8 avr. 2009
Vers la "grève du troisième ventre" ?
4 avr. 2009
Belgique: euthanasiée contre la loi
Une Belge de 93 ans qui avait fait la grève de la faim pendant dix jours en mars pour réclamer d'être euthanasiée est décédée mercredi, ont indiqué ses proches.
Mme Van Esbeen ne respectait par les conditions prévues par la loi belge de 2002 pour autoriser un médecin à aider un patient à mourir, à savoir être atteint d'une "affection incurable grave" et de souffrances "constantes, insupportables et inapaisables".
Son médecin avait donc refusé sa demande d'euthanasie. Désireuse de "mourir maintenant", elle avait entamé à la mi-mars une grève de la faim.
Le 24 mars, elle avait cependant recommencé à s'alimenter et rédigé une demande écrite d'euthanasie, acceptée par un autre médecin qui a pratiqué l'acte mercredi midi, ont expliqué les membres de sa famille.
Depuis que la Belgique est devenue en 2002 le deuxième pays au monde, après les Pays-Bas, à autoriser l'euthanasie, quelque 2.700 Belges ont choisi la "mort assistée". Selon la loi belge, le patient incurable doit être majeur et conscient.
Le débat sur l'extension de la pratique aux mineurs, aux personnes démentes et à celles n'étant pas en phase terminale a été relancé par le cas de Mme Van Esbeen et par une enquête récente indiquant que 76 mineurs avaient été "euthanasiés" depuis deux ans en Belgique.
Il faut "faire attention aux amalgames", avertit Jacqueline Herremans, membre de la commission qui contrôle l'application de la loi.
"Il ne peut être question d'euthanasie que dans l'hypothèse d'une demande volontaire, réitérée et réfléchie", souligne-t-elle dans un communiqué, alors que 22 des 76 enfants évoqués dans l'étude étaient des nourrissons. Mme Herremans se dit toutefois ouverte à un débat serein sur les autres facettes de la fin de vie, à la lumière de l'expérience de la loi sur l'euthanasie.
Des cellules auditives à partir de cellules foetales
Rappelons que les cellules fœtales sont obtenues le plus souvent à partir de fœtus avortés.
1 avr. 2009
La polémique continue : "Our body, à corps ouvert" devant le tribunal de grande instance de Paris
L'avocat de la partie adverse riposte que l'entrée n'a pas pour but d'enrichir quelqu'un mais n'est là que pour payer le loyer. Par ailleurs, il affirme qu'"il y a un intérêt pédagogique , et donc scientifique, à montrer l'anatomie humaine de manière aussi charnelle et aussi réaliste".
De son côté, le Comité nationale consultatif d'éthique (CCNE) a rendu l'année dernière un avis condamnant catégoriquement la tenue de cette exposition. Il estime que "le non-dit majeur" de l'exposition (était) "la prime au voyeurisme sous couvert de science". Il ajoutait que l'exposition introduisait "un regard techniciste" sur des corps "volontairement désingularisés" suivant "une approche qui n'est pas sans rappeler le traitement des cadavres dans les camps d'extermination lors de la dernière guerre".
Monaco : le comité de bioéthique diocésain attaque le projet
Après la publication dans notre édition d'hier des propos de Mgr Bernard Barsi, archevêque de Monaco, sur le projet de loi concernant l'avortement thérapeutique qui devrait être soumis ce soir au vote du conseil national, le comité diocésain de bioéthique de Monaco, entre dans le débat.
Ce comité, composé d'éminents juristes français et monégasques, de professeurs de médecine, de pharmaciens, de philosophes et de prêtres, précise qu'il a également consulté les autorités pontificales du Vatican avant de s'exprimer.
« La dépénalisation présentée comme partielle de l'avortement est bien la finalité exclusive de ce projet de loi à l'intitulé plus large... », estime ce comité de bioéthique.
Risque de « certification complaisante »
« Il ne faut pas se laisser abuser par la technique législative qui a fait ses preuves ailleurs : on commence par afficher le principe de prohibition de l'avortement, mais on lui adjoint aussitôt un second paragraphe, en apparence limité à trois exceptions qui, en réalité, ruinent tout l'édifice juridique en vigueur. Dans les trois cas prévus, seul le troisième, relatif au viol, est affecté d'un délai. Dans les deux autres (risque pour la santé ou la vie de la mère, et affection ou malformation de l'enfant), l'avortement pourra être pratiqué à tout moment et en toute impunité ».
