manquons pas de faire cette neuvaine à Saint Joseph. Elle vous est donnée sous pdf dans l'article qui vient de paraître sur le site.
Il n'est pas trop difficile, chacun chez soi, de faire la neuvaine à St Joseph: elle prendra peu de temps chacun des neuf jours...mais celà peut changer la face du monde.
Il faut croire au miracle, par Saint Joseph.
[...]
Et si vous voulez mieux connaître St Joseph pour mieux l'aimer et donc mieux le prier, lisez tous les jours un article de http://www.josephologie.info/ , notamment la dernière "chronique joséphaine" sur le tout nouveau "Mouvement de prière à St Joseph", parti d'Italie et dont la brochure est diffusée gratuitement en plusieurs langues dont le français.
Votre très cordial et dévoué en Jésus, Marie, Joseph

Doublier-Villette

PS: les articles peuvent s'ouvrir lentement pour certains ordinateurs...mais ils s'ouvrent en moins de 30 secondes: soyez donc patients."

Grand Duc de Luxembourg, note info

Nous vous informons de l'existence d'un groupe de soutien au Grand Duc de Luxembourg à propos de l'euthanasie que vous pouvez rejoindre sur facebook. Ce groupe rassemble déjà plus de 8700 inscrits.
Peu de personalités politiques défendent ouvertement et explicitement la cause de la vie. C'est pourquoi l'adhésion à ce groupe de soutien a d'autant plus d'importance.
Vous savez ce qu'il vous reste à faire !

10 mars 2009

Du droit de charcuter nos bébés

"Obama donne le feu vert pour la recherche sur l'embryon"
C'est le titre donné par le Figaro à son article consacré à la légalisation de la recherche embryonnaire du président américain. Il est expliqué en quoi la recherche sur les cellules souches embryonnaires pourraient permettre de traiter des maladies aujourd'hui encore incurables. Cette intention, plutôt bonne puisque permettant de guérir, passe aux yeux du public comme une opportunité d'avancer dans la médecine. Mais la fin justifie-t-elle les moyens ? Quel est l'enjeu économique de cette recherche ?
Un
sondage déjà clos a été crée sur cette page du Figaro, où vous pourrez déposer vos commentaires.
Voici un extrait de cet article (pour lire la totalité, cliquer ici) :


Le président Obama a signé lundi un décret autorisant le financement public de la recherche sur les cellules souches embryonnaires.
Conformément à ses promesses, Barack Obama a signé lundi le décret autorisant le financement par l'État fédéral de la recherche sur les cellules souches embryonnaires, interdit par son prédécesseur, George W. Bush, depuis le 9 août 2001. «Nous allons apporter le changement que tellement de scientifiques et de chercheurs, tellement de médecins, tellement de malades et leurs proches ont espéré au cours des huit dernières années : nous allons lever l'interdiction faite à l'Etat fédéral de financer la recherche pleine de promesses sur les cellules souches embryonnaires», a déclaré le président américain, qui s'est dans le même temps élevé contre le clonage humain qu'il a qualifié de «dangereux et profondément mauvais».
Depuis près de huit ans en effet, les recherches sur l'embryon ne pouvaient être effectuées qu'avec l'aide de fonds privés. Seuls les travaux sur les cellules souches extraites d'organismes adultes, qui ne posent pas de problèmes éthiques mais sont bien plus difficiles à obtenir, pouvaient recevoir des fonds publics.

SOS Tout-Petits : derrière la culture de mort, la franc-maçonnerie

"18 ans respect les filles"


