18 mars 2009

Benoît XVI : le préservatif n'est pas la solution aux mots de l'Afrique


Hier, le Pape a lancé un pavé dans la mare, comme il sait si bien le faire. Rappelons ses propos :

"On ne peut pas régler le problème du sida avec la distribution de préservatifs. Au contraire (leur) utilisation aggrave le problème".

Il y a deux choses :

  • d'une part, l'Eglise défend la famille et la fidélité, l'abstinence hors mariage, bien plus efficace que tout préservatif
  • d'autre part, et c'est quelque part une nouveauté dans la bouche d'un pape, le préservatif n'est pas fiable

Les médias étaient habitués à la première affirmation : l'Eglise défend sa morale, elle en a le droit, mais pour les gens qui n'y arrivent pas (n'y aurait-il pas là une négation de la liberté et de la responsabilité humaine, voire un préjugé raciste à l'égard des Africains, considérés souvent comme incapables de s'abstenir ?) il faut mettre le préservatif... Or non seulement le Pape indique que le problème ne se règle pas par la distribution de préservatifs (sous-entendu, la morale règlerait ce problème), mais il appuie : le préservatif aggrave le problème.

Aujourd'hui les médias s'indignent, et ils n'ont pas fini de s'indigner puisque le week-end prochain aura lieu le traditionnel matraquage médiatique qu'est le Sidaction. Alors rappelons quelques réalités :

  • En Ougandal’épidémie du sida a reculé grâce à l'abstinence et non par l'usage du préservatif.
  • Au Nigéria, le cardinal Okogie, archevêque de Lagos, avait condamné la construction d’une usine de fabrication de préservatifs, dont il estimait être illusoire la protection contre le virus.
  • Différentes études sur l’efficacité du condom dans la protection contre le papillomavirus humain (HPV) a démontré un taux d’échec critique, parfois jusqu'à 30% ! Peut-on considérer ce chiffre comme un taux d'échec acceptable ? Plus de préservatifs, c'est encourager la promiscuité, donc le Sida, donc plus de morts.
  • En Afriqueles pays les moins touchés par la maladie sont ceux où le catholicisme est le plus important.
  • Dans le monde26% des services pour les malades du sida viennent de congrégations religieuses.
  • Le préservatif est d'autant moins une solution que l'argent consacré à sa distribution n'est pas utilisé pour la recherche contre la maladie. C'est en ce sens aussi que sa distribution aggrave la situation.

    Lu sur le Salon Beige

14 commentaires:

aducret a dit…

Je pense que les propos du pape n'ont pas étés compris, en fait il propose une autre alternative à notre société de consommation à outrance et d'hédonisme irréfréné. Benoit XVI est le principal ennemi du monde marchand c'est pourquoi il cristalise autant de haine chez les médias. Pour le comprendre, je conseille la lecture de cet excellent article:
http://www.historia-nostra.com/index.php?option=com_content&task=view&id=927&Itemid=60

Hieraaetus a dit…

Merci Aducret de votre réflexion et cette référence intéressante. Elle peut être complétée avec le nouvel article que nous venons de poster : "Le Vatican précise les propos du Pape sur le SIDA" qui date du 20/03.
Bonne lecture !

Angelik a dit…

Je comprends que la position de l'Eglise est de promouvoir la fidélité, le mariage, et l'abstinence hors mariage. En revanche, je ne comprends pas que l'on puisse mettre en doute l'efficacité du préservatif dans la protection contre le SIDA. Votre exemple concernant le HPV est dénué de toute pertinence : le HPV se transmet notamment par contact CUTANE, c'est pour cela que le préservatif n'est pas efficace contre sa transmission. Le virus du SIDA se transmet exclusivement par voie sexuelle (de fluide à fluide) ou sanguine, ce qui fait que si le préservatif est correctement et parfaitement utilisé, la protection contre le HIV est d'environ 100%. Les échecs sont dus à de mauvaises manipulations, ou une mauvaise utilisation (oubli, pas pendant toute la durée du rapport, etc.) Il est vrai que l'utilisation parfaite du préservatif nécessite un certain apprentissage.