« Pour la mère, le texte évoque uniquement un risque pour sa vie ou sa « santé physique » mais déjà, avant même le vote, cette restriction est outrepassée dans l'exposé des motifs où on annonce que l'avortement est envisageable si des troubles « psychologiques » mettent en danger sa vie ou sa santé, argument qu'il serait facile d'invoquer pour faciliter l'intervention souhaitée pour peu qu'il se trouve quelque certification complaisante... » « Pour l'enfant, c'est un arrêt de mort par anticipation s'il n'est pas conforme aux critères actuels (et donc évolutifs) de la normalité. Ce qu'on a médicalement traduit depuis peu en « interruption médicale de grossesse » est un avortement dit thérapeutique mais en vérité eugénique (de surcroît tardif !), car la thérapie suppose le traitement d'une maladie ; or ici on traite la maladie en faisant disparaître le malade. L'absence de délai autorise même une telle éventualité juste avant la naissance... Paradoxalement, ceci peut être aussi perçu comme une défiance vis-à-vis de la médecine et de la recherche car on met en jeu la vie d'un être humain uniquement sur « une grande probabilité » de troubles graves et nullement sur une certitude ; en outre, des troubles « irréversibles » ou une affection « incurable » peuvent ne plus l'être quelque temps après grâce aux progrès des sciences et aux découvertes de nouvelles techniques ou de nouveaux médicaments, ainsi que les dernières décennies nous l'ont déjà prouvé. Par ailleurs, n'est-il pas envisageable de proposer à la mère en détresse et la famille une autre alternative que celle unique de la suppression de la vie ?
« Le viol ? L'enfant n'en est pas le coupable...»
Quant au viol, acte criminel et infamant, force est de rappeler que le coupable n'en est nullement l'enfant. Or c'est pourtant à lui qu'on va interdire de vivre.
C'est principalement sur des données subjectives, et aucunement scientifiques et incontestables, que repose cette décision abortive selon le projet où on ne parle que de « risques », « probabilité », « menaces », ou « présomptions », ce qui pour un acte aussi grave et irréversible, n'offre aucune garantie. De plus, l'entretien préalable à l'intervention n'est pas obligatoire, alors qu'il faudrait informer la mère de tous les avantages qu'elle aurait de garder son enfant, et de toutes les aides susceptibles de l'y encourager. A vrai dire, cette optique n'est nullement envisagée dans ces dispositions qui ne visent qu'à faciliter l'avortement dès l'instant que c'est vers cette issue que l'intéressée souhaite s'orienter. C'est pourtant à ce moment-là que le Centre de « coordination prénatale » prévu par le texte pourrait se révéler le plus utile. Or, on découvre que le responsable de ce centre de soutien à la maternité fera partie des trois médecins chargés de permettre l'avortement !... ».
Lu sur Nicematin
31 mars 2009
Communiqué de Presse : des précisions sur le direct de Mgr d'Ornellas
Depuis le 4 février dernier, jour de son lancement, le blog bioéthique de la Conférence des évêques de France a suscité en ligne de nombreux échanges et débats : outre les rédacteurs de billets hebdomadaires, qui répondent aux questions postées, les internautes eux-mêmes débattent entre eux, parfois même assez âprement !
La diversité des témoignages et des commentaires manifeste le besoin de dialoguer et d'avancer dans la réflexion sur ces sujets, parfois sources de souffrances et d'angoisses selon certains messages d'internautes.
En huit semaines, le blog a reçu plus de 40 000 visites d'internautes français et étrangers, qui on posté près de 250 messages. Plus de 1 700 sites internets pointent actuellement vers le blog et lui donnent de la visibilité sur la toile.
Les deux derniers billets publiés, mis en ligne jeudi 26 mars, ont porté sur la médecine prédictive : "Les tests généthiques : quelle utilisation et quelles questions éthiques " (Aliette Carville, biologiste et historienne des sciences), "Comment dire à un patient... ? : témoignage d'un médecin" (Professeur Marie-Odile Rhétoré, membre de l'Académie Nationale de Médecine). Les billets précédents ont porté notamment sur la maternité pour autrui (Xavier Lacroix, professeur de théologie morale à la faculté de théologie de Lyon, membre du Comité consultatif national d'éthique), le diagnostic prénatal et préimplantatoire (Mgr Michel Aupetit, médecin et vicaire général du diocèse de Paris), le statut de l'embryon (Astrid Tiercelin, juriste), la notion de dignité (Véronique Margron, théologienne, doyen de la faculté de théologie de l'Université catholique de l'Ouest).