À l'occasion de la journée de la femme,  Brice Hortefeux et Valérie Létard (secrétaire d'État à la Solidarité) ont reçu une centaine de jeunes filles et leur ont remis un livre : "18 ans respect les filles" destiné à leur apprendre leurs droits fondamentaux notamment en matière de contraception et d'avortement. Cet ouvrage devrait être diffusé prochainement à toutes les jeunes filles de 18 ans, c'est-à-dire à environ 400 000 exemplaires.
Le chapitre consacré à la sexualité intitulé : "Vie personnelle, sachez dire oui, dire non", se donne comme objectif d'informer pour responsabiliser. Dès l'introduction, le ton est donné: "où, quand, comment, avec qui,  à vous de décider!"... 
Le parti-pris est clairement explicite : c'est la religion (qui oppresse la femme) vs la République (qui la libère), constatez par vous-même: "Depuis des siècles, le sexe est un enjeu social et moral. Certaines religions prônent l'abstinence jusqu'au mariage, les médias exploitent le sexe dans les annonces publicitaires : le corps des femmes fait l'objet de tous les abus et de tous les interdits. Mais dans notre République, la règle, c'est que votre corps vous appartient."
Une seule phrase leur suffit pour dénoncer les deux extrêmes les plus nocifs pour la femme : les médias et religion! Trop fort! Comment ne pas voir la caricature?
L'abstinence n'est jamais envisagée comme un choix possible et responsable! Elle n'est considérée que comme un interdit subit. Du coup naît l'oxymore: "n'acceptez pas un rapport non protégé, choisissez la vie!"
Pour finir, à deux reprises est faite la pub pour le planning familial spécifiant qu'il s'agit d'un "recours unique pour toutes les femmes".
Apprécions cependant la nuance apportée concernant le "droit" à l'avortement : "un recours légal mais pas idéal", pas idéal en effet...



Dans les coulisses de la loi sur l'IVG, ouverture des archives du Conseil Constitutionnel


Le Conseil constitutionnel vient d'ouvrir ses archives antérieures à 1984, rendant publiques certaines délibérations décisives.  Rassemblées sous la direction de Bertrand Mathieu, président de l'Association française de droit constitutionnel, "Les Grandes Délibérations du Conseil constitutionnel de 1958 à 1983"montrent comment s'est construite la jurisprudence constitutionnelle. Le Monde revient sur l'examen de la loi sur l'interruption de grossesse votée en 1974.

La loi une fois votée fût déférée au Conseil constitutionnel. La séance, présidée par Roger Frey, fut introduite à l'époque par François Goguel : "aucun des problèmes qui ont été soumis au Conseil constitutionnel depuis que j'en fais partie ne m'a paru aussi complexe et difficile que celui de la loi sur l'interruption volontaire de grossesse, parce qu'aucun ne comportait de données aussi diverses, d'ordre moral, d'ordre métaphysique, d'ordre social autant que d'ordre proprement juridique (...). Sans doute sont-ce seulement ces dernières qui doivent retenir notre attention. Mais comment pourrions-nous faire totalement abstraction des autres ?".

Les membres du Conseil étaient pour la plupart contre l'avortement, mais ils se sont efforcés de ne juger que l'aspect de la constitutionnalité du texte. Ils devaient étudier l'objection des 81 députés qui avaient saisi le Conseil et qui invoquaient le préambule de la Constitution : la Nation garantit à tous, notamment à l'enfant, la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé".

Selon François Goguel, le Conseil devait donc trancher pour dire si ces mots désignaient ou non "un embryon, un fœtus, c'est-à-dire un être qui est potentiellement un être humain, c'est incontestable, mais qui n'est pas encore un être humain au sens plein du terme".

Pour François Goguel, à la lumière des textes, il n'était pas possible de "conclure que la consécration de l'existence et des droits de l'embryon humain dès sa conception a une valeur constitutionnelle". Il proposa donc au Conseil de décider que la loi était conforme à la Constitution. A partir de là, François Goguel formula des remarques personnelles, fondées notamment sur ses convictions religieuses, et déplora qu'"un des traits les plus inquiétants de notre époque consiste dans la généralisation de la tendance à refuser d'assumer la responsabilité des actes qu'on a accomplis".

A l'issue de cette séance qui dura deux jours, le président demanda au Conseil, de manière exceptionnelle, si un vote devait intervenir sur cette question. Les membres ne souhaitaient pas se sentir personnellement liés à ce texte et l'ont adopté sans vote.

Lu sur gènethique.fr

9 mars 2009

Jeune mère

Obama lance la recherche sur les cellules souches embryonnaires.


Le président américain Barack Obama devait autoriser lundi le financement par l'Etat de la recherche sur les cellules souches embryonnaires, interdit par George W. Bush pendant huit ans, un revirement qui réjouit les chercheurs mais inquiète les conservateurs.
Conformément à ses promesses électorales, M. Obama signera lors d'une cérémonie à la Maison Blanche un décret qui revient sur la politique de son prédécesseur en matière bioéthique, a indiqué l'administration.
Or ces cellules souches ont un potentiel énorme pour guérir ou traiter des maladies. Etant à l'origine de toutes les autres cellules, les scientifiques pensent pouvoir les transformer en n'importe quelle cellule du corps, pour remplacer des cellules endommagées ou malades et permettre la reconstitution de tissus ou d'organes.