Le vrai problème réside plutôt dans les choix que nous faisons, et dans notre part de responsabilité en conséquence de ces choix. C'est à mon avis l'intérêt que l'on doit porter aux propos de Benoît XVI, et ne pas en profiter pour faire encore sombrer l'Eglise dans l'obscurantisme et dans le refus des découvertes prophylactiques.

Julien a dit…

Il est alors étrange de constater que dans les pays où l'on dispense des cours efficaces d'éducation sexuelle, où l'on trouve facilement des préservatifs, où ceux-ci font partie de la vie courante, le sida est moins présent qu'ailleurs. En Europe, là où la libération sexuelle est pourtant le plus entrée dans les mœurs, le taux de contamination est plutôt stagnant. On gagne même du terrain sur la maladie, pas assez, loin s’en faut, mais tout de même. Il semblerait que le préservatif ne soit pas si vain que cela.

L'abstinence est efficace si l'on est réellement abstinent. Tout le problème est là, jamais l'être humain n'a pu réellement être abstinent. Toute l’histoire de la littérature l’illustre bien. La sexualité est basée sur des pulsions, bien sûr nous essayons de ne pas les subir, nous en jouons. La sexualité est un processus complexe, votre conception de la chose est archaïque et fausse. Il est fou de tabler sur l’abstinence pour se protéger du sida. C’est donner de la nitroglycérine à un enfant et lui dire, « si tu ne la fait pas tomber, il n’arrivera rien ».

Vous citez monsieur Green, bien sur la voix d’un seul scientifique, qui va dans votre sens, invalide tous le reste de la recherche médicale. Ce monsieur, tout comme les études sur lesquelles il s’appuie, ne tient pas compte de l’éducation à l’usage des contraceptifs. Il ne s’agit pas seulement de poser des distributeurs de préservatif partout, et même ne vous en déplaise dans les écoles, mais également de donner une éducation au préservatif. Il faut apprendre au gens à s’en servir correctement. Cela passe par des cours d’éducation sexuelles, chose que votre chapelle n’apprécie que modérément il me semble.

Croyez-vous vraiment que lorsque l’Europe était sous la coupe de l’Eglise, il n’y avait pas de sexe hors mariage, pas d’adultère ? Croyez-vous vraiment que les prêtres sont toujours abstinents ? Vous savez très bien que ce n’est pas le cas. Soyons honnête, on ne peut aller nul part dans le monde sans trouver de prostituées. Ce n’est pas un connaisseur de la bible tel que vous qui me dira que le phénomène est nouveau. La prostitution est aussi vieille que l’humanité, cela ne montre-t-il point à quelle point il est vain de prôner la chasteté. Ouvrez un peu les yeux sur le monde, laisser tomber vos œillères, votre connaissance de l’être humain ne pourra que s’en enrichir. Je précise que je n’ai rien contre la chasteté, que je n’ai rien contre quelqu'un qui ne veut pas de sexe en dehors du mariage. Je ne prône ni ne condamne une sexualité débridée. Si votre choix à vous est l’abstinence, grand bien vous fasse, je vous souhaite même d’y parvenir puisque tel est votre but. Mais votre choix s’il est respectable, ne l’est pas plus que celui d’un autre qui choisi de multiplier les aventures.