Le blog www.bioéthique.catholique.fr a été crée par le groupe de travail des évêques sur la bioéthique et lancé le 4 février 2009 pour favoriser la participation aux Etats généraux. Alors que la bioéthique constistue un domaine à la fois complexe et passionant, cette proposition en ligne permet de s'informer, de se former et de dialoguer.
Chaque semaine, le blog propose un billet rédigé par un expert. Celui-ci porte sur l'un des sujets abordés dans le cadre de la révision des lois de bioéthique ou apporte un éclairage lié à l'actualité bioéthique. Ces intervenants partagent leurs connaissances et leur vision du sujet ; ils engagent un dialogue avec les internautes.
Le blog offre également une sélection de liens vers des ressources internet portant sur la bioéthique et permet d'accéder aux textes et documents de référence dans ce domaine. Des vidéos consacrées aux questions de bioéthique sont également proposées.
Contact CEF :
Ludovine de La Rochère - www.eglise.catholique.fr
Tel : 01 72 36 68 41 - information.communication@cef.fr
La Conférence des Evêques de France a confié la gestion de la notoriété du blog bioéthique à l'agence Inmédiatic.
Influence et Notoriété sur Internet
(courrier@inmediatic.net)
Note info

Aujourd'hui : Monseigneur d'Ornellas en direct sur le blog de bioéthique
Le Salon Beige informe :
Kansas : écouter battre le coeur du foetus avant d'avorter
Désormais, les images ou le son du foetus seront présentés à celles aui le demanderont au moins une demi-heure avant l'opération.
Peter Brownlie, qui dirige un service de planning familial à Overland Park, Kansas, a précisé que la possibilité de voir le foetus était déjà proposée dans son établissement, mais que peu de femmes expriment ce désir.
Lu sur avortementivg
Des spots publicitaires pour l'IVG en prime time à la télévision anglaise
Le prime time sera ainsi autorisé pour toucher directement les jeunes. Seule limite, les publicités ne pourraient pas être diffusées autour des programmes pour les enfants de moins de 10 ans.
Les associations anti-IVG sont montées au créneau. John Smeaton, directeur pour la Grande-Bretagne de la Société pour la protection des enfants à naître (SPUC), a dénoncé des publicités qui «négligeront l'effet néfaste des avortements sur la santé des femmes». De même, légaliser la pub sur les préservatif à une heure de grande écoute «ne servira qu'à sexualiser les jeunes, et la promiscuité sexuelle qui en résultera débouchera sur davantage d'avortements, plus de grossesses précoces et plus d'infections de maladies sexuelles».
Le Comité des pratiques publicitaires télévisées bouclera ses consultations en juin prochain. Les nouvelles régulations pourraient entrer en vigueur dès 2010.
Angleterre: opposition à la légalisation de l'euthanasie
Un médecin généraliste a affirmé que "la plupart des médecins sont opposés à un changement de la loi. La confiance entre médecin et patient est cruciale. Cette étude devrait rassurer les gens sur le fait que les médecins sont à l'écoute des patients et agissent en adéquation avec la loi pour traiter leurs symptômes".
L'étude révèle que les personnes travaillant dans les unités de soins palliatifs sont proportionnellement moins favorables (moins de 1/10) à l'euthanasie que les médecins généralistes. D'ailleurs, "les cas d'euthanasie sont très rares au Royaume-Uni" déclare le Professeur Clive Seale du Centre des Sciences de la Santé à l'Université Queen Mary de Londres.
17,1% des médecins ayant répondu au sondage, avaient déjà, en accord avec les proches, administré des traitements en fin de vie destinés à soulager les patients, en sachant qu'ils pouvaient aussi entraîner une mort plus rapide. Il s'agissait de cas relevant du "double effet".
Des estimations communiquées par la Chambre des Lords indiqueraient que 300 000 personnes meurent chaque année en Angleterre en ayant besoin de soins palliatifs mais n'y ont pas accès. Aussi, "développer de bons traitements et soins en fin de vie pour tout ceux qui en ont besoin devrait être le point sur lequel concentrer nos énergies en tant que pays".