Mais la recherche est controversée, car il faut détruire des embryons humains viables aux tous premiers jours de leurs développement pour en extraire ces cellules pluripotentes. Les conservateurs religieux considèrent cela comme un meurtre.

Les embryons utilisés sont des blastocystes surnuméraires laissés par des couples dans des cliniques pratiquant la fécondation in vitro. 

dépêche AFP

Obama n'établira pas lui-même les règles éthiques et juridiques entourant ces recherches, mais chargera l'Institut national de la santé (NIH) de les fixer dans un délai de quatre mois, a précisé dimanche son conseiller scientifique, le Dr Harold Varmus. L'Institut national de la santé devra notamment définir précisément dans quels cas des études portant sur des embryons humains pourront bénéficier des fonds publics. 

Arguments religieux:                                                                                                                             Les cellules souches sont une forme primitive de cellules capables d'évoluer en toutes sortes de composants de l'organisme: neurones, fibres musculaires, globules rouges...Les défenseurs de cette voie de recherche pensent qu'elle ouvre la porte à de nombreuses thérapies pour des maladies dégénératives ou des traumatismes handicapants. Ses détracteurs s'y opposent en général pour des motifs religieux, et refusent la destruction d'embryons nécessaire pour produire une lignée de cellules. 

"Le président Obama tient absolument à tuer des embryons humains pour faire des expériences aux frais du contribuable", a déclaré dans un communiqué le représentant républicain du New Jersey Chris Smith, membre du comité "pro-vie" à la Chambre.                         "L'argent des contribuables ne doit pas servir à détruire des vies humaines innocentes", a renchéri John Boehner, chef de file de la minorité républicaine à la Chambre des représentants.

Lu dans l'Express



7 mars 2009

La pilule contraceptive est un abortif


« Humanæ vitæ : une prophétie scientifique. » Ainsi s’intitule l’article paru dans l’Osservatore romano du 4 janvier et signé par José Maria Simon Castellvi, président de la Fédération internationale des associations de médecins catholiques (FIAMC). Si le texte est passé inaperçu en France, il a suscité un vif intérêt en Italie : il lamine la vulgate contraceptive en s’appuyant sur des faits totalement inédits.

En ce début d’année 2009, le professeur Castellvi prépare une bombe. Dans les colonnes du journal du Vatican, il présente les grandes lignes d’une étude parrainée par la FIAMC sur les dernières données médicales relatives à la contraception chimique. Plus de cent pages, quelque trois cents citations issues de prestigieuses revues médicales internationales, ce travail sans équivalent est l’œuvre du docteur suisse Rudolf Ehmann, une des grandes sommités en matière de gynécologie, bien connu par ailleurs pour son objection de conscience exemplaire pendant sa carrière à toute prescription de contraceptifs. En portant à la connaissance du grand public les conclusions de ce document révolutionnaire, Castellvi a créé une onde de choc dans les milieux médicaux transalpins.

Un avortement précoce

Les données examinées dans la littérature scientifique prouvent en effet, à l’encontre du prêt-à-penser dominant, que la pilule classique composée d’hormones oestrogènes et progestatives agit fréquemment comme un abortif. Comme la pilule du lendemain ou le stérilet, les contraceptifs hormonaux les plus usités dans le monde industrialisé présentent, outre les mécanismes habituels de blocage de l’ovulation, une action d’interception du jeune embryon. La fonction anti-nidatoire de la contraception hormonale n’est donc qu’un avortement précoce réalisé à travers des moyens chimiques entre la fécondation et le moment – environ au septième jour de son développement – où l’enfant à peine conçu vient se nicher dans l’utérus. Occulté méthodiquement depuis de nombreuses années, ce fait est complètement ignoré du grand public. 