Laisser les gens être libres, leur permettre d’être responsable, cela ne fait pas vraiment partie de vos desseins. Le plus scandaleux est que vous utilisez la souffrance de millions de gens pour faire passer vos idées. En tant qu’athée, je me permet de vous rappeler un point sur lequel nous devrions être d’accord : ‘Tu ne mentiras pas »

sperare a dit…

Julien,
Il y a bien un point sur lequel nous sommes d'accord: le Sida sera vaincu par la responsabilisation.
Mais est-il vraiment responsable d'enseigner l'usage du préservatif sachant qu'il ne s'agit pas d'un moyen sûr à 100%?
Une personne porteuse du virus ayant des rapports protégés prend le risque de contaminer son partenaire, c'est un fait. Ce n'est pas responsable: c'est criminel.
Être responsable nécessite des sacrifices; travailler sur soi pour vaincre ses pulsions pour l'amour de son prochain en fait partie. Ce n'est pas facile, mais c'est réalisable.
On accuse souvent l'Église de ne pas être consciente de la réalité. Quelle erreur! L'Eglise sait pertinemment qu'il y a toujours eu des prostituées, des adultères!
C'est précisément pour cela que Dieu nous a envoyé son Fils. Le Christ a souffert la Passion pour racheter le poids de nos pêchés! Les chrétiens sont pêcheurs, le Pape, par son enseignement, nous apprend à remédier à notre condition, à travailler pour notre Salut.
Les médias ont a coeur de susciter la polémique, cela est très vendeur. L'honnêteté intellectuelle dans de telles circonstances n'est pas leur fort! C'est bien à eux que vous devriez adresser votre "tu ne mentira pas" auquel j'ajouterais "tu ne tueras pas". Ils ont en effet délibérément isolé les propos du Pape que je vous encourage à lire dans leur intégralité.
Les mots du Pape sur le préservatif sont insérés au sein d'une réflexion plus large sur la façon dont l'Église conçoit le rapport à l'Amour et au prochain.
En tant qu'athée, vous ne vous sentez pas concerné par les discours du Pape sur le carême par exemple, je me trompe? Allons, révoltez-vous! Ce n'est pas normal, qu'en tant qu'athée le Pape vous parle de carême dans ses homélies! Il en va de même pour le préservatif! Le Pape s'adresse à ceux qui souhaitent vivre chrétiennement. Pourquoi tout à coup lorsqu'il s'agit de préservatif, vous sentez-vous concerné par les enseignements du Pape? Vous êtes athée non? Si vous considérez son enseignement, faites-le dans sa totalité. Le reste n'est que dictature intellectuelle. Et puis, soyons logique, si une personne refuse les commandement de l'Église en commettant l'adultère, je ne vois vraiment pas pourquoi tout à coup, elle aurait des scrupules à mettre un préservatif. Ce qui est irresponsable c'est d'isoler hors de son contexte les paroles prononcées par Benoît XVI.

Pour ce qui concerne la question de la Liberté, il m'est aisé de vous mettre face à vos contradictions: sans doute comme une pique vous évoquiez le problème de certains prêtres vis-à-vis de la sexualité. Je ne vous contredirais pas! C'est la preuve que Dieu et l'Église nous laissent toujours libre de faire le Bien ou le Mal. Le plus souvent nous faisons le Mal, pas parce que nous sommes profondément mauvais, mais parce que nous nous laissons aller à la facilité, nous subissons nos pulsions. La question du préservatif est symptomatique : vous l'abordez comme une fatalité! (l'homme est faible face à ses pulsions, alors autant mettre un préservatif). Désolée, mais je me fais une plus haute idée de notre humanité: croyants de toutes les religions au athées, nous avons tous inscrite en nous la possibilité de se dépasser pour agir pour le Bien. L'Église nous aide a prendre ce chemin, qui n'est pas le plus facile je vous l'accorde.