Italie : fallait-il qu'Eluana Englaro meurt pour que l'euthanasie soit légiférée ??
Un mois et demi après la mort d'Eluana Englaro, l'Italie a commencé à légiférer sur l'euthanasie. Jeudi dernier, le Sénat a adopté une loi interdisant aux malades en fin de vie de demander l'arrêt de leur alimentation. Le texte interdit aux malades de demander dans un "testament biologique" que leurs médecins arrêtent leur alimentation et leur hydratation quand ils seront en fin de vie.
Les médecins qui violeraient cette disposition encourraient des peines allant de cinq à quinze ans de prison.
Le texte doit maintenant être examiné par la Chambre des députés.
Lu sur Gènéthique
Nice : L'Eglise condamne le projet de loi sur l'avortement thérapeutique
Sur ce sujet éminemment polémique, surtout dans un pays où la religion catholique est religion d'Etat, Mgr Bernard Barsi, archevêque de Monaco a des mots très durs :
« Dans ce projet de loi, c'est surtout un symbole qui semble visé. Mais d'aucuns, ici ou ailleurs, ne supportaient plus cette exception monégasque dont un long travail de sape idéologique avec ses relais médiatiques a pu venir à bout avec le texte qui nous est proposé. »
« Il est navrant qu'à une période de son histoire politique et constitutionnelle où la Principauté de Monaco acquiert une plus grande indépendance et insiste sur sa spécificité culturelle, on choisisse délibérément de s'aligner sur d'autres pays pour y rechercher de prétendus modèles de société. »
« Si bien qu'il est désormais facile de prévoir la suite si ce projet venait à être voté car il est à craindre qu'il ne soit que la première étape d'un processus qui a suivi partout ailleurs le même scénario qui ne fait que commencer. »
« Quand on dit que ce projet ne concerne que les cas extrêmes visés par le texte, on ne dit pas la vérité et on cache la réalité. Tout le reste risque de suivre et le pire est à redouter parce qu'on n'aura de cesse de prétendre mettre Monaco au diapason du minimum de standard éthique. On ne peut pas appeler progrès ce qui constitue une régression dans la considération due à la dignité et à l'intangibilité intrinsèques de l'être humain ».
Un projet de loi contraire à la Constitution ?
« A ce titre, on pourrait s'interroger sur la compatibilité de ce projet de loi avec notre Constitution. Ce texte inspire des réserves quant au respect de la liberté de chacun eu égard aux insuffisances de la clause de conscience telle qu'elle est prévue à l'article 5 II in fine.
Les dispositions générales et particulières de ce même article 5 paraissent faire peu de cas de l'article 20 alinéa 2 de notre Constitution quant au « respect de la personnalité et de la dignité humaine », à l'interdiction de « traitements cruels, inhumains ou dégradants » au regard du droit de l'enfant à naître.
D'une manière générale, on ne peut pas faire non plus l'économie d'une mise en perspective de ce texte avec l'article 9 de la Constitution : quelle signification peut bien avoir le maintien de l'attachement réaffirmé à notre religion catholique comme religion d'Etat si, par ailleurs, on propose des législations qui sont notoirement incompatibles avec des principes que cette religion a toujours qualifiés de « non négociables » ?
La foi catholique n'est pas seulement un corpus de traditions et de rites ;
elle est aussi vie, cohérence de vie, et elle est pour la vie ».
Espagne : 100.000 manifestants anti-IVG attendues dans les rues
"Nous attendons plus de 100.000 personnes, avec un objectif situé entre 150.000 et 200.000 personnes" a indiqué Victor Gago, porte-parole d'HazteOir ("Fais-toi entendre"), l'association organisatrice qui insiste sur son caractère laïque, bien que proche des idées de l'Eglise catholique.
La manifestation avec distribution de casquettes et tee-shirts, se déroulera dimanche à la mi-journée dans le centre de Madrid. Le coût de son organisation, de 100.000 euros, a été assuré par des dons privés, selon M. Gago.
L'organisation demande la suppression d'un projet du gouvernement socialiste pour instaurer l'interruption volontaire de grossesse (IVG) que l'association qualifie "d'aberration morale".