Le professeur Castellvi rappelle également ce que nous avions déjà relaté : un département de l’Organisation mondiale de la santé, l’Agence internationale de recherche sur le cancer, a classé le 29 juillet 2005 la pilule dans le groupe I des agents cancérigènes. En outre, le déversement de tonnes d’hormones dans l’environnement pollue substantiellement les nappes phréatiques ; leur dispersion pourrait expliquer l’augmentation de la stérilité masculine. Ce n’est pas tout. Dérivée de la cortisone, les molécules employées favorisent les infections sexuelles au premier rang desquelles les maladies à chlamydiae, redoutable bactérie qui entraîne nombre de stérilités féminines. Si l’on suit le raisonnement de la FIAMC, la pilule jouerait donc un rôle loin d’être négligeable dans le recours exponentiel aux fécondations in vitro que l’on observe dans nos pays occidentaux. 

La pilule est une atteinte aux droits de l’homme

Pour le docteur Castellvi, le réquisitoire est sans appel : la pilule viole massivement les droits de l’homme sur cinq points primordiaux. En premier lieu, le droit à la vie en éliminant des embryons par son effet anti-nidatoire. Le droit à la santé ensuite parce que non seulement la pilule ne soigne rien mais de surcroît est dangereuse pour les femmes obligées de l’ingérer quotidiennement. Le droit à l’égalité entre les sexes puisque les hommes font porter entièrement le poids de ces contraintes sur les femmes. Le droit à l’éducation car les méthodes naturelles, respectueuses de l’anthropologie humaine, ne sont pas enseignées. Le droit à l’information enfin car la société civile est tenue dans l’ignorance sur tous ces points. 

Castellvi n’est pas naïf, il sait que cet argumentaire, bien que qualifié au plus haut point, sera âprement combattu tant il remet en cause les courants idéologiques qui régentent aujourd’hui la procréation humaine. L’argent règne en maître, les intérêts économiques sous-jacents à la vente de la pilule sont faramineux. Quant aux lobbies de la « santé reproductive », ils ont besoin de la pilule pour établir un contrôle démographique impitoyable à l’échelon international. Le professeur Castellvi n’est cependant pas homme à se laisser abattre. Insistant sur le caractère plus que jamais prophétique du magistère en ce domaine, il demande solennellement « à l’Église de créer une commission spéciale Humanæ vitæ ». Pour faire bouger des lignes que l’on croyait immuables et reconquérir les esprits de nos contemporains.

Article de Pierre-Olivier Arduin : responsable de la Commission bioéthique et vie humaine du diocèse de Fréjus-Toulon, directeur des études du troisième cycle Fondation Jérôme-Lejeune, et chroniqueur "société" du mensuel La Nef. Dernier ouvrage paru : La Bioéthique et l'Embryon, Editions de l'Emmanuel, 2007.

Lu sur Libertépolitique.com

6 mars 2009

Espagne : risque de dépénalisation de l'IVG à 14 semaines

Un collège d'experts sur l'avortement désigné par le gouvernement espagnol a recommandé jeudi d'autoriser l'interruption volontaire de grossesse (IVG) à la demande de la femme jusqu'à la 14e semaine, dans le cadre d'un projet de réforme de la loi qui devrait être présenté avant l'été.
La législation espagnole actuelle, révisée en 1985, n'autorise l'avortement qu'en cas de grossesse consécutive à un viol, jusqu'à la 12e semaine, de malformation fétale, jusqu'à la 22e semaine, ou de risque physique ou psychique pour la femme, jusqu'à la fin.
Les experts proposent de légaliser l'IVG sans obligation de justification médicale jusqu'à 14 semaines, et jusqu'à 22 si un médecin attteste d'un risque sérieux pour la santé de la femme ou d'une malformation du foetus. Au-delà de la 22e semaine, les médecins devront certifier que le foetus présente une malformation qu'ils jugent incompatible avec la vie. AP
Lu sur Challenge

Un congé maternité plus long pour celles qui allaitent exclusivement ?

C’est ce que propose l’Académie Nationale de la Médecine dans un rapport publié il y a peu et mettant en avant les qualités de l’allaitement maternel. « L'allaitement au sein favorise une meilleure maturation sensorielle, diminue le risque de survenue d'eczéma, des infections intestinales et respiratoires, de la mort subite chez le nourrisson, de l'obésité et du diabète de type 1 chez l'enfant et à l'âge adulte des maladies cardio-vasculaires » écrit-elle dans son rapport. L’Académie propose donc un rallongement du congé post-natal de quatre mois pour celles qui choisiraient d’allaiter exclusivement par le sein. En France, si 60% des enfants qui sortent des maternités sont nourris au sein, seul 15% d’entre eux le sont à six semaines de vie, contrairement aux pays nordiques (Royaume-Uni, Suède…) où 80% des bébés sont allaités au moins quatre mois après leur naissance. Mais l’Académie de Médecine souligne que le congé de maternité est plus long dans ces pays : 180 jours en Suède contre 112 en France. L'Académie de Médecine estime donc que « ces mesures paraissent essentielles pour que l'incidence de l'allaitement maternel en France rejoigne celle des pays du nord de l'Europe ». K.M.
Lu sur Elle

5 mars 2009

France : un amendement sur l'enseignement de l'IVG adopté contre l'avis du gouvernement et...