Julien a dit…

Monsieur,

Il m’est aisé de vous retourner l’argument : est-il responsable de prôner l’abstinence étant donner que bien peu de gens y parviennent ? Si une personne porteuse du virus « craque », n’est-il pas préférable qu’elle mette un préservatif ? Les études les plus sérieuses montrent que l’usage du préservatif est sûr à 98%. Admettons même que la plupart des études soit orientées. Vous ne pouvez pas honnêtement prétendre que seule celles « démontrant » son inefficacité soient non orientées. Pour les besoins de notre conversation, faisons une moyenne et prenons le chiffre de 90% . Précisons tout de même que :

Si le préservatif ne se déchire pas (ce qui n’arrive normalement pas s’il est bien utilisé), il existe des préservatifs adaptés à la sodomie par exemple

Si le préservatif est utilisé durant tout le rapport ( d’où le besoin d’une réelle éducation sexuelle)

Et bien dans ce cas, le préservatif est sûr à 100%. On ne peut affirmer le contraire. Le HIV se contracte par échange de « fluides ». Remettre en cause le principe du préservatif, qui imperméabilise la verge pour éviter l’échange de fluides, revient à ne pas faire confiance à votre boite de lait pour éviter que celui-ci se répande. Le principe est le même.

Je reviens à ces 90% . Oserez-vous affirmer que l’on peut être sûr à plus de 90% que quelqu'un ne vas pas avoir de rapports extra conjugaux ou autres « rapports à risques ». Il ne s’agit pas de fatalité, mais de remédier à un fléau. Bien sûr, le mieux serait de trouver un vaccin, mais en attendant, les résultats que nous obtenons en Europe nous permettent de dire que le préservatif est le plus pertinents des moyens à notre disposition.

Je ne me sens pas concerné de la même manière quand le pape parle de carême que quand il parle du préservatif. La raison est que lorsqu’il parle de carême il est dans un discours théologique. Je ne suis pas d’accord avec le principe du carême, c’est là un autre débat, mais il n’y a pas de vie en jeu. Quand le pape parle du sida, il se pose en politicien (et le mélange religion/politique à toujours été un désastre) et en scientifique ( ce qu’il n’est assurément pas). Je ne peux l’accepter. Il met des vies en danger, et que ce soit des vies de chrétien ou non ne change rien à mon empathie pour elles. Si la santé des athées vous indiffère, je ne suis pas indifférent à celle des chrétiens.

Si les médias surfent sur le scandale pour augmenter le tirage, on ne peut douter du fait que le discours du pape n’est pas clair et que celui était conscient du tôlé que ses propos allaient susciter. Je ne crois pas tout ce que me dit la presse, je compare, j’analyse et je me fais mon opinion.

Vous me parlez de bien et de mal, tout le problème est là. Pour le christianisme, le sexe (non reproductif et hors mariage) est un péché, il suffit de relire Saint Paul pour le comprendre. C’est cela qui vous pose problème. Ce bien, ce mal, ces péchés sont des principes chrétiens, ils sont subjectif, quoique vous en pensiez. En tant qu’athée j’ai aussi une morale, différente de la votre, cela ne veut pas dire que je suis mauvais. Cette morale je ne l’impose à personne.
Je cherche juste des principes laïques de vivre ensemble.

Votre vision du bien et du mal est étrange et révèle une méconnaissance de l’être humain. Vous me dites que si un homme trompe sa femme, il n’a aucun raison de mettre un préservatif. Ce qui au passage prouve que vous admettez son utilité. Je vous dis qu’il en a. La première est qu’il n’a sans doute pas envie de tomber malade. La seconde est qu’il peut très bien être infidèle et ne pas vouloir infecter son épouse. Vous en faites un criminel prêt à tout. On peut très bien aimer son partenaire et le tromper, je ne prône pas le mensonge, je dis juste que l’infidélité est autre chose qu’un manque d’amour. On peut mentir à quelqu'un et ne pas lui vouloir de mal. Oseriez-vous dire que vous n’avez jamais menti ? Pourtant je suis certain que vous n’auriez pas voulu mettre une vie en danger.

Je fréquente parfois des gens que je n’aime pas , mais je respecte leurs droits, je ne ferai jamais rien qui puisse leur faire de mal. Il me suffit de les respecter, ce n’est pas la même chose qu’aimer. Le semaine dernière, j’ai menti à ma patronne. Une histoire de délais sans grande importance, je n’en suis pas fier, mais bon, soyons sérieux, cela veut-il dire que je suis prêt à mettre sa vie en danger ?