Actuellement, l'avortement n'est autorisé en Espagne qu'en cas de viol dans un délais maximum de 12 semaines de grossesse, de malformations du foetus (22 semaines) ou en cas de "danger pour la santé physique ou psychique de la mère" (sans limitation de temps).
Ce projet a suscité la réaction négative des milieux catholiques avec la mise en place d'une campagne publicitaire choc des évêques espagnols suggérant que les animaux en voie de disparition comme les lynx sont mieux protégés que les embryons humains (image ci-dessus).
Les patronages qui organisent les imposantes processions de la Semaine sainte en Espagne (début avril), ont un temps envisagé de signaler leur opposition au projet.
Mais l'idée de faire porter aux pénitents en costumes et porteurs de statues et reliques, des rubans blancs de protestation durant ces défilés très touristiques, a été au final abandonnée.
27 mars 2009
Des questions autour des greffes d'organes et de tissus
Les lois de bioéthique de 1994 et de 2004 réaffirment le principe de l'inviolabilité et la non patrimonialité du corps humain. Elle garantit aussi la gratuité et l'anonymat du don. Cet anonymat ne concerne pas les dons d'organes faits par des personnes vivantes. Ce type de don est aujourd'hui très encadré.
Les parlementaires devraient débattre de l'opportunité de remplacer le consentement présumé par un consentement explicite. Aujourd'hui, il existe un registre national du refus sur lequel peut s'inscrire toute personne qui ne souhaite pas que l'on prélève ses organes à son décès. Les personnes qui n'y figurent pas sont présumées consentantes au don. Dans la pratique les médecins demandent toujours à la famille quelle était la position du défunt et leur demande aussi leur avis. La plupart du temps, la famille s'oppose au prélèvement. A partir de ce constat, certains estiment que la France devrait adopter un régime de consentement explicite avec la mise en place d'un registre du "oui".
Autre question à débattre : celles des prélèvements sur cœur arrêté, c'est à dire sur des personnes décédées d'un arrêt cardiaque. Cette technique est autorisée en France depuis 2005 pour augmenter le nombre de greffons. Elle reste toutefois délicate à mettre en place. En effet, dans ce cas, il ne doit pas s'écouler plus de deux ou trois heures entre le constat du décès et le prélèvement. Par ailleurs, grâce à la technique de "ressuscitation", il est parfois possible de faire revenir des patients à la vie après un arrêt cardiaque prolongé. En agissant vite, on peut être amené à se demander si l'on ne prélève pas des organes sur un patient qu'il aurait été possible de réanimer.
Enfin, les parlementaires devraient débattre sur l'opportunité d'élargir le cercle des donneurs vivants à l'ensemble de la famille, voire à des proches sans lien génétique avec le receveur.
26 mars 2009
Padreblog : Nouveau blog pour des précisions d'actualité
Le rôle des femmes dans la promotion de la culture de vie
Le congrès organisé par le dicastère en partenariat avec l'association World Women Alliance for Life and Family (WWALF) et la World Union of Catholic Women's Organizations (WUCWO), avait pour thème :
Zenit (Inma Alvarez) 25/03/09
L'exposition «Our Body, A corps ouvert» attaquée en justice
Deux associations, Ensemble contre la peine de mort (ECPM) et Solidarité Chine, ont annoncé ce mercredi avoir assigné les organisateurs de l’exposition «Our Body, A corps ouvert», présentée à l’espace 12 Madeleine, à Paris, depuis le 12 février. Une requête en référé a été déposée «en fin de semaine dernière», selon les organisations, devant le tribunal de grande instance à Paris. L’exposition, qui présente de vrais corps humains d'origine asiatique, est attaquée pour la première fois en justice. Elle a pour la première fois été présentée en France en mai 2008, à Lyon, puis à Marseille.
Carole Bianchi
17 mai 2007 : pélerinage pour la vie à Lyon
Information de Reseauarchange (reseauarchange@gmail.com) à diffuser largementPour tout renseignement : M. Richard au 04 78 77 57 81
25 mars 2009
Entretien avec Dominique Morin, malade du sida : "Le préservatif est un leurre"
Avez-vous jugé scandaleux les propos récents de Benoît XVI ?