Mardi soir, les députés ont adopté un amendement au projet de loi sur l'hôpital qui instaure dans les études de médecine un volet spécifique sur la contraception et l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Cet amendement a été adopté contre l'avis du gouvernement et du rapporteur, Jean-Marie Rolland (UMP, Yonne, photo ci-contre).
La député Bérengère Poletti (UMP, Ardennes), a l'origine de cet amendement a expliqué que les femmes étaient mal conseillées en matière de contraception puisque deux femmes sur trois ayant recours à une IVG utilisent un mode de contraception.Elle craint également un manque de médecins pratiquant les IVG car ceux qui les pratiquent aujourd'hui sont âgés de plus de 55 ans. "Les jeunes médecins ne sont pas sensibilisés à la question et ils n'ont pas pris le relais", a-t-elle déclarée.
La ministre de la santé, Roselyne Bachelot et Jean-Marie Rolland ont estimé que cette disposition n'avait pas sa place dans un texte de loi et relevait du domaine réglementaire.
Par ailleurs, toujours dans le cadre de la loi sur l'hôpital, les députés devraient discuter aujourd'hui d'un amendement proposant que les pharmaciens puissent délivrer la pilule sans ordonnance.
Enfin, dans un rapport rendu le 3 mars, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a souligné que l'exercice du "droit" à l'IVG est "imparfait, faute d'une politique d'éducation sexuelle assortie de moyens budgétaires adaptés et d'une véritable prise en charge".

Washington : autorisation du SUICIDE assisté

Ce jeudi, l'État de Washington emboitera le pas de son voisin, l'Oregon, pour autoriser le suicide assisté.
Cette loi sur la mort dans la dignité va permettre que des doses létales de médicaments soient administrées à des patients qui ont moins de six mois à vivre.
Cela dit, les médecins et les pharmaciens qui ne sont pas d'accord avec la loi ne seront pas obligés d'acquiescer à la demande de leurs patients.
Cette loi a été approuvée par référendum en novembre et a été rendue possible parce que la Cour suprême a déclaré, en 2006, que les États pouvaient régir leurs propres pratiques médicales.
L'Oregon permet cette pratique depuis 1997. L'État du Montana a aussi jugé que les patients en phase terminale peuvent mourir avec les médecins.
Les patients majeurs, sains d'esprit et résidant dans l'État devront demander oralement à deux reprises et par écrit, avec deux témoins. Il faudra aussi des expertises médicales pour prouver que le patient est en phase terminale et qu'il a moins de six mois à vivre.(source: Radio-Canada)
Publié par Geneviève Allard

L'animation 3D du foetus

4 mars 2009

ERRATUM

ERRATUM concernant l'article de la Synthèse de presse du 02/03/09 sur l'annulation d'un décret sur l'avortement : Barack Obama devrait revenir sur la législation mise en place par George W. Bush qui étendait l'objection de conscience du corps médical - initialement limité à l'avortement - à la contraception, aux transfusions sanguines, aux vaccins, etc... Contrairement à ce que laissaient sous-entendre nos sources, l'actuel président américain ne devrait par remettre en cause l'objection de conscience pour les médecins refusant de pratiquer un avortement.
Lu sur Gènéthique

Christine Boutin n'accepte "pas que l'on reconnaisse l'homoparentalité"

C'est une première. L'avant-projet de loi destiné à créer un statut du beau-parent concerne aussi les familles homoparentales. La confirmation a été apportée lundi par la secrétaire d'État à la famille Nadine Morano (photo ci-dessous). L'avant-projet de loi "relatif à l'autorité parentale et aux droits des tiers" cite dans son exposé les 1,6 million de familles recomposées, les 2,7 millions de foyers monoparentaux, mais aussi les "30.000 enfants qui vivraient, d'après les estimations de l'Institut national d'études démographiques, dans un foyer composé de deux adultes de même sexe".