Vous faites d’ailleurs des malades des criminels en puissance. La réalité est toujours plus subtile que l’on veut bien nous le faire croire.

Si le pape veut faire des discours prônant la fidélité et l’abstinence, grand bien lui fasse. C’est là sa liberté, j’en débattrai avec des amis chrétiens, nous ne serons pas d’accord, et…non continuerons à vivre en bon entente. Mais qu’il cesse d’en faire programme de santé.

sperare a dit…

Vous ne retournez pas du tout l'argument, il est responsable de prôner l'abstinence. Et je vous assure: beaucoup de gens y parviennent.
"Si le préservatif ne se déchire pas (ce qui n’arrive normalement pas s’il est bien utilisé)" : avec vos "si" vous nous montrez que vous vous basez sur de l'hypothétique. Là où le bas blesse c'est dans le "normalement" : et oui! vous l'admettez par ce mot, même un docteur ès préservatif peut avoir un accident. Les pourcentages n'y changent rien : quand bien même les risques seraient de 1/1 milliard, le risque de contamination est présent. C'est un risque qui n'est moralement pas défendable.

Sinon, au passage vous oubliez que le Pape est un chef d'État (Vatican). Vous affirmez que la politique et la religion ont toujours fait mauvais ménage, c'est réduire en une phrase un sujet d'une extrême complexité historique. Je pense qu'on ne fait pas avancer un débat en s'appuyant sur des donnée simplistes.

L'Église enseigne l'unité de vie : être chrétien nous implique dans toute notre vie. La sexualité fait partie de la vie d'un chrétien et n'a jamais été considérée comme un pêché par l'Église (la preuve: nous nous sommes reproduits!!) il est donc légitime que le pape en parle. De plus son discours n'a pas la prétention d'être scientifique! il est conforme à ce que doit être celui du chef de l'Église catholique!

En affirmant que l'abstinence et la fidélité sont des moyens sûrs à 100%, il a raison. Aucun scientifique n'a prouvé le contraire.

Vous dites que la santé des athées nous indiffère...! Et pourtant, combien de communautés religieuses, de chrétiens bénévoles s'engagent notamment en Afrique auprès des malades victimes du Sida!!

Le Christ nous a enseigné la charité, et celui qui juge son prochain est dans le pêché.
Il faut toujours dissocier la personne de son péché. Le fait que les hommes soient pécheurs ne fait pas d'eux des gens mauvais. Et n'oubliez pas que Jesus a pardonné à la femme adultère!

Je pense que vous n'avez pas compris là où je voulais en venir concernant l'adultère : celui qui commet un tel pêché sans remords, n'aura pas de scrupules à mettre un préservatif.
Celui qui rejette la fidélité ne va pas tout à coup se déclarer fidèle au pape pour ce qui concerne le préservatif! C'est un tout, une façon de concevoir l'amour toute entière qui nous est proposée, pas quelques préceptes sélectionnés au choix par les journalistes. Le pape n'est pas responsable de ce qui peux arriver à ceux qui refusent d'écouter ses enseignements (dans leur totalité et dans leur unité)!

Quant au fait que vous approuviez moralement l'adultère, je ne sais que dire. Si vous confondez tromperie et amour c'est malheureux pour vos proches.

A aucun moment je n'ai associé le mensonge à un crime! mentir à votre patronne ne fait pas de vous un criminel mais un pécheur, comme moi, comme nous tous. (Lorsque j'ai parlé du mensonge comme d'un crime, je parlais d'un mensonge particulier: celui de faire croire qu'on est invincible en mettant un préservatif.) Cela n'est pas une fatalité, le Christ accorde son pardon à ceux qui lui demandent et c'est là notre plus grande Espérance.