Ce que je trouve scandaleux, ce sont ces choeurs de vierges effarouchées. Qu’a dit Benoît XVI ? L’homme ne peut se résigner à vivre des comportements sexuels à risque (vagabondage sexuel ou homosexualité), ni la société fonder une prévention du sida sur l’échec. Il a rappelé que l’homme est doté d’une raison, d’une liberté, et qu’il est capable de poser des actes. La réponse à donner au sida est dans ses moyens de propagation. Le seul moyen sûr d’endiguer le risque est d’éviter les comportements à risque. C’est du simple bon sens, mais ce n’est pas le mieux partagé à l’heure actuelle ! Alors je dis merci au Pape d’avoir brisé un tabou.
Benoît VXI ne nous transmet pas une théorie qu’il vient d’inventer. Il ne fait que rappeler ce que prône l’Eglise, basée sur la Révélation. Dans l’Ancien Testament déjà est écrit "je te montrerai le chemin de la vie et de la mort. Tu choisiras la vie". Comme Dieu, l’Eglise croit en nous. Elle croit l’homme capable de poser des choix. Ces choix font sortir d’une logique fataliste qui fait de l’homme l’esclave de ses pulsions.
N’est-ce pas rendre service aux jeunes que de leur recommander le port d’un préservatif ?
Je témoigne dans les écoles depuis quinze ans. Aujourd’hui, les jeunes pensent qu’une sexualité pulsionnelle, instinctive, est leur seul horizon. Or, derrière leur demande "Dis-moi comment avoir une partie de jambes en l’air tranquille" se cache une aspiration profonde, le désir d’aimer sans savoir comment s’y prendre. Dire qu’un jeune est obligé d’avoir des relations sexuelles pour se découvrir et apprendre à aimer correspond à la logique freudienne, qui est fausse. Pour des catholiques, faire de Freud un docteur de l’Eglise en dit long sur leur vision de l’homme !
Il existe une autre voie que celle de la pornographie, la masturbation, les relations instables. Oublier de leur dire cette vérité revient à leur mentir. Celui qui leur dit d’utiliser un préservatif se lave les mains et s’offre une bonne conscience à peu de frais. Le jeune se retrouve face aux limites du moyen et de relations sans confiance. Le préservatif est un leurre et une escroquerie !
Vous êtes vous même porteur du HIV. Quel a été votre parcours ?
Dans les années 80, je vivais dans la délinquance, la drogue, le sexe, et la violence politique. En 1986, j’ai commencé à me convertir. Je n’en pouvais plus de toute cette violence. Par la pratique religieuse, j’ai découvert une joie que je ne connaissais pas. J’ai décidé de me confesser, persuadé de me faire jeter ! Or j’ai rencontré la miséricorde de Dieu, à travers le sourire bienveillant du prêtre et son absolution. Puis j’ai découvert en 1993 que j’étais infecté du sida, en phase 4. J’étais fichu.
Vous parlez de politique de prévention, comme le Saint-Père. Ce discours peut-il tenir face à un séropositif ?
Il existe bien sûr des cas d’exception, mais une morale ne se détermine pas en fonction d’un échec ni d’un mal. Jamais l’Eglise n’a dit d’aller s’infecter sans préservatif. Certaines pulsions sont parfois si fortes, notamment chez les homosexuels, que la personne n’est pas toujours capable, malgré ses efforts, d’y résister. Dans ce cas-là, bien sûr, le prêtre invite à ne pas en plus propager la mort.
Comment avez-vous tenu ce pari de la chasteté ?
Je n’ai pas eu de relations sexuelles depuis 29 ans et c’est pour moi le seul moyen complètement sûr de ne pas transmettre le virus. Je ne suis pas meilleur que les autres malades. Ma conversion m’a fait changer de perspective sur moi, mon corps, ma relation aux autres. La prière et les sacrements m’ont donné les grâces nécessaires pour déraciner en moi des habitudes et combattre ma faiblesse. J’ai appris à me "domestiquer". J’ai aussi découvert des relations chastes avec des filles. L’abstinence sexuelle est parfois difficile, mais le plaisir dont cela me prive ne me manque pas tellement, au regard de la vie apaisée que je connais aujourd’hui.
Vous êtes-vous senti condamné par l’Eglise ?