Des voix hostiles se sont déjà élevées au sein de la majorité. La ministre du Logement Christine Boutin (photo ci-dessous), qui s'est toujours vivement opposée au statut du beau-parent, justifie sa position : "Je n'accepterai pas que l'on reconnaisse l'homoparentalité et l'adoption par les couples homosexuels de façon détournée, en le glissant dans une loi sur le statut du beau-parent. Les enjeux, pour les enfants comme pour les parents, sont suffisamment conséquents pour qu'ils soient abordés de façon franche et débattue."

"Je ne veux pas débattre avec Mme Boutin" (Morano)
Pour la présidente du Forum des républicains sociaux, "reconnaître le statut du beau-parent risque de mener à la reconnaissance objective de l'homoparentalité et de l'adoption par les couples homosexuels". "Mais je n'accepterai pas qu'on le fasse au détour d'un projet de loi censé améliorer les relations avec les beaux-parents dans le cadre des familles recomposées (...). L'altérité sexuelle est un des fondements de notre société. La personnalité et l'identité de l'enfant se construisent dans le rapport au sexe opposé : l'enfant, pour se structurer, a besoin d'un papa et d'une maman."

Lire la totalité de l'article sur Le Point

3 mars 2009

2 mars 2009

Le père d'Eluana visé par une enquête pour homicide involontaire

Une association baptisée «Comité vérité et vie» a porté plainte contre le père de cette Italienne décédée après 17 ans passés dans le coma. Treize autres personnes sont concernées.
[...]
Le parquet d'Udine, la ville où elle est morte, n'avait d'autre choix que d'ouvrir une telle enquête après la plainte du «Comité vérité et vie», une association qui se présente comme «non-confessionnelle» tout en défendant les thèses du Vatican. En Italie, «le dépôt de plainte entraîne en effet obligatoirement l'action pénale», a expliqué l'avocat de la famille d'Eluana, Vittorio Angiolini. «L'ouverture de cette enquête ne signifie nullement la mise en cause des personnes visées. Elle pourrait tout à fait se terminer par un non-lieu», a-t-il ajouté.
Parmi les treize personnes concernées par cette enquête, le père d'Eluana, Beppino Englaro, est le principal visé. Mais à en croire son avocat, il n'est «pas inquiet» par cette procédure.
Plus de détails sur Le Figaro

1 mars 2009

Barack Obama contre l'objection de conscience ?

L'administration Obama a franchi vendredi une première étape vers l'annulation d'un décret controversé du gouvernement Bush sur l'avortement. Le texte protège les employés du secteur médical refusant de pratiquer un avortement ou d'autres soins pour des raisons morales.
Le département de la Santé a adressé une proposition d'annulation de ce décret qui devrait être effective au bout d'une période de 30 jours de débat public.
Un responsable du ministère a expliqué que le nouveau décret entré en vigueur le 20 janvier, jour de la prestation de serment de Barack Obama, créait un déséquilibre entre la nécessité de protéger les médecins refusant de pratiquer l'avortement et la nécessité de protéger le droit des femmes à obtenir les soins dont elles ont besoin.
La loi actuelle protège les employés du secteur médical refusant de pratiquer une interruption volontaire de grossesse. Mais le nouveau décret élargissait cette disposition avec une formulation suffisamment vague pour permettre aux professionnels de la santé d'invoquer la clause de conscience pour tout cas relatif à la contraception, au planning familial, aux vaccins et aux transfusions sanguines, a ajouté ce responsable.

L'information sur la contraception ne changera rien

Bien au contraire ! En Angleterre et au Pays de Galles, le nombre de grossesses des adolescentes de 15-17 ans a augmenté, passant de 40,9‰ en 2006 à 41,9‰ en 2007. Chez les jeunes filles de 12 à 15 ans, ce taux est passé de 7,8‰ en 2006 à 8,1‰ en 2007.
A l'annonce de ces chiffres, le gouvernement a assuré qu'il consacrerait 20 millions de livres de plus afin de faciliter l'accès à la contraception et améliorer l'information sur la sexualité. Malgré de nombreux programmes d'éducation sexuelle et un accès toujours plus simplifié à la contraception, le Royaume-Uni reste le premier pays européen en matière de grossesses d'adolescentes.
Lu sur le Salon Beige