Julien a dit…

Monsieur,

Je viens de m'apercevoir que vous avez effacé mon dernier commentaire. Celui ne comportait ni menace, ni insulte et rien ne justifie sa suppression. J'en ai gardé une copie sur mon ordinateur et peux vous le renvoyer pour le prouver. Me couper la parole ainsi est une malhonnête façon d'avoir le dernier mot et est en soi un aveu. Si vous avez raison au sujet du préservatif, il vous est aisé de me répondre et de me démontrer mon erreur. Si par contre j'ai raison, pourquoi me censurer? Ce genre de méthode est scandaleuse et est bien loin d'être à la hauteur de la rigueur morale que vous revendiquez. Je ne voudrais décidément pas de votre conscience.

Hieraaetus a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Hieraaetus a dit…

Bonjour,
En tant que modérateur, j'ai ôté le dernier message qui déforme les propos énoncés par Sperare. Loin de vouloir vous censuré (vous me parlerez de liberté d'expression), voilà mon explication.
Il me semble vain de continuer ce débat étant donné que la compréhension n'a pas l'air d'être le maître-mot entre les conversations.
Rien de pire qu'un dialogue de sourds.
Bien à vous.

Julien a dit…

Je pense que vous savez très bien que je ne déformais aucun des propos de mon interlocuteur. La méthode toutefois ne vous dérangeais pas quand celui-ci me faisais dire que j'étais pour l'infidélité.
Ce qui se passe ici est scandaleux. Vous déformez totalement la discussion en vous attribuant le dernier mot. Si vos propos étaient pertinent, il n'aurait pas fallut me censurer pour y arriver.
Sincèrement, malgré les griefs que j'ai à l'encontre de l'Église, je pensait qu'elle avait évolué. Je ne m'attendais pas à un coup aussi bas de votre part.

sperare a dit…

Julien,
à aucun moment nous n'avons souhaité déformer vos propos, si nous l'avons fait nous nous en excusons.
Je ne sais pas si vous-même avez eu l'intention de déformer les nôtres, mais toujours est-il que vos interventions montrent que vous ne nous comprenez pas.
Je soutiens l'action de Hieraatus qui a jugé bon de supprimer votre message. Il n'y a rien de scandaleux dans de telles méthodes, la principale raison étant que votre intervention s'éloignait du propos de notre article et se transformait en réquisitoire contre l'Eglise. Parler de l'inquisition, des croisades et autres, ne fait pas partie de la politique du Blog pour la Vie! Je pense que sur ces questions beaucoup de préjugés circulent et la discussion nous mènerait trop loin et, je le répète, ne fait pas partie des objectifs de notre blog.
Je vous remercie d'être intervenu et d'avoir souhaité dialoguer avec nous. Il est toujours intéressant de comprendre la position des gens qui sont d'un avis différent, maintenant je pense que ni vous ni nous ne changerons d'avis. Aussi, en resterons-nous là.
Cordialement,
Sperare

christelle a dit…

Je suis complètement d’accord avec Benoit VI. La seule solution pour éradiquer le Sida c’est la chasteté. Oui le préservai aggrave la situation… la bible interdit les relations sexuelles hors mariage…tout le monde devrait viser la chasteté et la fidélité (dans le mariage). L’avortement aussi est semblable a un crime…toute femme qui avorte est semblable a un meurtrier. Il faut un réveil spirituel … c’est là la solution

David a dit…

L’existence du préservatifs pousse les gens a péché encore plus, puisqu’ils se dissent: « il y a le préservatif haha, je n’ai donc rien a craindre. » les gens ont plus de rapport sexuels a cause de l’existence du préservatif…il est temps de se réveiller spirituellement et d’adopter une vie de sainteté… les antivaleurs sont devenues valeurs et les valeurs sont devenues antivaleurs … comme Jésus parlait du temps de la fin qui serait un temps de perversion, voila ce que nous vivons actuellement… et le pape Benoit VI a les yeux suffisamment ouvert et le courage de dire tout haut ce que les autres ne veulent pas dire.