Jamais je ne me suis senti rejeté par l’Eglise, au contraire. Elle m’a ouvert ses portes, elle m’a accueilli comme j’étais, là où j’en étais. Je me suis senti aimé. Car l’Eglise distingue la personne de ses actes. Avant ma conversion, je me sentais condamné par les propos de l’Eglise, parce que je croyais faire corps avec mes actes. Je croyais que lorsque l’Eglise condamnait tel acte, elle condamnait l’homme. Or, "la vengeance de Dieu, c’est de pardonner", comme disait Pagnol. Dieu ne sait qu’aimer. Il couvre d’un amour de prédilection les malades du sida.
Beaucoup accusent l’Eglise aujourd’hui...
C’est oublier que l’Eglise fut la première à se soucier des sidéens. Dès les années 80, aux Etats-Unis, le Cardinal O’Connor a ouvert un service spécial pour les accueillir, alors qu’on ignorait encore les risques de contamination. Mère Teresa est venue créer le premier centre "The gift of love" à New-York, dédié aux malades du sida. Il en existe plusieurs aujourd’hui, à travers le monde.
L’Eglise veut le bonheur de l’homme. Le Pape tient son rôle de père, de pédagogue, lorsqu’il rappelle que l’homme est destiné à aimer en vérité, et non dans le mensonge, dans la peur et le risque de la mort. Il nous montre un chemin exigeant, sans chercher à plaire ni à séduire. Le sida se propage par le multi partenariat. Le seul moyen de l’endiguer est de revenir à la racine de l’amour. Chacun aspire à l’amour vrai, fondé sur la confiance. Voilà le véritable enfer : non pas être puni des conséquences de son péché, mais avoir peur d’aimer.
24 mars 2009
Débat sur les mères porteuses
Sylviane Agacinski, philosophe et professeur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) a, elle dénoncé le "marché procréatif" qui, sous couvert de générosité et d'altruisme est en train de se développer. Pour elle, la GPA n'est pas une technique d'assistance à la procréation car "il ne s'agit pas d'une thérapie mais d'une substitution d'une personne à une autre". Par ailleurs, elle a expliqué que l'indemnisation de la GPA reviendrait à "donner un prix à l'enfant". Enfin, interrogée sur le fait d'autoriser la GPA uniquement dans un cadre intrafamilial, elle a estimé que "cela entrainerait inévitablement des connotations incestueuses".
23 mars 2009
50 millions de $ pour le fonds des Nations Unies pour la population
22 mars 2009
Le Pape a scientifiquement raison
Autrement dit, le recours au préservatif encourage à adopter des conduites à risques.
L'importance de la femme
"[E]n voyant le charme fascinant qui émane de la femme de par la grâce intime que Dieu lui a donnée, le cœur de l’homme s’éclaire et se retrouve en elle : «Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et la chair de ma chair» (Gn 2, 23). La femme est un autre « moi » dans l’humanité commune. Il faut reconnaître, affirmer et défendre l’égale dignité de l’homme et de la femme : tous les deux sont des personnes, à la différence de tout autre être vivant dans le monde autour d’eux. Tous les deux sont appelés à vivre en profonde communion, dans une reconnaissance mutuelle et un don de soi réciproque, travaillant ensemble pour le bien commun avec les caractéristiques complémentaires de ce qui est masculin et de ce qui est féminin. Aujourd’hui, qui ne perçoit le besoin d’accorder plus de place aux « raisons du cœur » ? Dans une civilisation comme la nôtre, dominée par la technique, on ressent le besoin de cette complémentarité de la femme, afin que l’être humain puisse y vivre sans se déshumaniser complètement. Il suffit de penser aux terres où règne la pauvreté, aux régions dévastées par la guerre, à de nombreuses situations dramatiques découlant des migrations forcées ou non… Ce sont presque toujours les femmes qui y maintiennent intacte la dignité humaine, défendent la famille et sauvegardent les valeurs culturelles et religieuses. [...] La présence maternelle dans la famille est tellement importante pour la stabilité et la croissance de cette cellule fondamentale de la société, qu’elle devrait être reconnue, louée et soutenue par tous les moyens possibles. Et, pour le même motif, la société doit rappeler aux maris et aux pères leurs responsabilités à l’égard de leur propre famille."
Choc : Act up chassé du parvis de Notre-Dame de Paris
Plusieurs dizaines de jeunes catholiques s'en sont alors pris verbalement aux manifestants, en criant "act-up assassin" tout en chantant des cantiques en latin. Quelques-uns d'entre eux ont aussi jeté des oeufs et de l'eau en direction des militants d'Act-Up, qui se sont dispersés vers 13h00.